Catholiques en politique : communiqué de l’Association de Catholiques du Val d’Oise

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Madame, Monsieur, chers amis et sympathisants de l'association,
 
L’ACVO existe depuis l’an 2000 et défend toujours les mêmes valeurs chrétiennes sur la famille, la société et l’entraide. L’Association de Catholiques du Val d’Oise a depuis dix ans, à sa modeste échelle départementale,  rappelé aux candidats et aux élus sortants que les catholiques existent et ont des idées.  Les hommes politiques qui comptent dans le département ont reçu notre visite.
 
Pendant la campagne de la Présidentielle, chacun a pu constater que quelques candidats ont tenu à faire mention des racines chrétiennes de la France ou de leur foi chrétienne. Ils n’ont toutefois pas poussé l’engagement jusqu’à respecter tous « les points non négociables » établis jadis par S.S. Benoît XVI. 
 
Pour autant, les deux candidatures restant en lice ne se valent pas du tout, sur le mariage, la GPA, la théorie du genre, l'avortement, l'école. Vous avez déjà lu sur le web de nombreux articles de catholiques qui vous le disent. Nous n'allons pas en écrire un de plus, mais nous vous indiquons ci-dessous deux analyses bien faites et très intéressantes:
 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/le-pen-et-macron-face-aux-enjeux-principaux-de-la-d%C3%A9fense-de-la-famille-et-de-la-filiation.html

 

http://blog.institutdubonpasteur.org/Un-catholique-peut-il-voter-Macron#forum46020

Que Dieu garde la France !

Etre catholique est compatible avec le vote FN

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"Le but de mon propos n’est nullement d’identifier le catholicisme et le Front national. Ce serait absurde dans la mesure où le premier est une religion, quand le second est un parti politique. [...] Non, l’objet de ce papier est de répondre à cette question : y a-t-il une incompatibilité fondamentale entre l’enseignement de l’Église et le programme du Front national ? Ou plus directement : peut-on être catholique et voter Front national ?

A voir la constance avec laquelle l’épiscopat français attaque le Front, on pourrait en douter. Ainsi Mgr Olivier Ribadeau-Dumas estimait dans La Croix « un certain nombre de ses idées sont clairement en opposition avec l’Évangile et avec la vision chrétienne de la société ». Dans un article paru dans la revue jésuite Projet intitulé « Aux chrétiens tentés par le Front national », l’argument-massue, censé priver durablement les catholiques de toutes vélléités concernant le parti de Marine Le Pen, était formulé ainsi : « Comment être d’accord avec un programme politique si manifestement hostile aux étrangers ? ». Tel est le reproche premier adressé au FN : sa volonté de restreindre l’immigration, d’expulser les clandestins et d’appliquer la préférence nationale, apparemment contradictoire avec la parole du Christ « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34).

Notons en premier lieu que le véritable enseignement de l’Église sur l’immigration n’est nullement la préconisation d’un accueil inconditionnel et illimité des étrangers. L’Église au contraire a une position juste, réaliste et responsable, posant que le droit à l’immigration ne peut être limité que pour des motifs graves et objectivement fondés relevant du bien commun. Il est évident que le FN ne souhaite pas limiter l’immigration pour d’autres motifs que le bien commun national. Entrent en jeu ici des considérations de quantité et de qualité. L’immigration est d’abord une « question de taille », selon le mot du philosophe Olivier Rey. Accueillir un million de migrants comme l’a fait notre voisin allemand est objectivement irresponsable. Benoît XVI rappelait bien le devoir qu’ont les migrants de s’intégrer à leur pays d’accueil (« Les immigrés ont le devoir de s'intégrer dans le pays d'accueil, en respectant ses lois et l'identité nationale. »). [...]

