Défense du mariage, le 26 mai à Paris avec Civitas

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Le sénateur Seillier appelle à manifester avec Civitas

Alors que la Presse et la Toile commentent les erreurs politiques et les mots d’ordre inacceptables imposés à la Manif pour tous, l’ancien sénateur MPF Bernard Seillier a donné un éclairage semblable, fondé sur des arguments plus religieux et philosophiques, dans un appel à manifester avec Civitas, le 26 mai prochain. C’est une pièce importante qui restera au dossier de cette affaire qui est tout sauf festive.

 

A Présent, il nous semble essentiel que toute la mobilisation du 26 mai soit entendue et comprise comme un rejet frontal de la loi Taubira, en faisant comprendre que Frigide Barjot, sa « lutte contre l’homophobie » et sa promotion tyrannique de l’union civile ne sont pas acceptées par la plus belle part des manifestants. En deux mots : la marginaliser ou aller ailleurs.

Il est important aussi que toutes les initiatives contre le « mariage » gay soient des réussites. Et Présent couvrira l’ensemble des événements.

Le Saint-Père Jean-Paul II nous a interpellés au Bourget en 1980 : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? France, Fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle pour le bien de l’homme à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ? »

France, le moment est venu de répondre à cette question et d’entreprendre la rénovation des promesses de ton baptême !

Car l’ennemi t’a déclaré la guerre en prétendant supprimer la nature sacrée du mariage. Et cet attentat vient de l’autorité la plus haute de l’Etat, dont la mission est en vérité de protéger les fondements de la société au lieu de la détruire !

Le pouvoir politique, qu’il soit présidentiel, parlementaire ou populaire ne dispose d’aucune autorité pour modifier la nature même du mariage qui est absolument indisponible. Prétendre le contraire est un mensonge. Le faire est un abus de pouvoir caractérisé qui sera sanctionné, comme le sont tôt ou tard toutes les tyrannies. L’annonce publique de ses intentions préalablement à son élection, comme l’avait fait François Hollande avec la mesure 31 de son programme : « J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels » ne légitime pas plus cette action que n’avait pu le faire pour la politique antisémite d’Hitler la publication de Mein Kampf avant son succès électoral de 1933.

La nature du mariage en tant qu’union de l’homme et de la femme a la puissance de la loi naturelle, qui n’est autre que la loi divine inscrite dans le cœur de l’homme. L’aurait-on oublié ?

Jean-Paul Sartre ne l’ignorait pas quand il prétendait qu’il n’y avait pas de nature humaine puisqu’il n’y avait pas de dieu pour la créer.

Celui qui prétend détruire la nature du mariage décide en fait de détruire l’humanité de l’homme, et rend par le fait même son autorité illégitime, fût-il légalement élu.

C’est pourquoi l’heure a sonné pour un nouveau combat de la France.

Françaises et Français, vous avez commencé à vous soulever contre cette déclaration de guerre qui vous est faite, en défilant dans les rues de nos villes en novembre 2012.

Puis vos cortèges se sont répétés les 13 janvier et 24 mars 2013 en prenant une ampleur que le pouvoir officiel a vainement refusé de prendre en considération.

Dans le cadre de la « Manif pour tous » les organisateurs ont voulu donner aux défilés des allures festives et joyeuses, anticipant la victoire malgré la gravité de la situation, tellement persuadés que le bon sens et la foule nombreuse triompheraient facilement de l’agression coupable.

La stupeur est grande aujourd’hui devant l’entêtement et l’aveuglement du pouvoir.

Vous vous apprêtez à manifester à nouveau votre indignation le 26 mai prochain, car vous ne lâcherez rien et vous avez raison. Votre détermination est intacte car vous sentez au fond de vous-même que votre résistance provient d’un sursaut au plus profond de votre conscience.

Mais vous cherchez comment poursuivre le mouvement. Ici une analyse lucide et sans complaisance s’impose.

Votre soulèvement n’aurait pas rassemblé la masse qu’il a pu atteindre s’il n’y avait eu à la base le refus de la loi inique et la volonté de mobilisation des associations familiales et des associations paroissiales.

