Le chant grégorien, hier, aujourd'hui et demain

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Le chant grégorien, hier, aujourd'hui et demain. Par Patrick Banken, président d'Una Voce France

Le jeudi 14 décembre 19h30, le prochain dîner-débat de Radio-Silence à la Pizza Roma (23 rue des Ecoles, Paris 5e), avec Patrick Banken (Una Voce) sur le thème"Le chant grégorien, hier, aujourd'hui et demain". Il viendra avec une schola de 4 personnes, toutes elles-mêmes chefs de schola grégorienne, qui nous chanteront in situ ... Une première ! Le repas est comme d'habitude à 30 E (carte d'ami de R.S.: 25 E).

Inscriptions et chèques: à UNEC (RADIO-SILENCE), BP 70114, 95210 St-Gratien.

 

Patrick Banken allege

L'association Una Voce cherche un local pour son siège parisien

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L'association Una Voce cherche un local pour son siège parisien.

L'association doit quitter son siège actuel au mois de juin. Elle recherche une pièce d'environ 25 m2 dans Paris, à un prix raisonnable.

Una Voce œuvre depuis 50 ans à la sauvegarde et au développement de la liturgie latine, du chant grégorien et de l’art sacré dans le sein de l’Église catholique romaine.

Una Voce est une association d’intérêt général. Tout local prêté ou mis à disposition à titre bénévole ou encore à un prix expressément inférieur au prix du marché donnerait lieu à l’émission d’un reçu fiscal , selon les dispositions du BOI du 6 mars 2001 5b-11-01 concernant les abandons de revenus.

Merci de contacter Charles Huber, Secrétaire général, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 06 71 62 63 22.

Catholiques en politique : communiqué de l’Association de Catholiques du Val d’Oise

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Madame, Monsieur, chers amis et sympathisants de l'association,
 
L’ACVO existe depuis l’an 2000 et défend toujours les mêmes valeurs chrétiennes sur la famille, la société et l’entraide. L’Association de Catholiques du Val d’Oise a depuis dix ans, à sa modeste échelle départementale,  rappelé aux candidats et aux élus sortants que les catholiques existent et ont des idées.  Les hommes politiques qui comptent dans le département ont reçu notre visite.
 
Pendant la campagne de la Présidentielle, chacun a pu constater que quelques candidats ont tenu à faire mention des racines chrétiennes de la France ou de leur foi chrétienne. Ils n’ont toutefois pas poussé l’engagement jusqu’à respecter tous « les points non négociables » établis jadis par S.S. Benoît XVI. 
 
Pour autant, les deux candidatures restant en lice ne se valent pas du tout, sur le mariage, la GPA, la théorie du genre, l'avortement, l'école. Vous avez déjà lu sur le web de nombreux articles de catholiques qui vous le disent. Nous n'allons pas en écrire un de plus, mais nous vous indiquons ci-dessous deux analyses bien faites et très intéressantes:
 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/le-pen-et-macron-face-aux-enjeux-principaux-de-la-d%C3%A9fense-de-la-famille-et-de-la-filiation.html

 

http://blog.institutdubonpasteur.org/Un-catholique-peut-il-voter-Macron#forum46020

Que Dieu garde la France !

Etre catholique est compatible avec le vote FN

Posted in ROOT / Catholiques dans la Cité

"Le but de mon propos n’est nullement d’identifier le catholicisme et le Front national. Ce serait absurde dans la mesure où le premier est une religion, quand le second est un parti politique. [...] Non, l’objet de ce papier est de répondre à cette question : y a-t-il une incompatibilité fondamentale entre l’enseignement de l’Église et le programme du Front national ? Ou plus directement : peut-on être catholique et voter Front national ?

A voir la constance avec laquelle l’épiscopat français attaque le Front, on pourrait en douter. Ainsi Mgr Olivier Ribadeau-Dumas estimait dans La Croix « un certain nombre de ses idées sont clairement en opposition avec l’Évangile et avec la vision chrétienne de la société ». Dans un article paru dans la revue jésuite Projet intitulé « Aux chrétiens tentés par le Front national », l’argument-massue, censé priver durablement les catholiques de toutes vélléités concernant le parti de Marine Le Pen, était formulé ainsi : « Comment être d’accord avec un programme politique si manifestement hostile aux étrangers ? ». Tel est le reproche premier adressé au FN : sa volonté de restreindre l’immigration, d’expulser les clandestins et d’appliquer la préférence nationale, apparemment contradictoire avec la parole du Christ « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34).