Le Front national se pose en dernier rempart de la nation, ce que lui reproche aussi la revue jésuite, qui écrit : « Le patriotisme est un maître mot du Front national, il ne saurait en avoir l’apanage. N’est-ce pas plutôt le nationalisme et la préférence nationale qu’il proclame ? Ce nationalisme qui porte en germe les violences et les conflits : nous ne le voyons que trop, aux portes mêmes de l’Europe. » Si elle a raison de souligner que le Front national est un parti nationaliste, on aimerait avoir les arguments qui soutiennent l’affirmation que le nationalisme porte en germe les violences et les conflits. Il est d’usage de faire du terme « nationalisme » un repoussoir suffisant qui ne requiert aucune autre explication ni justification. Le nationalisme, c’est mal, un point c’est tout. Le FN lui-même, sous l’impulsion de Philippot, semble vouloir toute référence au « nationalisme » au profit du « patriotisme ». Pour revenir au nationalisme, on voit mal ce que ses détracteurs lui reprochent à moins de vouloir l’identifier imprudemment au nazisme ou au fascisme, erreur historique majeure. C’est la même disqualification morale qui est à l’œuvre lorsqu'on fait du FN un parti d’extrême-droite. S’il est vrai que son positionnement est à droite des Républicains censés constitués la droite actuelle (donc au sens strict à droite de la droite), le FN n’est assurément pas plus proche des idéologies nazies ou fascistes que ne le sont les autres partis français. Marion Maréchal-Le Pen explique ainsi : « [Parmi les caractéristiques du fascisme], il y a l'antiparlementarisme, l'autoritarisme et la doctrine basée sur la race. Nous ne répondons à aucun de ces critères. Moi je ne me considère ni d'extrême droite, ni fasciste et je trouve que c'est de la paresse intellectuelle de la part des adversaires. C'était une recommandation de Staline d'ailleurs aux communistes français, de dire : 'Traitez vos adversaires de fascistes'. On se base sur la morale et ainsi ça permet d'éviter d'aller sur le fond politique. » Classer le FN version 2017 à l’extrême-droite est d’ailleurs moins vrai que jamais, tant le positionnement idéologique du parti a évolué. Mais il semblerait que les préjugés concernant le FN – racisme, fascisme, anti-républicanisme, clichés que nous traitons dans notre article FN : pourquoi tant de haine ? – restent profondément ancrés dans l’inconscient collectif catholique...

Barometre-presidentielle-2017-04-27-01Reprenons la « Note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » offerte aux fidèles en 2002 par le cardinal Ratzinger alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, texte malheureusement magistralement ignoré de l’épiscopat français mais auquel l’abbé Grosjean a consacré son Mémoire. Ratzinger présente les « principes moraux qui n’admettent ni dérogation, ni exception, ni aucun compromis » : refus de l’avortement et de l’euthanasie, respect des droits de l’embryon humain, protection de la famille fondée sur le mariage monogame et entre personnes de sexe différent, garantie de la liberté d’éducation des enfants, protection sociale des mineurs, et libération des victimes des formes modernes d’esclavage, droit à la liberté religieuse, et développement d’une économie au service de la personne et du bien commun, respect de la justice sociale, de la solidarité et de la subsidiarité, sauvegarde de la paix. En 2006, devenu pape, il énumère les principes non-négociables devant le Parti populaire européen, la droite européenne, les réduisant à trois : « protection de la vie dans toutes ses phases ; reconnaissance et défense de la structure naturelle de la famille – union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – ; protection du droit des parents à éduquer leurs enfants ».

Dès lors, il convient de réajuster les paramètres de la discussion sur la compatibilité entre le Front national et le catholicisme. Le FN respecte-t-il ces critères et spécialement les deux premiers principes non-négociables particulièrement clivants ? La récente passe d’arme entre Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot sur l’avortement montre qu’une partie importante du parti de Marine Le Pen y est opposé, à contre-courant de l’opinion générale pour qui l’avortement constitue un droit fondamental. On ne retrouvait nulle opposition de la sorte dans le programme d’un François Fillon qui pourtant se dit opposé à l’avortement « en conscience ». Mais la conscience n’est-elle pas le critère essentiel de choix politique ? Jean-Marie Le Pen, lui, était opposé l’avortement mais l’épiscopat français, souhaitant absolument se démarque de toute proximité idéologique avec le fondateur du FN, ne trouva d’autre moyen que de mettre en doute sa parole : Jean-Marie Le Pen était opposé à l’avortement pour une mauvaise raison. Laquelle ? Il s’y oppose non pas parce qu’il défend la vie, mais parce qu’il s’agit de sauvegarder la nation. Ce reproche lui est adressé sur la base d’un slogan frontiste « Tuer l’enfant, c’est tuer la France ». Mais ce slogan diffère-t-il vraiment du mot de Saint Jean-Paul II « Une nation qui tue ses propres enfants n’a pas d’avenir » ?