Frigide Barjot, avec son talent de professionnelle de la télévision et de la société médiatique, a donné aux cortèges cette tonalité festive et amusante des jeux télévisés. Hélas, dans leur ensemble les médias n’ont pas relayé cet enthousiasme et le pouvoir en place n’a éprouvé aucune inquiétude devant une foule aussi gentille et s’est même autorisé à réprimer lâchement, à partir du 24 mars, des familles paisibles, des jeunes gens et des jeunes filles désignés à l’avance comme suspects par Frigide Barjot.

Celle-ci hésite aujourd’hui sur la manière de canaliser à l’avenir votre détermination. Elle a évoqué les élections municipales de 2014. Elle se fait aujourd’hui la championne du contrat d’union civile, oubliant que la pièce avait déjà été jouée il y a quinze ans, car le PACS (Pacte Civil de Solidarité) créé en 1999 a été initialement présenté au Parlement sous le nom de Contrat d’Union Civile et Sociale dont les initiales CUCS parurent malvenues par leur dissonance.

Le proposer à nouveau aujourd’hui est clairement une mystification et une trahison du soulèvement populaire en cours.

Quel est le véritable objectif de Frigide Barjot ? Sa proposition actuelle d’union civile pour des homosexuels et sa férocité à exclure des cortèges et des tribunes toutes celles et tous ceux dont la foi catholique pourrait être visible sont suspectes. Deux témoins symboliques de cet ostracisme sont Béatrice Bourges et Grégor Puppinck, privés de micros le 24 mars dernier !

Son acharnement contre le mouvement Civitas depuis la première manifestation de novembre 2012 reflète cet anticatholicisme inquiétant. Civitas est un mouvement de laïcs capable d’offrir aujourd’hui à la fois des garanties tant sur la discipline interne des cortèges que sur la primauté de l’attachement christique et marial de chacun de ses membres, et la référence de tous à Jeanne d’Arc.

Le mouvement Civitas a, le premier, appelé à manifester le dimanche 18 novembre 2012 à Paris. Frigide Barjot a aussitôt appelé, à la grande surprise des familles, à manifester la veille. Cette volonté obsessionnelle de se définir par opposition à Civitas la conduit aujourd’hui au naufrage de la cause qu’elle voulait défendre initialement, car cette cause ne peut pas triompher sur des assises d’apolitisme et d’anticatholicisme.

Cela suffit. Il est temps de permettre au soulèvement populaire de révéler la véritable énergie qui l’anime en vérité depuis son origine : la défense du caractère sacré du mariage en lui-même. Il est normal que ceux qui sont attachés au tout premier principe non négociable, à savoir l’amour primordial dû à Dieu, soient en première ligne pour combattre le sacrilège au nom même de l’honneur de Dieu. Pour obtenir le triomphe du bien et de la vérité, ils ne peuvent pas accepter l’injonction de se camoufler en athées ou d’être exclus des cortèges. Marchant résolument dans le sillage de Jeanne d’Arc, patronne de la France avec Thérèse de Lisieux, au service de la justice et de la paix, ils veulent avoir la liberté de dire comme Jeanne : « En Nom Dieu les hommes d’armes combattront, et Dieu leur donnera la victoire », et « La victoire ne vient pas du nombre mais de la force ; la force elle-même venant du Ciel. »

C’est avec cet esprit et cette certitude que nous défilerons le 26 mai prochain avec le mouvement Civitas, dignement et pacifiquement, pour que notre marche ait une valeur éducatrice, et aussi avec détermination pour rénover les promesses du baptême de la France et rappeler qu’il ne peut y avoir de liberté authentique en dehors de l’amour de Dieu, de l’Eglise, de la patrie et du respect de la famille fondée sur le caractère sacré du mariage.

Bernard Seillier

26 mai à 14 h 30 – manifestation « Ennemis du mariage, de la famille, de la France : du balai ! » – de la place Général Catroux (métro Malesherbes) à l’Opéra. Venez avec votre balai ou votre drapeau frappé du sacré-cœur !

Source: le quotidien Présent