Notons en premier lieu que le véritable enseignement de l’Église sur l’immigration n’est nullement la préconisation d’un accueil inconditionnel et illimité des étrangers. L’Église au contraire a une position juste, réaliste et responsable, posant que le droit à l’immigration ne peut être limité que pour des motifs graves et objectivement fondés relevant du bien commun. Il est évident que le FN ne souhaite pas limiter l’immigration pour d’autres motifs que le bien commun national. Entrent en jeu ici des considérations de quantité et de qualité. L’immigration est d’abord une « question de taille », selon le mot du philosophe Olivier Rey. Accueillir un million de migrants comme l’a fait notre voisin allemand est objectivement irresponsable. Benoît XVI rappelait bien le devoir qu’ont les migrants de s’intégrer à leur pays d’accueil (« Les immigrés ont le devoir de s'intégrer dans le pays d'accueil, en respectant ses lois et l'identité nationale. »). [...]

Le Front national se pose en dernier rempart de la nation, ce que lui reproche aussi la revue jésuite, qui écrit : « Le patriotisme est un maître mot du Front national, il ne saurait en avoir l’apanage. N’est-ce pas plutôt le nationalisme et la préférence nationale qu’il proclame ? Ce nationalisme qui porte en germe les violences et les conflits : nous ne le voyons que trop, aux portes mêmes de l’Europe. » Si elle a raison de souligner que le Front national est un parti nationaliste, on aimerait avoir les arguments qui soutiennent l’affirmation que le nationalisme porte en germe les violences et les conflits. Il est d’usage de faire du terme « nationalisme » un repoussoir suffisant qui ne requiert aucune autre explication ni justification. Le nationalisme, c’est mal, un point c’est tout. Le FN lui-même, sous l’impulsion de Philippot, semble vouloir toute référence au « nationalisme » au profit du « patriotisme ». Pour revenir au nationalisme, on voit mal ce que ses détracteurs lui reprochent à moins de vouloir l’identifier imprudemment au nazisme ou au fascisme, erreur historique majeure. C’est la même disqualification morale qui est à l’œuvre lorsqu'on fait du FN un parti d’extrême-droite. S’il est vrai que son positionnement est à droite des Républicains censés constitués la droite actuelle (donc au sens strict à droite de la droite), le FN n’est assurément pas plus proche des idéologies nazies ou fascistes que ne le sont les autres partis français. Marion Maréchal-Le Pen explique ainsi : « [Parmi les caractéristiques du fascisme], il y a l'antiparlementarisme, l'autoritarisme et la doctrine basée sur la race. Nous ne répondons à aucun de ces critères. Moi je ne me considère ni d'extrême droite, ni fasciste et je trouve que c'est de la paresse intellectuelle de la part des adversaires. C'était une recommandation de Staline d'ailleurs aux communistes français, de dire : 'Traitez vos adversaires de fascistes'. On se base sur la morale et ainsi ça permet d'éviter d'aller sur le fond politique. » Classer le FN version 2017 à l’extrême-droite est d’ailleurs moins vrai que jamais, tant le positionnement idéologique du parti a évolué. Mais il semblerait que les préjugés concernant le FN – racisme, fascisme, anti-républicanisme, clichés que nous traitons dans notre article FN : pourquoi tant de haine ? – restent profondément ancrés dans l’inconscient collectif catholique...

Barometre-presidentielle-2017-04-27-01Reprenons la « Note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » offerte aux fidèles en 2002 par le cardinal Ratzinger alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, texte malheureusement magistralement ignoré de l’épiscopat français mais auquel l’abbé Grosjean a consacré son Mémoire. Ratzinger présente les « principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis » : refus de l’avortement et de l’euthanasie, respect des droits de l’embryon humain, protection de la famille fondée sur le mariage monogame et entre personnes de sexe différent, garantie de la liberté d’éducation des enfants, protection sociale des mineurs, et libération des victimes des formes modernes d’esclavage, droit à la liberté religieuse, et développement d’une économie au service de la personne et du bien commun, respect de la justice sociale, de la solidarité et de la subsidiarité, sauvegarde de la paix. En 2006, devenu pape, il énumère les principes non-négociables devant le Parti populaire européen, la droite européenne, les réduisant à trois : « protection de la vie dans toutes ses phases ; reconnaissance et défense de la structure naturelle de la famille – union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – ; protection du droit des parents à éduquer leurs enfants ».

Dès lors, il convient de réajuster les paramètres de la discussion sur la compatibilité entre le Front national et le catholicisme. Le FN respecte-t-il ces critères et spécialement les deux premiers principes non-négociables particulièrement clivants ? La récente passe d’arme entre Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot sur l’avortement montre qu’une partie importante du parti de Marine Le Pen y est opposé, à contre-courant de l’opinion générale pour qui l’avortement constitue un droit fondamental. On ne retrouvait nulle opposition de la sorte dans le programme d’un François Fillon qui pourtant se dit opposé à l’avortement « en conscience ». Mais la conscience n’est-elle pas le critère essentiel de choix politique ? Jean-Marie Le Pen, lui, était opposé l’avortement mais l’épiscopat français, souhaitant absolument se démarque de toute proximité idéologique avec le fondateur du FN, ne trouva d’autre moyen que de mettre en doute sa parole : Jean-Marie Le Pen était opposé à l’avortement pour une mauvaise raison. Laquelle ? Il s’y oppose non pas parce qu’il défend la vie, mais parce qu’il s’agit de sauvegarder la nation. Ce reproche lui est adressé sur la base d’un slogan frontiste « Tuer l’enfant, c’est tuer la France ». Mais ce slogan diffère-t-il vraiment du mot de Saint Jean-Paul II « Une nation qui tue ses propres enfants n’a pas d’avenir » ?