Sur l’opposition au mariage homosexuel, là encore le FN se place comme l’un des partis les plus en adéquation avec la Note du cardinal Ratzinger. Certes le Front national ne fit pas bloc contre la loi Taubira, certes Marine Le Pen ne se rendit à aucune Manif pour Tous, mais Marion Maréchal-Le Pen ou le SIEL, mouvement proche du Front, furent à la pointe de la contestation. Contre Macron, Le Pen se pose en seule défenseure authentique du mariage entre un homme et une femme, en proposant d’abroger la loi Taubira. Se pourrait-il que le million de défenseurs de la famille et de la filiation descendu dans la rue contre le mariage gay en 2013 renie leur combat soudainement en votant pour un candidat libéral-libertaire, promouvant la PMA pour les couples lesbiens ? La Manif pour Tous dans un communiqué n'a-t-elle pas qualifié Macron de "candidat ouvertement anti-famille" faisant "passer l'argent avant l'humain" ? Enfin, comment nier que, comme l’indique le baromètre d’Alliance Vita, institut pro-vie, il n’y a aucune comparaison possible entre Le Pen et Macron sur les sujets sociétaux, auxquels l’Église porte tant d’attention ? [...]"

Source: Le Prisme via Le Salon beige

Si la France est malade, c'est que son âme est blessée...

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Si la France est malade, ce n'est pas d'abord du chômage, c'est que son âme est blessée.

Imaginons deux hommes de même constitution ayant subi le même grave accident qui les a menés aux portes de la mort. Si nous revenons quinze jours plus tard à l’hôpital, nous serons sans doute étonnés d’apprendre que l’un est mort, tandis que l’autre semble ressuscité. Que s’est-il passé ? Le premier, anéanti par la souffrance, s’est laissé emporter sur la pente douce de l’endormissement fatal. Le second, lui, a refusé de mourir, tout son être s’est mobilisé pour faire " repartir la machine ", une véritable rage de vivre l’a envahi et a donné à son corps l’énergie nécessaire pour que les médicaments produisent un effet inespéré, pour que la mort recule craintivement.

Ce qui a fait la différence entre les deux, c’est la vitalité de leur âme. Chez l’un, elle était comme fatiguée de lutter, de souffrir. L’autre, au contraire, a mis en pratique la devise du maréchal de Lattre de Tassigny : " Ne pas subir ".

Notre France est malade : c’est une trivialité de le constater. Contre cette langueur mortelle, " on a tout essayé ", diraient les politiques : plus de droits de l’homme, plus de socialisme, de libéralisme, plus de laïcité, de " vivre ensemble ", de " valeurs républicaines ", de démocratie... Mais rien n’y fait. La maladie continue de progresser.

Le problème, c’est que tous les remèdes proposés concernent le corps de la France. Il est vrai que notre pays souffre de difficultés économiques, de tensions sociales, d’une immigration incontrôlée, d’insécurité et de terrorisme, d’un chômage massif. Mais ceci n’est que la conséquence d’un mal plus profond et, faute de soigner celui-ci, on administre d’inutiles emplâtres.

Si la France est malade, ce n’est pas d’abord du chômage ou de la crise économique : c’est que son âme est blessée, altérée. Guérissez son âme, et la France revivra. Rendez-lui son âme, et les problèmes que connaît notre pays (et ils existent, bien sûr) trouveront une solution.

L’âme de la France est chrétienne. On peut tourner le problème de tous les côtés, on peut discuter pendant cent sept ans, on ne sortira pas de cette évidence solaire : l’âme de la France est chrétienne. Or, ce qui a constitué le geste fondateur de la modernité en France, c’est précisément la rupture entre le Christ et la France, lors de la Révolution. À partir de ce jour, parce que la racine de sa vitalité était coupée par le laïcisme, notre pays est comme entré en agonie.

Les effets les plus graves de cette rupture mortelle ne sont néanmoins pas apparus tout de suite : car la France vivait sur l’élan de la chrétienté. Les institutions issues du christianisme étaient encore largement en place, les moeurs étaient imprégnées de christianisme.

