Christianophobie: 106 sites web catholiques attaqués récemment, 104 églises profanées en 4 mois

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104 églises profanées en 4 mois : et nos gouvernants parlent d’islamophobie ?
Du 1 janvier au 15 février, 45 églises ont été visitées par des infidèles indélicats. Une par jour.

Floris de Bonneville Journaliste Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Le site lagauchematuer.fr a relevé que, du 1er janvier au 15 février, 45 églises ont été visitées par des infidèles indélicats.
Une par jour. Cela va du tabernacle vandalisé à l’église incendiée, en passant par des tags démoniaques défigurant chœur et autel.
Le site propose « un panorama de cette christianophobie ordinaire »

Mais il y a pire statistique encore. Sur un autre site spécialisé dans l’observation des actes de christianophobie, dirigé par Daniel Hamiche (www.christianophobie.fr), sont répertoriés l’ensemble des actes commis contre des églises, des lieux de culte, de dévotion, des écoles et des sites Internet chrétiens en France.

Et totalement ignorée du gouvernement et des médias. Pendant les quatre premiers mois de l’année, ce sont 170 actes qui ont été relevés par cet observatoire, dont 104 concernent des églises !

Evêques de France : ils ont oublié la doctrine catholique sur l'immigration !

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Nous avons relevé récemment les propos d’un évêque auxiliaire de Paris, Mgr Renauld de Dinechin, invitant à l’accueil des « migrants » dans la paroisse de Saint-Bernard de la Chapelle. Cette semaine, c’est l’épiscopat français qui se solidarise avec tous les « migrants », c’est-à-dire, légalement parlant, des délinquants ayant pénétré clandestinement sur notre sol en violant notre droit et nos lois.

Dans un « message » pour le dimanche 21 juin, adressé spécifiquement aux catholiques en France par le président de la Commission épiscopale pour la Mission, Mgr Laurent Dognin et l’évêque d’Orléans, président du Conseil pour la solidarité, Mgr Jacques Blaquart, les fidèles sont conviés « à ne pas se taire après l’émotion légitime » et à interpeller les responsables politiques. « A nous de trouver les moyens d’associer ces migrants pour qu’ils puissent devenir un élément de la solution de nos maux sociaux », insistent-ils, affirmant que la France est un pays de « migrations réussies ».

Incroyables propos !

Depuis le Concile, on croyait les évêques proches « des hommes de ce temps » et du « peuple de Dieu », ainsi qu’on appelle désormais l’ensemble des laïcs. En lisant un tel communiqué, on se demande dans quel monde ces Excellences vivent ! Car, enfin, la présence de ces clandestins sur notre sol – et sur celui des Etats européens du Sud en première ligne – est un problème politique et un problème social extrêmement préoccupants pour les Français – y compris leurs diocésains – qui se sentent envahis par ces « squatters ». Les présenter comme un élément de « la solution à nos problèmes sociaux » est une provocation dont, apparemment, ces prélats ne se rendent même pas compte. Ils ne nous disent d’ailleurs pas comment cette armée de pauvres hères va nous aider à résoudre nos problèmes sociaux. Lesquels ? Comment ?

La doctrine de l'Eglise catholique sur l'immigration souvent amputée par les Evêques

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Beaucoup d'évêques, prêtres et fidèles semblent ignorants de l'approche de l'immigration transmise par la doctrine de l'Eglise catholique .

Deux droits naturels sont en "collision": le droit naturel à l'immigration et le droit de défendre son identité, de préserver, compléter, transmettre l'héritage qu'elle représente.

Le droit naturel à l'immigration est lié au principe de destination universelle des biens de la terre (Léon XIII, Pie XI, Pie XII). Pie XII définit un droit naturel à l'immigration dans Exsul familia. Dans ce texte, le Pape affirme l'existence d'un droit à l'immigration dont l'exercice ne peut être interdit lorsqu'il s'agit d'étrangers nécessiteux et honnêtes et qu'il n'y a pas de motifs suffisants d'utilité publique pour justifier cette interdiction.

Le droit pour une nation de protéger son identité est le résultat d'un devoir de piété vis-à-vis de sa patrie. Jean-Paul II (UNESCO, 1980) fait un devoir de "veiller sur la souveraineté que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux". En 1985, année internationale de la jeunesse, Jean-Paul II écrit: "Nous devons faire tout ce dont nous sommes capables pour assumer cet héritage spirituel, pour le confirmer, le maintenir et le développer. C'est là une tâche importante dans toutes les sociétés, peut-être plus particulièrement pour celles qui doivent défendre l'existence même et l'identité essentielle de leur nation des risques d'une destruction provoquée de l'extérieur ou d'une décomposition de l'intérieur".

Il y a collision de ces deux droits naturels. Pour les arbitrer, un concept bien connu par l'Eglise: le bien commun. Pie XI avait défini le bien commun: "Le bien commun d'ordre temporel consiste dans la paix et la sécurité dont les familles et les citoyens jouissent dans l'exercice de leurs droits (Divini illius magistri)". Jean-Paul II rappelle: "les immigrés en tant que personnes doivent être traités avec respect" et ajoute: "le problème est complexe et doit être subordonné au bien commun de la collectivité".

Parce que nos responsables (évêques et élus) se focalisent sur le premier droit en oubliant le second, on doit donc s'interroger activement sur ce qu'a dit l'Eglise, sur ce que font les hommes politiques face à cette question si importante pour l'avenir de notre société.