Sur l’opposition au mariage homosexuel, là encore le FN se place comme l’un des partis les plus en adéquation avec la Note du cardinal Ratzinger. Certes le Front national ne fit pas bloc contre la loi Taubira, certes Marine Le Pen ne se rendit à aucune Manif pour Tous, mais Marion Maréchal-Le Pen ou le SIEL, mouvement proche du Front, furent à la pointe de la contestation. Contre Macron, Le Pen se pose en seule défenseure authentique du mariage entre un homme et une femme, en proposant d’abroger la loi Taubira. Se pourrait-il que le million de défenseurs de la famille et de la filiation descendu dans la rue contre le mariage gay en 2013 renie leur combat soudainement en votant pour un candidat libéral-libertaire, promouvant la PMA pour les couples lesbiens ? La Manif pour Tous dans un communiqué n'a-t-elle pas qualifié Macron de "candidat ouvertement anti-famille" faisant "passer l'argent avant l'humain" ? Enfin, comment nier que, comme l’indique le baromètre d’Alliance Vita, institut pro-vie, il n’y a aucune comparaison possible entre Le Pen et Macron sur les sujets sociétaux, auxquels l’Église porte tant d’attention ? [...]"

Source: Le Prisme via Le Salon beige

Vidéo de présentation de FSSPX/Actualités

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Le jeudi 20 avril 2017, un site sera lancé par la Fraternité Saint-Pie X, en France. Le site aura pour nom FSSPX/Actualités. C’est une nouvelle particulièrement importante. Jusque là, la Fraternité Saint-Pie X ne disposait guère, en France, d’instrument satisfaisant et adéquat. En outre, ce site a vocation à remplacer le site DICI, qui assurait, dans l’espace francophone,  la communication de la FSSPX.

On peut avoir une idée de ce futur site par cette brève vidéo de présentation:

Médecine et profit

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La déshumanisation de la médecine à la fois par la technique et la perte de toutes valeurs morale dans la société, a transformé les métiers médicaux en commerces. Pour toute une partie du corps médical ce qui fut jadis appelé un « art » devient une sorte de négoce dont le but est de « faire de l’argent » ; n’ayant par-là plus souci ni des âmes ni de la sensibilité des malades. La conscience professionnelle se trouve progressivement remplacée par un souci de rentabilité à obtenir le plus rapidement possible.

II n’est bien sûr pas question de jeter l’opprobre sur un ensemble des professions médicales. Mais force est de constater qu’un certain nombre de praticiens heureusement très minoritaires ont « leurs petites combine » pour améliorer leurs profits. Sans parler du « big business » exercé par un certain nombre de laboratoires au moyen de la corruption et sans oublier les scandales comme celui des vaccinations.

Les Cahiers Saint Raphaël sont une publication de l’ACIM.

Le pape autorise la FSSPX à célébrer les mariages

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Lettre de la Commission Ecclesia Dei aux conférences épiscopales :

Éminence,

Excellence Révérendissime,

Comme vous le savez, différents types de rencontres et d’initiatives sont en cours depuis longtemps pour ramener la Fraternité sacerdotale Saint Pie X dans la pleine communion. Ainsi le Saint-Père a-t-il récemment décidé d’accorder à tous les prêtres de cet institut les pouvoirs de confesser validement les fidèles (Lettre Misericordia et misera, n. 12), de manière à assurer la validité et la licéité du sacrement qu’ils administrent et à ne pas laisser les personnes dans le doute.

Dans la même ligne pastorale, qui veut contribuer à rasséréner la conscience des fidèles, malgré la persistance objective, pour le moment, de la situation canonique d’illégitimité dans laquelle se trouve la Fraternité Saint PieX, le Saint-Père, sur proposition de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et de la Commission Ecclesia Dei, a décidé d’autoriser les Ordinaires du lieu à concéder aussi des permissions pour la célébration de mariages de fidèles qui suivent l’activité pastorale de la Fraternité, selon les modalités suivantes.

Dans la mesure du possible, la délégation de l’Ordinaire pour assister au mariage sera donnée à un prêtre du diocèse (ou du moins à un prêtre pleinement régulier) pour qu’il reçoive le consentement des parties dans le rite du Sacrement qui, dans la liturgie du Vetus ordo, a lieu au début de la Sainte Messe; suivra alors la célébration de la Sainte Messe votive par un prêtre de la Fraternité.