Toutefois, de génération en génération, cette empreinte chrétienne s’est progressivement effacée.

Les moeurs se sont paganisées. La France a commencé à subir cette perte de mémoire historique et spirituelle, cette décomposition morale qui la caractérise aujourd’hui. Plus graves encore ont été les lois scélérates qui institutionnalisent le mal, l’installent dans la société comme une chose normale, depuis la loi Naquet sur le divorce, en 1884, jusqu’à la loi sur les unions infâmes, en passant par la loi Veil sur l’assassinat des enfants, sans oublier ces lois d’euthanasie qu’on nous promet.

Il restait toutefois une institution qui conservait intactes les traditions françaises : c’était l’Église. Hélas ! à partir des années cinquante, les hommes d’Église ont commencé à tourner le dos à leur devoir et à vouloir à tout prix rejoindre la modernité dans ce qu’elle a de plus contestable. Cette trahison des clercs s’est accélérée avec le concile Vatican II et la période qui l’a suivi, dont le symbole est mai 1968.

Cependant, ce processus de décadence, s’il est très grave, n’est pas irrémédiable. Si l’âme de la France est atteinte, elle n’est pas encore définitivement morte, car elle survit dans tous les Français qui veulent conserver la foi catholique et les traditions nationales.

Pour inverser ce processus, il faut impérativement que chaque Français conscient du drame que connaissent notre pays et notre civilisation travaille au salut de la France. Nous avons besoin d’évêques vraiment catholiques et " gardiens de la cité ". Nous avons besoin de prêtres zélés, humbles, fervents, missionnaires. Nous avons besoin d’hommes politiques clairvoyants, habiles, courageux et habités d’une foi profonde. Nous avons besoin de soldats catholiques, de chefs d’entreprise catholiques, d’ouvriers et de paysans catholiques, d’enseignants catholiques, de policiers catholiques, de juges catholiques, de médecins catholiques...

Bref, il faut que les catholiques se réapproprient les postes majeurs de notre pays, non pas pour se servir eux-mêmes, mais pour servir la France. Il faut que les chrétiens reconquièrent méthodiquement leur patrimoine national, pour le rendre au Christ-Roi. Il faut que les disciples de Jésus cessent de subir avec résignation et tremblement une dictature mentalement étrangère aux traditions françaises, pour refaire une France vraiment catholique, et par là pleinement française.

Abbé Christian Bouchacourt, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Editorial du FIDELITER n° 232.

Catholiques : un saut vertigineux vers le FN !

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Catholiques : l’extrême tentation FN 

Avant même les fêtes, c’est déjà la gueule de bois. Pour le catholicisme français, l’automne a été celui des discrets déchirements, puis des calamités. Vieille constante de la science électorale, la digue catholique dressée contre le vote en faveur du FN, a cédé, ce dimanche 6 décembre. Ce jour-là, au premier tour des régionales, les catholiques se sont mis à l’unisson d’une France malade et qui se droitisait : ils ont représenté un tiers de ceux qui ont voté le parti de Marine Le Pen. Pour la cathosphère (déjà bien à droite), ce choix révèle une nouvelle géographie, un paysage qui s’est fortement modifié depuis les bruyantes batailles contre le mariage gay...

Non Mgr Ulrich, vous n’aurez pas mon denier car je ne vous fais pas confiance !

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Je suis catholique français, papiste, respectueux de l’Église apostolique, pratiquant, mais je ne paierai pas le denier traditionnel qui lui est dû. Je réserverai mes sous à ceux en qui j’ai confiance.

En appelant à voter contre le Front national, Mgr Laurent Ulrich, évêque de Lille, a, une fois de plus, arboré des signes ostentatoires de nudité, comme le fameux roi d’Andersen, en faisant croire, par le maniement quelque peu plombé de la rhétorique de l’Autre, qu’il était revêtu des oripeaux évangéliques.

Les catholiques et le Front national

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Ignorant pour la plupart la doctrine chrétienne, les adversaires de Marine Le Pen cherchent à opposer la fermeté de celle-ci à l’égard de l’immigration au devoir de charité prôné par le Pape François.

