Catholiques en campagne (électorale)

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Estimant qu'il est de la responsabilité des laïcs catholiques de s'impliquer en tant que catholiques dans le choix de ses dirigeants, l'Association de catholiques du Val d'Oise s'implique dans la campagne des élections municipales et surtout des très importantes élections européennes en rappelant quelques éléments prudentiels ou de doctrine :

- On se rappellera les "points non négociables" dans la vie politique définis par SS Benoît XVI

    • - la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;
      - la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;
      - la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

- On ne peut pas être catholique et socialiste (cliquer ICI)

- On ne peut pas être catholique et franc-maçon (cliquer ICI)

- On privilégiera les candidats qui pratiquent les vertus, telles que définies dans les catéchismes de l'Eglise catholique: la foi, l'espérance, la charité, la prudence, la justice, la force, la tempérance. (cf.ci-dessous). 

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Les points non négociables

On les trouve clairement résumés par Benoît XVI dans un discours du 30 mars 2006 :

"En ce qui concerne l'Église catholique, l'objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd'hui de manière claire:

  • - la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;
  • - la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;
  • - la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi, même si ils reçoivent un éclairage et une confirmation supplémentaire de la foi; ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l'humanité". 

Le Pape les rappelle dans l'exhortation apostolique Sacramentum Caritatis (22 février 2007) au paragraphe 83 :

"cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié."

Citons encore la "Note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique" publiée sous l'autorité du Cardinal Ratzinger (24 novembre 2002)

"La vie démocratique a besoin de fondements vrais et solides, c’est-à-dire de principes éthiques que leur nature et leur rôle de fondement de la vie sociale rendent non négociables." 

 

Les vertus

"Tout ce qui est vrai, tout ce qui est digne, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui a bon renom, s’il est quelque vertu et s’il est quelque chose de louable, que ce soit pour vous ce qui compte " (Ph 4, 8).

La vertu est une disposition habituelle et ferme à faire le bien. Elle permet à la personne, non seulement d’accomplir des actes bons, mais de donner le meilleur d’elle-même. De toutes ses forces sensibles et spirituelles, la personne vertueuse tend vers le bien ; elle le poursuit et le choisit en des actions concrètes.