En cas d’impossibilité ou s’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties, l’Ordinaire peut concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité qui célébrera aussi la Sainte Messe, en lui rappelant qu’il a le devoir de faire parvenir au plus vite à la Curie diocésaine la documentation qui atteste la célébration du Sacrement.

Certaine que, de cette façon aussi, on pourra éviter les débats de conscience chez les fidèles qui adhèrent à la FSSPX et les doutes sur la validité du sacrement de mariage, tout en facilitant le chemin vers la pleine régularisation institutionnelle, cette Congrégation sait qu’elle peut compter sur votre collaboration.

Au cours de l’audience du 24 mars 2017 accordée au Cardinal Président soussigné, le Souverain Pontife François a approuvé la présente Lettre et en a ordonné la publication.

Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 27 mars 2017.

Gerhard Card. L. Müller Président

+ Guido Pozzo Archevêque titulaire de Bagnoregio Secrétaire

Addendum : Communiqué de la Maison générale sur la lettre de la Commission Ecclesia Dei au sujet des mariages des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X

"Comme pour les dispositions prises par le pape François accordant la faculté de confesser aux prêtres de la Fraternité Saint-Pie X pour l’Année Sainte (1er septembre 2015), et étendant cette faculté au-delà de l’Année Sainte (20 novembre 2015), la Maison Générale apprend que le Saint-Père a décidé « d’autoriser les Ordinaires du lieu à concéder aussi des permissions pour la célébration de mariages de fidèles qui suivent l’activité pastorale de la Fraternité ». (Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 27 mars 2017, publiée ce 4 avril)

Cette décision du Souverain Pontife prévoit que : « Dans la mesure du possible, la délégation de l’Ordinaire pour assister au mariage sera donnée à un prêtre du diocèse (ou du moins à un prêtre pleinement régulier) pour qu’il reçoive le consentement des parties dans le rite du sacrement qui, dans la liturgie du Vetus ordo, a lieu au début de la Sainte Messe ; suivra alors la célébration de la Sainte Messe votive par un prêtre de la Fraternité. »

Mais elle dispose également que : « En cas d’impossibilité ou s’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties, l’Ordinaire peut concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité qui célébrera aussi la Sainte Messe, en lui rappelant qu’il a le devoir de faire parvenir au plus vite à la Curie diocésaine la documentation qui atteste la célébration du sacrement. »

La Fraternité Saint-Pie X remercie profondément le Saint-Père pour sa sollicitude pastorale, telle qu’elle s’exprime à travers la lettre de la Commission Ecclesia Dei, dans le but de lever « les doutes quant à la validité du sacrement de mariage ». Le pape François veut manifestement que, comme pour les confessions, tous les fidèles qui souhaitent se marier en présence d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X, puissent le faire sans aucune inquiétude sur la validité du sacrement. Il est à souhaiter que tous les évêques partagent la même sollicitude pastorale.

Les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X s’emploieront fidèlement, comme ils le font depuis leur ordination, à préparer au mariage les futurs époux, selon la doctrine immuable du Christ sur l’unité et l’indissolubilité de cette union (cf. Mt 19, 6), avant de recevoir les consentements dans le rite traditionnel de la Sainte Eglise."

Avortement : Marion Maréchal-Le Pen interpelle l’Eglise de France

Posted in Catholiques dans la Cité / Questions sociétales

Marion Maréchal-Le Pen, Député FN et porte-parole de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle, était l’invitée politique de la semaine dans l’émission Face aux chrétiens le 09/02/2017. Elle a interpellé l’Eglise qui est en France sur le sujet de l’avortement. Attention, elle ne prend pas de gants… il y a des oreilles mitrées qui vont siffler :


Marion Maréchal-Le Pen - L'Eglise de France et... par KTOTV

La méditation, pour le meilleur et pour le pire

Posted in Associations amies / Association Catholique des Infirmières et Médecins

CSR La meditationLa méditation est un phénomène de mode ayant pris des dimensions absolument colossales dans nos sociétés occidentales. Ce sont par millions que se vendent des publications occupant des rayons entiers des grandes surfaces. Elle fait une irruption brutale dans le monde de la médecine et progressivement entre dans celui des enfants à l'école. Ce phénomène de mode témoigne d'une sorte de mal-être engendré par la société visant à trouver une paix de l'esprit. C'est alors que se développent dans tous les sens diverses techniques; certaines tiennent du charlatanisme, voire de l'escroquerie. Il y a dans le domaine profane de la méditation un véritable fouillis dans lequel il nous faut essayer de voir clair. En revanche les méditations spirituelles, même si elles ont été bien souvent délaissées, restent un moyen fondamental de se tourner vers Dieu, assurant la paix de l'âme et du corps.