Afin de discréditer le Front national aux yeux des électeurs chrétiens, et plus particulièrement catholiques, les médias de l’oligarchie se sont récemment scandalisés de l’invitation de Marion Maréchal-Le Pen à l’Université d’été du diocèse de Fréjus-Toulon organisée par Monseigneur Rey en prétextant, sans apporter aucun argument de fond, que les « thèses » du parti fondé par Jean-Marie Le Pen seraient incompatibles avec l’enseignement de l’Église.

Observation liminaire : ces grandes consciences s’interrogent-elles sur l’idéologie professée par les représentants des mouvements politiques « respectables » lorsque ceux-ci sont accueillis par les autorités des différents cultes reconnus par la République, y compris musulman et juif ? Qui dénonce le laïcisme intransigeant du Parti socialiste, alors que la religion du Prophète ne distingue pas le pouvoir spirituel du pouvoir temporel ? Examine-t-on les préceptes de la Torah au regard des idées professées par les invités au dîner annuel du CRIF ?

En revanche, une brève étude du projet du Front national aurait conduit nos censeurs autoproclamés à reconnaître que les valeurs qu’il défend apparaissent plus respectueuses du message évangélique que celles de ses principaux concurrents. Pour s’en convaincre, rappelons quelques points fondamentaux de la doctrine sociale de l’Église...

L’enseignement catholique français est-il encore seulement catholique ?

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Sidération : profond bouleversement psychique ou émotionnel qui paralyse la réflexion et la capacité d’action.
 
Cette définition s’applique à l’attitude d’une immense majorité de nos contemporains qui se trouvent incapables de comprendre les enjeux de la pensée unique et de la morale « républicaine » dont on nous rebat les oreilles à longueur de temps, surtout depuis l’instauration du fameux « esprit Charlie ». Elle s’applique également, hélas ! à l’école dite catholique qui vient, une fois encore, de montrer sa totale soumission au système politico-médiatique.
 
Dans un communiqué publié il y a quelques jours, l’Enseignement catholique s’associe à sa manière à la Charte de la laïcité rendue obligatoire dans les établissements publics. Il écrit :...

Veillée de prières devant l'Assemblée Nationale durant la soirée du 29 janvier

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Des foules importantes ont manifesté le 13 janvier dernier contre le projet de loi visant à dénaturer le mariage et la parenté. Il faut s'en réjouir. Mais ne nous y trompons pas : Dieu nous a enseigné que si le secours de la Grâce céleste venait à nous manquer, nous ne pourrions absolument rien par nous-mêmes. Or, c'est avant tout la prière qui nous permettra de mériter la grâce.

 

Le 29 janvier prochain s'ouvriront les débats en séance plénière à l'Assemblée Nationale à propos de ce projet de loi contre-nature. La prière est l'arme la plus puissante contre les forces du mal.

 

Le 29 janvier, venons prier avec Foi et Espérance, avec attention et ferveur Celui qui est Tout-Puissant. Implorons Dieu de nous préserver de cette loi inique, de susciter les défenseurs de la Famille, de nous guider dans nos actions.

 

Le 29 janvier, durant cette veillée de prières devant l'Assemblée Nationale, nous supporterons le froid comme une pénitence.

 

CIVITAS vous fixe rendez-vous le mardi 29 janvier, de 20h à 22h, place Edouard Herriot (7ème) devant l'Assemblée Nationale.

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Alain ESCADA était l'invité d'Audrey Crespo Mara sur LCI : http://fr.gloria.tv/?media=391625

 

La loi sur le mariage précèdera les persécutions antichrétiennes

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1.054 prêtres et 13 évêques et responsables de communautés religieuses de l'Eglise en Angleterre ont co-signe une lettre ouverte dans The Daily Telegraph pour mettre en garde contre les conséquences pour les catholiques de la légalisation du « mariage » des personnes de même sexe. La liberté d’expression eet la liberté de pratiquer la foi catholique sont menacées. 

Soutenez l'action de l'ACVO

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Vous pouvez désormais soutenir l'action de l'ACVO à partir du site web, sans avoir à aller poster un courrier.
En cliquant sur le bouton "Paypal", en haut et à droite de n'importe quelle page, vous payez directement et simplement, de manière totalement sécurisée, soit à l'aide de votre carte Bleue ou carte Visa, soit en utilisant votre compte Paypal.