Les Cahiers Saint-Raphaël sont la revue de l'Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé

Site de l'ACIM http://www.acimps.org/   L'ACIM est sur Radio Courtoisie - Lumière de l'Espérance

Les dimanches 15 janvier 12 février et 12 mars 2017 de 12 h 00 à 13 h 30

Pour capter Radio Courtoisie :

Paris 95,6 - Caen 100,6 - Chartres 104,5 - Cherbourg 87,8 - Le Havre 101,1 - Le Mans 98,8

Par satellite : Canalsat - Par internet : www.radiocourtoisie.net

Dans un monde qui change, nous cherchons des évêques

Posted in Les Actualités / Eglise catholique

Le livre du Conseil permanent de la conférence des évêques de France a une grande qualité : il est court. C’est sa seule qualité.

Ce texte incarne ad nauseam un catholicisme couleur muraille qui semble avoir définitivement renoncé à sa dimension prophétique pour accompagner les lieux communs du temps, énoncés avec une platitude que n’oserait pas le moindre éditorialiste. Ce n’est plus une Eglise qui proclame le Christ, c’est le Mouvement d’accompagnement spirituel de la démocratie universelle (Masdu) dont parlait autrefois l’abbé de Nantes et Jean Madiran. Les quelques évêques qui ont signé ce texte s’en prennent sans le nommer à l’idée de Benoît XVI selon laquelle le christianisme est nécessairement une contre-culture. Dans leur petit confort (peut-on parler d’évêques bobos, déconnectés de leurs ouailles ?), ils ont renoncé à être la pierre angulaire ou le sel de la terre. C’est triste, sans saveur, sans intelligence, sans esprit, banalement humain.

Autre chose frappante : c’est le ton moralisateur employé vis-à-vis de la classe politique : certes, c’est très banal et assez juste de rappeler que nos politiciens professionnels ont failli à leur mission, mais, dans leur domaine, les évêques ont-ils fait beaucoup mieux ? Ont-ils transmis le dépôt de la foi ? Ont-ils évangélisé ? Ont-ils combattu l’apostasie dont parlait Jean-Paul II ? Ont-ils dénoncé l’hérésie et défendu la vérité ? Non, rien de cela, comme le montrent chaque semaine leurs communiqués insipides. Il n’y en avait aucun (soit à peu près zéro sur une centaine) hier à La Manif Pour Tous. Pire, hormis 2 évêques (deux, pas trois, deux seulement !), aucun n’a appelé publiquement à manifester pour la famille. La CEF n’a publié aucun communiqué. Mgr Ribadeau-Dumas, secrétaire général de la CEF, twittait hier 16 octobre, sur l’anniversaire de l’élection de Jean Paul II : « Ses mots résonnent encore : n’ayez pas peur. Ouvrez grandes les portes au Christ. » N’ayez pas peur, c’est ce que l’on demande à nos évêques…

PM. PDT

La Conférence des Évêques de France recommande d'accepter l'invasion !!

Posted in L'Europe chrétienne / Quelle Europe voulons-nous ?

Philippe de Villiers a été interrogé par L’Homme Nouveau, suite à la parution de son dernier livre :

« Avant même les attentats, l’immigration de masse, la crise identitaire, n’avions-nous pas en partie abdiqué dans nos têtes en oubliant nos racines. La hiérarchie ecclésiastique n’a-t-elle pas une responsabilité à ce sujet ?

Une société qui garde le sens du sacré, le goût des racines et qui fait prévaloir les mœurs sur les lois est une société qui assimile plus facilement qu’une société nihiliste, hédoniste, consumériste, en proie au déracinement. Toutes les cléricatures sont responsables de cette situation. Mais il est vrai qu’au temps de saint Thomas d’Aquin, les chrétiens appelaient l’islam, la loi des Maures. Ils avaient bien compris que l’islam n’est pas seulement une religion, c’est une loi, une société, une civilisation. Et celle-ci n’était pas compatible avec le christianisme. La déclaration conciliaire Nostra Ætate sur les rapports de l’Église avec les religions non chrétiennes affirme depuis, en substance, que l’islam et le christianisme auraient des points communs comme Jésus, Marie et Abraham. En d’autres termes, c’est la porte ouverte à la confusion, à un dialogue sur les principes et à une reddition en rase campagne par le seul effet d’une peur théologique dissimulée et habillée de bons sentiments.

Si la France est malade, c'est que son âme est blessée...

Posted in ROOT / Catholiques dans la Cité

Si la France est malade, ce n'est pas d'abord du chômage, c'est que son âme est blessée.

Imaginons deux hommes de même constitution ayant subi le même grave accident qui les a menés aux portes de la mort. Si nous revenons quinze jours plus tard à l’hôpital, nous serons sans doute étonnés d’apprendre que l’un est mort, tandis que l’autre semble ressuscité. Que s’est-il passé ? Le premier, anéanti par la souffrance, s’est laissé emporter sur la pente douce de l’endormissement fatal. Le second, lui, a refusé de mourir, tout son être s’est mobilisé pour faire " repartir la machine ", une véritable rage de vivre l’a envahi et a donné à son corps l’énergie nécessaire pour que les médicaments produisent un effet inespéré, pour que la mort recule craintivement.

Ce qui a fait la différence entre les deux, c’est la vitalité de leur âme. Chez l’un, elle était comme fatiguée de lutter, de souffrir. L’autre, au contraire, a mis en pratique la devise du maréchal de Lattre de Tassigny : " Ne pas subir ".

Notre France est malade : c’est une trivialité de le constater. Contre cette langueur mortelle, " on a tout essayé ", diraient les politiques : plus de droits de l’homme, plus de socialisme, de libéralisme, plus de laïcité, de " vivre ensemble ", de " valeurs républicaines ", de démocratie... Mais rien n’y fait. La maladie continue de progresser.

Le problème, c’est que tous les remèdes proposés concernent le corps de la France. Il est vrai que notre pays souffre de difficultés économiques, de tensions sociales, d’une immigration incontrôlée, d’insécurité et de terrorisme, d’un chômage massif. Mais ceci n’est que la conséquence d’un mal plus profond et, faute de soigner celui-ci, on administre d’inutiles emplâtres.

Si la France est malade, ce n’est pas d’abord du chômage ou de la crise économique : c’est que son âme est blessée, altérée. Guérissez son âme, et la France revivra. Rendez-lui son âme, et les problèmes que connaît notre pays (et ils existent, bien sûr) trouveront une solution.

L’âme de la France est chrétienne. On peut tourner le problème de tous les côtés, on peut discuter pendant cent sept ans, on ne sortira pas de cette évidence solaire : l’âme de la France est chrétienne. Or, ce qui a constitué le geste fondateur de la modernité en France, c’est précisément la rupture entre le Christ et la France, lors de la Révolution. À partir de ce jour, parce que la racine de sa vitalité était coupée par le laïcisme, notre pays est comme entré en agonie.

Les effets les plus graves de cette rupture mortelle ne sont néanmoins pas apparus tout de suite : car la France vivait sur l’élan de la chrétienté. Les institutions issues du christianisme étaient encore largement en place, les moeurs étaient imprégnées de christianisme.

Toutefois, de génération en génération, cette empreinte chrétienne s’est progressivement effacée.

Les moeurs se sont paganisées. La France a commencé à subir cette perte de mémoire historique et spirituelle, cette décomposition morale qui la caractérise aujourd’hui. Plus graves encore ont été les lois scélérates qui institutionnalisent le mal, l’installent dans la société comme une chose normale, depuis la loi Naquet sur le divorce, en 1884, jusqu’à la loi sur les unions infâmes, en passant par la loi Veil sur l’assassinat des enfants, sans oublier ces lois d’euthanasie qu’on nous promet.

Il restait toutefois une institution qui conservait intactes les traditions françaises : c’était l’Église. Hélas ! à partir des années cinquante, les hommes d’Église ont commencé à tourner le dos à leur devoir et à vouloir à tout prix rejoindre la modernité dans ce qu’elle a de plus contestable. Cette trahison des clercs s’est accélérée avec le concile Vatican II et la période qui l’a suivi, dont le symbole est mai 1968.

Cependant, ce processus de décadence, s’il est très grave, n’est pas irrémédiable. Si l’âme de la France est atteinte, elle n’est pas encore définitivement morte, car elle survit dans tous les Français qui veulent conserver la foi catholique et les traditions nationales.

Pour inverser ce processus, il faut impérativement que chaque Français conscient du drame que connaissent notre pays et notre civilisation travaille au salut de la France. Nous avons besoin d’évêques vraiment catholiques et " gardiens de la cité ". Nous avons besoin de prêtres zélés, humbles, fervents, missionnaires. Nous avons besoin d’hommes politiques clairvoyants, habiles, courageux et habités d’une foi profonde. Nous avons besoin de soldats catholiques, de chefs d’entreprise catholiques, d’ouvriers et de paysans catholiques, d’enseignants catholiques, de policiers catholiques, de juges catholiques, de médecins catholiques...

Bref, il faut que les catholiques se réapproprient les postes majeurs de notre pays, non pas pour se servir eux-mêmes, mais pour servir la France. Il faut que les chrétiens reconquièrent méthodiquement leur patrimoine national, pour le rendre au Christ-Roi. Il faut que les disciples de Jésus cessent de subir avec résignation et tremblement une dictature mentalement étrangère aux traditions françaises, pour refaire une France vraiment catholique, et par là pleinement française.

Abbé Christian Bouchacourt, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Editorial du FIDELITER n° 232.