Vous pourrez ainsi soutenir l'action de l'ACVO, témoin et acteur de son temps pour la renaissance des valeurs chrétiennes dans la vie sociale.

Rien de plus simple, rien de plus fiable, rien de plus rapide.

Elus ayant une adresse courriel

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Très régulièrement, et particulièrement avant et après les échéances electorales, l'ACVO écrit aux candidats et élus pour leur faire connaitre ou leur rappeler les valeurs auxquelles les Catholiques sont attachés. De manière courtoise et assidue, nous gardons ainsi le contact avec eux.

Avortement : Marion Maréchal-Le Pen interpelle l’Eglise de France

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Marion Maréchal-Le Pen, Député FN et porte-parole de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle, était l’invitée politique de la semaine dans l’émission Face aux chrétiens le 09/02/2017. Elle a interpellé l’Eglise qui est en France sur le sujet de l’avortement. Attention, elle ne prend pas de gants… il y a des oreilles mitrées qui vont siffler :


Marion Maréchal-Le Pen - L'Eglise de France et... par KTOTV

Tribune – Des effets nocifs du Yoga sur la spiritualité chrétienne

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En tant que Chrétien Catholique né dans une famille Catholique traditionnelle au Kerala, en Inde, mais ayant vécu parmi les Hindous, et maintenant en tant que prêtre catholique et prédicateur charismatique dans 60 pays sur tous les continents, j’ai quelque chose à dire au sujet des effets nocifs du Yoga sur la spiritualité et la vie Chrétienne.  Je sais qu’il y a un intérêt grandissant pour le yoga à travers le monde, même parmi les Chrétiens, et cet intérêt s’est étendu à d’autres pratiques ésotériques et de Nouvel Age.

Pour certains, le yoga est un moyen de détente et de relâchement des tensions, pour d’autres c’est une forme d’exercice contribuant à l’amélioration de la forme et de la santé et pour un petit nombre c’est un moyen de guérison des maladies. Il y a beaucoup de confusion dans l’esprit du Catholique moyen – laïcs et religieux – parce que le yoga promu chez les Catholiques n’est ni entièrement une discipline de santé, ni entièrement une discipline spirituelle, mais parfois l’une, parfois l’autre, et souvent un mélange des deux. Mais, En fait, le yoga est avant tout une discipline spirituelle et je sais que, même des prêtres et des religieuses dans les séminaires et noviciats conseillent le yoga comme une aide à la méditation et la prière.

Lettre au Cardinal Barbarin : “Éminence, voici une ligne de défense possible”

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Pascal Avot est conseiller en communication. Sur Atlantico, il adresse cette lettre ouverte au Primat des Gaules :

Monseigneur,

Si vous n'avez plus d'autre choix que de vous rendre au Golgotha, suivez le mode d'emploi laissé par le Seigneur toute sa vie : dites le Bien. Le scandale en cours est LA fenêtre de tir médiatique de votre vie. Prêchez. C'est le moment. C'est le pic de votre vocation. Ne faites plus de déclarations, mais des homélies. Renversez la table et l'échiquier en parlant notre langage, et non celui de vos avocats. Dites que l'Église est pécheresse, oui, dites-le, et dites qu'aucune autre ONG dans le monde ne sauve, soigne, éduque, nourrit, héberge, fait grandir autant d'enfants, très malades ou bien portants, très pauvres ou bourgeois, avec une dignité universellement reconnue.

Sur les cinq continents, des parents non-chrétiens préfèrent placer leurs enfants dans une école catholique. Rappelez que ces parents-là ne pensent pas "pédophilie" quand on leur dit "éducation catholique". Ils pensent "morale", "vie saine", "respect de l'autre". Brandissez nos vertus, et non votre prudence ! Exposez calmement notre beauté et la laideur de l'adversaire, et précisez que sa laideur est la nôtre, l'humaine laideur, contre laquelle il convient de combattre ensemble. Affirmez qu'elle est votre ennemie depuis toujours et que vous la combattrez autant chez vos contradicteurs qu'en vous-même. Noyez-les dans la vérité et la fermeté. Et, s'il doit se dresser devant vous, va pour le Golgotha que voulez-vous.