Tribune – Des effets nocifs du Yoga sur la spiritualité chrétienne

Posted in Catholiques dans la Cité / Questions sociétales

En tant que Chrétien Catholique né dans une famille Catholique traditionnelle au Kerala, en Inde, mais ayant vécu parmi les Hindous, et maintenant en tant que prêtre catholique et prédicateur charismatique dans 60 pays sur tous les continents, j’ai quelque chose à dire au sujet des effets nocifs du Yoga sur la spiritualité et la vie Chrétienne.  Je sais qu’il y a un intérêt grandissant pour le yoga à travers le monde, même parmi les Chrétiens, et cet intérêt s’est étendu à d’autres pratiques ésotériques et de Nouvel Age.

Pour certains, le yoga est un moyen de détente et de relâchement des tensions, pour d’autres c’est une forme d’exercice contribuant à l’amélioration de la forme et de la santé et pour un petit nombre c’est un moyen de guérison des maladies. Il y a beaucoup de confusion dans l’esprit du Catholique moyen – laïcs et religieux – parce que le yoga promu chez les Catholiques n’est ni entièrement une discipline de santé, ni entièrement une discipline spirituelle, mais parfois l’une, parfois l’autre, et souvent un mélange des deux. Mais, En fait, le yoga est avant tout une discipline spirituelle et je sais que, même des prêtres et des religieuses dans les séminaires et noviciats conseillent le yoga comme une aide à la méditation et la prière.

Aide aux familles

Posted in ROOT / La famille

Notre association organise volontiers des covoiturages vers une messe le dimanche à Pontoise ou Conflans-Ste-Honorine le dimanche pour tous ceux qui sont empêchés par des circonstances déplaisantes de rejoindre leur lieu de culte.

 

De plus en plus de catholiques ont du mal à se reconnaître dans le Pape

Posted in Les Actualités / Eglise catholique

Au retour des JMJ, le pape a été interrogé dans l’avion par des journalistes au sujet des attentats perpétrés au nom de l’islam, comme la situation internationale l’exige. Le Figaro nous livre ce matin « le texte intégral de sa réponse ». Consternante.

Quand le souverain pontife affirme que « les musulmans ne sont pas tous violents », il est dans son rôle. Mais tout le reste de son discours est inaudible pour des chrétiens dont la foi a encore quelque vigueur, et même pour tous ceux, croyants ou non, qui osent regarder la réalité.

François, précisément, prétend se fonder sur la réalité des faits pour refuser de « parler de violence islamique, parce qu’en feuilletant les journaux [il ne voit] tous les jours que des violences, même en Italie : celui-là qui tue sa fiancée, tel autre qui tue sa belle-mère, et un autre… et ce sont des catholiques baptisés, hein ! » Soit. Mais je ne sache pas que ces « catholiques violents » tuent leur fiancée ou leur belle-mère au nom de leur religion, en criant « Jésus est grand ».

Suite aux ravages de Vatican II, la France sera bientôt sans prêtres

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L’Église catholique est en crise. Pas partout, puisqu’en un an, le nombre de catholiques a augmenté de 1,5 % dans le monde. Mais en Europe, où nombre d’églises sont désacralisées, et particulièrement en France où les prêtres se font rares dans les paroisses. Mgr. Bernard Podvin, ancien porte-parole de la Conférence des évêques de France, avait déclaré devant les caméras de KTO à Noël 2014 : « On manque de vocations… Quand on ordonne cent prêtres par an et qu’il en meurt 800 par an pour le territoire français, c’est évident. Le déficit est là et il est criant. »

C’est évident pour l’Église dite conciliaire, un peu moins pour l’Église traditionaliste. Mais les chiffres sont là. Depuis les ravages de Vatican II, la France sera bientôt sans prêtres et ...

Cal Sarah: appel solennel à célébrer ad orientem à partir de l'Avent 2016 pour tous les prêtres

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Le cardinal Sarah, Préfet au Vatican de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements lance depuis Londres où il se trouve dans le cadre de Sacra Liturgia 2016, un appel à tous les prêtres pour qu'ils célèbrent désormais ad orientem à partir du 1er Dimanche de l'Avent 2016.  Source: MessainLatino.it

Mgr Rey lui répond qu'il en sera ainsi dans le diocèse de Toulon, après envoi d'une lettre à tous ses prêtres.

Communiqué de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

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A l’issue de la réunion des supérieurs majeurs de la Fraternité Saint-Pie X qui s’est tenue en Suisse, du 25 au 28 juin 2016, le Supérieur général adresse le communiqué suivant :

Le but de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est principalement la formation des prêtres, condition essentielle du renouveau de l’Eglise et de la restauration de la société.
1. Dans la grande et douloureuse confusion qui règne actuellement dans l’Eglise, la proclamation de la doctrine catholique exige la dénonciation des erreurs qui ont pénétré en son sein, malheureusement encouragées par un grand nombre de pasteurs, jusqu’au Pape lui-même.
2. La Fraternité Saint-Pie X, dans l’état présent de grave nécessité qui lui donne le droit et le devoir de distribuer les secours spirituels aux âmes qui recourent à elle, ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique, à laquelle elle a droit en tant qu’œuvre catholique. Elle n’a qu’un désir : porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire qui montre la seule route à suivre en cette époque de ténèbres où le culte de l’homme se substitue au culte de Dieu, dans la société comme dans l’Eglise.
3. La « restauration de toutes choses dans le Christ », voulue par saint Pie X à la suite de saint Paul (Eph 1,10), ne pourra se réaliser sans le soutien d’un Pape qui favorise concrètement le retour à la Sainte Tradition. En attendant ce jour béni, la Fraternité Saint-Pie X entend redoubler d’efforts pour établir et diffuser, avec les moyens que lui donne la divine Providence, le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
4. La Fraternité Saint-Pie X prie et fait pénitence pour que le Pape ait la force de proclamer intégralement la foi et la morale. Ainsi il hâtera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie que nous appelons de nos vœux, à l’approche du centenaire des apparitions de Fatima.

Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X
Ecône, le 29 juin 2016



 Il semblerait que le Saint-Esprit aime le latin, l’encens et la soutane

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Certains évêques seraient-ils jaloux des succès engendrés par certaines paroisses où souffle, en latin, le Saint-Esprit ou la liturgie la plus tradi possible ?



Depuis le désastre de l’après-Vatican II qui a vu les églises se vider à un rythme soutenu, la liturgie traditionnelle n’avait jamais été interdite de pratique, mais il aura fallu attendre un motu proprio de Benoît XVI pour autoriser le retour « légal » de la messe tridentine.

À la discrétion des évêques mais à la grande satisfaction des pratiquants, car effectivement, là où un prêtre est autorisé à dire la messe, en latin, le dos tourné au peuple, mais le visage tourné vers l’Orient, il y a foule. Foule de pratiquants et foule de diverses activités.

Avec non pas une majorité de têtes grises, comme c’est le cas, hélas, dans la grande majorité de nos paroisses (sauf chez les petits gris ou sur le territoire d’évêques comme Mgr Rey, Mgr Aillet ou Mgr Crépy), mais avec des jeunes, souvent très jeunes, des scouts, des couples aux nombreux enfants qui disent trouver dans ces messes tridentines le recueillement dans la beauté et la sublimation d’une liturgie riche des siècles pendant lesquels elle a été pratiquée, au temps où la France était fière d’être catholique.

Mais ce succès entraîne la jalousie de ces évêques attachés à la liturgie dépouillée des 50 dernières années et au costume-cravate de leurs curés. Cette semaine, Mgr De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, n’a pas hésité à accuser l’un de ses prêtres (et pas n’importe lequel) de concurrence déloyale ! Le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, ancien curé de l’église des Réformés de Marseille, avait été prié d’aller officier ailleurs : le ton de ses homélies, que l’on venait écouter de Paris, était jugé trop conservateur. Sa liturgie ressemblait par trop à celle des plus purs tradis.

Il est parti en Belgique en 2013 pour y fonder la fraternité des Saints-Apôtres. En trois ans, il y a attiré 21 séminaristes, six prêtres et rempli, tous les dimanches, l’église Sainte-Catherine. De quoi rendre très jaloux Mgr De Kesel, incapable de redonner vie au catholicisme belge. Alors, il vient d’annoncer qu’il n’hébergerait plus les 27 prêtres et séminaristes : « Cette fraternité n’est pas à promouvoir dans les circonstances actuelles car elle manifeste un grave manquement à la solidarité entre évêques, tant avec ceux de notre pays qu’avec nos voisins français ». Il est vrai que les sermons du père Zanotti-Sorkine ont dépassé le million de vues sur la chaîne YouTube.

En France, il y a actuellement le cas de Mgr d’Ornellas, qui a décidé de s’attaquer à la chapelle Saint-François, confiée depuis 1988 à l’Institut du Christ-Roi. Le charisme de son jeune curé, le chanoine Cristofoli, rassemble chaque dimanche une communauté vivante de 800 fidèles. Chaque année, cette paroisse envoie jusqu’à trois jeunes garçons au séminaire ! Un cas bien rare en France, où le manque de vocations atteint un niveau catastrophique.

Eh bien, Mgr d’Ornellas n’a rien trouvé de mieux que d’annoncer vouloir faire partir le chanoine Cristofoli (un nom prédestiné) et retirer la chapelle à sa communauté, laissant planer l’incertitude la plus totale quant à son avenir. Vent de panique et de protestations diverses chez les paroissiens, qui n’expliquent cette décision que par une sournoise vengeance. 


Nos Éminences sont-elles aveugles au point de ne pas voir que les pélés traditionnels font des malheurs, que les églises « tradis », en latin ou en français, sont pleines ?

 Il semblerait que le Saint-Esprit aime le latin, l’encens et la soutane.

Floris de Bonneville sur Boulevard Voltaire

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