Debout, Monseigneur. Soyez un pécheur et soyez un saint. Nous n'avons que faire de l'enquête. Tout à fait innocent ou un peu coupable, évangélisez. Vous pouvez vous permettre de perdre le procès terrestre, vous n'en mourrez pas, contrairement au Christ. En revanche, vous ne pouvez pas vous permettre de perdre le procès spirituel. Ne vous défendez pas : défendez l'école catholique, ses innombrables serviteurs si doux, ses innombrables élèves si chanceux, son rôle inouï dans l'Histoire et aujourd'hui encore. Dites que si l'on fermait demain matin toutes les écoles catholiques dans le monde, le niveau d'éducation de l'humanité - et de la France en particulier - chuterait d'un coup, comme un avion dans un trou d'air mortel. De cette manière, vous pouvez, au pire, être vaincu en tant que citoyen et vaincre en tant qu'apôtre. Nous ne vous demandons pas plus que cette victoire-là, et nous l'espérons avec force. 

Si vous avez besoin d'éléments chiffrés, en voici quelques-uns (source : site officiel de l'Église catholique de France) : 

9 956 orphelinats.
12 387 jardins d'enfants.
68 119 écoles maternelles.
92 971 écoles primaires.
42 495 instituts d'enseignement secondaire.
36 933 centres d'éducation ou de rééducation sociale (sachant que d'autres institutions catholiques s'occupent également d'enfants).
5 558 hôpitaux.
17 763 dispensaires. 
561 léproseries.
16 073 maisons pour malades chroniques, handicapés et personnes âgées.

Le PCD, l'attrape-catho en politique

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Caution morale pour les catholiques depuis sa création, le PCD se couche systématiquement lors des grosses élections et invite son électorat à voter pour l’UMP, trahissant de fait la deuxième lettre de son sigle.

La dépêche AFP de M. Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, s’offusquant de la composition des listes de l’ex-UMP en vue des élections régionales, pourrait être cocasse si elle n’était pas tragique.

Cocasse parce que la dépêche est criante de naïveté. M. Poisson s’étonne de voir son parti écarté de différentes listes régionales (Pays de la Loire et Rhône-Alpes-Auvergne principalement), il feint de ne pas comprendre que l’UMP n’agit jamais selon une idéologie, mais seulement par un calcul rationnel des voix. Le PCD plus clivant et représentant moins d’électeurs potentiels que l’UDI et le MoDem, il est logiquement abandonné.

Tragique parce que ce n’est pas un bête jeu d’alliance, M. Poisson, c’est de la politique, c’est la vie de la cité qui se joue, pas la place de M. X en deuxième position sur une liste. Ce pitoyable cirque invite à poser la question qui fâche:

Quel rôle le PCD a-t-il dans la société ?

Caution morale pour les catholiques depuis sa création, le PCD se couche systématiquement lors des grosses élections et invite son électorat à voter pour l’UMP, trahissant de fait la deuxième lettre de son sigle. En effet, que reste-t-il de chrétien à un parti qui favorise l’accession au pouvoir de ceux qui détruisent la famille depuis plus de 40 ans, par leurs actions coupables, leur silence complice ou leurs omissions volontaires ?

52 responsables pro-vie demandent le refus de la communion aux politiques pro-avortement

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A l'heure où certains se posent de la question de savoir s'il faut ou non donner la communion aux divorcés-remariés, alors que cette question a été réglée dès 1981 par Jean-Paul II dans son exhortation Familiaris Consortio, une cinquantaine de responsables pro-vie du monde entier (la France était représentée notamment par le Collectif en Marche pour la Vie) ont signé en présence du cardinal Burke, Préfet de la Signature apostolique, le samedi 3 mai un appel aux évêques afin qu’ils refusent la communion aux responsables politiques qui soutiennent l’avortement :

"Nous, leaders pro-vie, appelons les évêques du monde entier à faire preuve de miséricorde à l’égard des hommes politiques catholiques favorables à l’avortement.

Considérant que saint Paul a écrit au chapitre 11 de la Première Lettre aux Corinthiens : « Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement (…) mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps. » (1Co 11:29) ;

Considérant que le canon 915 du Code de droit canon de l’Eglise dispose que « ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion » ;