A propos du synode

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Communiqué de M. l'abbé Bouchacourt

Dans quelques jours s’ouvrira le Synode sur la famille. Les orientations de la 1ère session, les déclarations de certains participants et le document préparatoire de cette 2e session nous font craindre un grand péril pour l’Eglise. Après la ruine de la foi consécutive au concile Vatican II et aux réformes qui l’ont suivi, voici que se profile une remise en cause de la morale que l’Eglise a toujours enseignée. Un certain nombre d’évêques et de cardinaux ont eux-mêmes tiré la sonnette d’alarme ces derniers mois.

Devant un tel péril pour nos âmes et pour la société, nous ne pouvons rester passifs. Il nous faut supplier Dieu qu’il ait pitié de la sainte Eglise. Aussi, durant la semaine du 26 septembre au 3 octobre, j’invite les fidèles et les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X du district de France :

- à réciter le chapelet en famille ou dans nos églises et chapelles afin de supplier la Vierge Marie de protéger l’Eglise d’un tel désastre.
- de plus, que dans chaque lieu où cela sera possible, un jour de cette semaine, soit organisée une Heure sainte ou une veillée de prière devant le Très Saint- Sacrement exposé.
- que durant cette semaine (1), soient ajoutées aux oraisons de la messe du jour celles « pro quacumque tribulatione ».
- à ces prières, joignons la pénitence afin que Notre-Seigneur veille sur son Vicaire pour qu’il ne tombe pas au pouvoir des ennemis de l’Eglise.


En bons fils de l’Eglise, soyons généreux à répondre à cet appel afin que le Saint-Esprit éclaire les membres du synode et fortifie le Pape dans la foi. « Ut Domnum Apostólicum et omnes ecclesiásticos órdines in sancta religióne conserváre dignéris, te rogámus, audi nos (2).»

Abbé Christian BOUCHACOURT, Supérieur du District de France de la FSSPX,
le 17 septembre2015 en la fête de l'impression des Stigmates de saint François

La communion dans la main au cœur de la crise de l'Eglise

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Nous avons rencontré Mgr Schneider, évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan. Il vient de publier aux éditions ContretempsCorpus Christi. La communion dans la main au cœur de la crise de l'Église et s'exprime régulièrement sur la situation de l'Église.

Il va donner deux conférences :

  • À Versailles, en partenariat avec l'AVANDA, samedi 6 décembre à 20 h 30, Université Inter-Âges 6, impasse des gendarmes. Participation libre aux frais.
  • À Paris, mardi 9 décembre à 20 h 30, amphithéâtre de l'ASIEM 6, rue Albert de Lapparent, Paris 7 M° Ségur, Sèvres-Lecourbe, St François-Xavier. Participation aux frais : 7 € - tarif réduit (adhérent RC ; étudiants) : 4 € 

Excellence, même si beaucoup de lecteurs vous connaissent déjà, pourriez-vous vous présenter ?

Athanasius Schneider : Je suis né en 1961 au Kirghizistan, état de l'ancienne Union Soviétique, dans une famille catholique allemande. Mes parents sont des Allemands de la mer Noire mais originaires d'Alsace près d'Haguenau. Après la Seconde Guerre mondiale mes parents furent déportés, dans des conditions inhumaines, par Staline dans l'Oural pour des travaux forcés. C'est grâce à la foi catholique que mes parents ont survécu ! J'ai eu le privilège de recevoir cette foi pour ainsi dire avec le lait maternel en même temps que les sacrements et de vivre ma vie chrétienne dans une Église clandestine. Puis, par une grâce spéciale de Dieu, nous pûmes émigrer en Allemagne. En 1982 je suis entré dans l'Ordre des Chanoines Réguliers de la Sainte-Croix, en Autriche, avant d'être envoyé en mission au Brésil, où j'ai reçu l'ordination sacerdotale en 1990. En 1997, j'ai obtenu un doctorat en patrologie à Rome. À partir de 1999 j'ai e nseigné la théologie au séminaire inter-diocésain de Karaganda, au Kazakhstan. En 2006, j'ai été nommé évêque auxiliaire de Karaganda et, en 2011, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana, capitale du Kazakhstan. Actuellement je suis secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Kazakhstan et président de la commission liturgique.

Le sujet de votre livre est la Communion dans la main. N'existe-t-il pas des questions plus urgentes à traiter aujourd'hui dans l'Église que celle de la communion dans la main ?

A. S. : Effectivement il semblerait qu'existent dans l'Église des questions plus urgentes à traiter que la communion dans la main, cependant il ne s'agit que d'une apparence. En effet l'Église vit aujourd'hui une véritable tragédie car a été éclipsée, mise au second plan et donc banalisée la réalité centrale dans l'Église et sur la terre : le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie.

Prière pour les Irakiens

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Saad Sirop Hanna, évêque auxiliaire de Bagdad demande à toutes les personnes de bonne volonté de prier pour les Irakiens une demi-heure DEMAIN devant le Saint Sacrement, l'idéal serait de le faire en même temps qu'eux à 18 heures, heure Irakienne.

Les inventions de Mgr Dagens pour cacher la pénurie de vocations dans son diocèse

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Mgr Dagens a publié dans La Croix une tribune dans laquelle il s’en prend à la « pastorale des vocations », critiquant à mots couverts les évêques qui cherchent activement à remplir leurs séminaires et y parviennent. Tombant pour ce faire dans le fidéisme le plus complet, qui consiste à considérer qu’il ne faut rien faire parce que l’Esprit Saint pourvoira, l’évêque académicien ne parvient pas à cacher une chose : les séminaires qui attirent les futurs prêtres sont ceux qui utilisent à nouveau les méthodes traditionnelles tant honnies par Mgr Dagens.
 
Au lieu de se mettre à la remorque d’une machine qui semble enfin fonctionner dans l’Église de France, l’évêque d’Angoulême préfère regarder ses vieux prêtres soixante-huitards mourir sans remplacement suffisant. Mieux, même : en se félicitant de ce qu’il ne fait rien pour permettre aux appelés de répondre à cette vocation, considérant que ceux qui le font agissent en managers zélés. L’humilité à Angoulême, ce n’est pas pour maintenant.
 
L’intégralité de cet argumentaire de haute volée est disponible ici.

"Mon frère, passez-moi le ballon"

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Des séminaristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X jouent au football le 25 mai 2014 à Ecône, en Suisse (AFP / Fabrice Coffrini)

Des séminaristes de la fraternité traditionaliste Saint-Pie-X jouent au football le dimanche 25 mai 2014 sur un terrain à Riddes, près d'Ecône, en Suisse (AFP / Fabrice Coffrini)
 
RIDDES (Suisse), 3 juin 2014 – La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X est une société catholique traditionaliste fondée par Mgr Marcel Lefebvre. Elle est surtout connue pour ses prises de position ultraconservatrices et ses frictions avec le Vatican. Elle l’est moins pour ses talents footballistiques.

Tous les dimanches, les prêtres et futurs prêtres du séminaire de la fraternité à Écône, en Suisse, se détendent au terme d’une intense semaine d’étude et de prière. Certains font de la course à pied, d’autres jouent au basket, d’autres encore au football. Ils pratiquent toujours ces activités sportives en soutane puisque pour les traditionalistes, un prêtre doit garder son habit distinctif dans toutes les circonstances de la vie en société afin de montrer qu’il « vit dans le monde sans être du monde »… Mais les chaussures à crampons sont tolérées.

le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l'encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

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  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l'encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Dans L'Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l'encyclique en 1913:

« Nous n'avons rien d'aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu'elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s'agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s'agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l'exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C'est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d'égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d'eux n'a le droit de commander à un de ses semblables, et c'est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d'eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n'en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l'État, même malgré eux... En outre, l'État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 « Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l'Espagne et l'Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l'armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l'Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s'exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu'ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d'État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s'enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l'on tient tant à se cacher, c'est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d'excommunication, aux fidèles de s'agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

Source: le Salon beige.

Les nouveaux cahiers de doléances

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 Etrange questionnaire sur la famille auquel chacun peut répondre librement ce qu'il veut, ce qu'il sent, éventuellement ce qu'il croit... sur l'indissolubilité du mariage, la contraception, l'homosexualité... Les réponses à ce questionnaire sont censées aider les cardinaux à mieux comprendre « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation », lors du Synode qui doit se tenir en octobre prochain.

Depuis quelques semaines, ces réponses sont diffusées dans la presse et sur Internet par certaines conférences épiscopales qui veulent montrer à tout le monde, mais surtout à Rome, le décalage qui existe entre la doctrine catholique et la pratique des catholiques. Déjà on suggère que pour réduire ce décalage, il suffirait de réduire les exigences morales...

Si l'on continue ainsi, les réponses à ce sondage mondial seront bientôt présentées comme les cahiers de doléances des laïcs remis à leurs représentants, les cardinaux, en vue du Synode conçu comme les Etats généraux de « la famille dans le contexte de l'évangélisation ». Alors on pourra redire, comme le cardinal Suenens à propos de Vatican II : « C'est 1789 dans l'Eglise ! »

Abbé A.L.

Le pape François ne veut plus d’une Eglise à la mode

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Voici une nouvelle qui devrait nous réjouir : le pape François ne veut plus d’une Eglise à la mode, il veut aller au fond des choses. Enfin le successeur de Pierre prend le taureau par les cornes !

L’évènement est relaté par Mgr Jan Graubner, en visite ad limina à Rome le 14 janvier 2014 avec les évêques tchèques :

«Lorsqu’il a été question de ceux qui sont contents de l’ancienne liturgie et qui reviennent vers elle, il était clair que le pape parle avec grand amour, avec attention et affection envers chacun, pour ne blesser personne. Malgré cela, il s’est exprimé de manière assez forte, quand il a dit qu’il comprend chez l’ancienne génération qu’elle retourne vers ce qu’elle a vécu, mais qu’il ne peut pas comprendre la jeune génération qui se tourne vers elle. «Quand je me pose la question plus concrètement – a ajouté le pape – je conclus que c’est une sorte de mode. Et puisque c’est une mode, c’est une chose qui passera, à laquelle il ne faut pas tellement faire attention. Mais il faut garder de la patience et de la bienveillance envers ceux qui sont tombés dans cette mode. Cependant je pense qu’il faut aller au fond des choses, parce que tant que nous n’irons pas au fond, aucune forme liturgique ne nous sauvera, ni l’une, ni l’autre

Il est plaisant de constater que ce que les progressistes ont voulu détruire pour être « à la mode » en s’ouvrant sur le monde, est perçu comme étant à la mode ! La logique progressiste va se détruire elle-même : si le Novus Ordo ne plait pas, c’est qu’il n’est plus à la mode – l’a-t-il seulement été un jour ? -, alors remplaçons le vite par ce qui plait : le Vetus Ordo ! Mais là le conciliaire « à la mode » redevient tout à coup un homme de principe : « Ne cédons pas à la mode ! ».

Le pape jésuite semble se prendre les pieds dans le tapis de la réalité ecclésiale : lui qui est le premier pape fruit intégral de la réforme conciliaire, il ne peut de sa place que constater les ruines accumulées par 50 ans de réformes conciliaires dont la garde est assurée par les cheveux blanchis des soixante-huitards dépassés, et observer que les jeunes générations veulent retrouver toute une Tradition dont ils ont été spoliés et que l’on a calomniée.

Il reste un petit effort au pape François pour proposer le vrai remède dont a besoin l’Eglise : jeter par-dessus bord tout ce qu’on a voulu faire par mode sous couvert d’une fausse adaptation : le concile Vatican II et toutes les réformes mortifères qui en sont issues.

Revenons au fond des choses comme le préconise le pape François : la Tradition n’est pas une mode, c’est un trésor qui perdure et dont la pérennité échappe à toutes les logiques humaines ; c’est l’arche de la nouvelle alliance.

Très Saint Père, la Tradition n’est pas une mode, c’est le roc de l’Eglise.

Austremoine

Mgr Brouwet appelle au jeûne pour la France

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Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes:

« Face à la crise profonde que nous traversons, face à la remise en cause de la famille et face aux atteintes à la vie humaine ; devant les projets de loi qui visent à bouleverser notre société et notre civilisation, il y a beaucoup à faire. Sur le plan de la réflexion et du dialogue d'abord. Sur le plan de l'éducation. A travers des œuvres sociales et par l'engagement politique.

A quelques jours de la visite de François Hollande, le pape rappelle la doctrine catholique sur le respect de la vie

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Le pape François a apporté son soutien à la "marche pour la vie" organisée ce week-end par des organisations de catholiques français contre la politique de leur gouvernement en matière d'avortement et de fin de vie, a rapporté Radio Vatican.

Dans un message aux organisateurs, publié par la radio du Saint-Siège, le nonce apostolique en France, Mgr Luigi Ventura, écrit que "le pape François est informé de cette initiative en faveur du respect de la vie humaine". "Il salue les participants à cette marche et les invite à maintenir vive leur attention pour ce sujet si important".

Une pétition circule pour "alerter" le pape sur la politique française hostile aux positions fondamentales des chrétiens sur les questions de la vie et de la famille. Lors de son message lundi au corps diplomatique, le pape François avait exprimé "l'horreur" que suscite en lui l'avortement et appelé les gouvernements à défendre la famille.

Lettre ouverte au Pape: http://www.citizengo.org/fr/2663-visite-f-hollande-au-vatican-lettre-ouverte-au-pape?tc=gm&tcid=992732

Le massacre des Franciscains de l'Immaculée

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Le jour de l'Immaculée Conception, le commissaire Volpi a décrété l'interdit sur les Franciscains de l'Immaculée

Après le Décret nommant un Commissaire, pris en date du 11 juillet dernier, le Père Volpi, avec l’aide d’un petit nombre de sous-commissaires déchaînés, dont le Père Alfonso Bruno et le Pr. Mario Castellano, a commencé son travail de sape de l’Institut. Il a interdit la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures selon la forme extraordinaire du Rite romain, pourtant prévue par le Motu proprio Summorum pontificum ; il a déposé l’ensemble du gouvernement général de l’ordre, à commencer par le fondateur, le Père Stefano Maria Manelli, qui se trouve assigné à résidence sans en connaître les raisons ; il a destitué et transféré l’un après l’autre les plus fidèles collaborateurs du Père Manelli, toutes personnalités de haut niveau intellectuel et moral, attribuant leurs charges à des religieux dissidents, souvent incultes et dépourvus d’expérience de gouvernement ; il a menacé et puni les religieux qui avaient adressé une pétition au Saint-Siège et refusaient de la retirer ; enfin, par un diktat daté du 8 décembre 2013, il a fermé le Séminaire, suspendu les ordinations sacerdotales et diaconales et frappé d’interdit les publications de la maison d’édition Casa Mariana, interdisant de les diffuser dans les églises et sanctuaires confiés aux religieux ; il a étendu sa guerre personnelle aux tertiaires et aux laïcs qui soutiennent l’Institut, suspendant toutes les activités de la MIM (Mission Immaculée Médiatrice) et du TOFI (Tiers Ordre franciscain de l’Immaculée) ; il a également menacé de faire nommer un Commissaire pour l’Institut des religieuses franciscaines de l’Immaculée et leur a retiré, ainsi qu’aux Clarisses de l’Immaculée, l’assistance spirituelle des religieux. Il prétend enfin imposer à tous les religieux un “serment moderniste” de fidélité au Novus Ordo Missae et au Concile Vatican II.

Yves Daoudal

Mgr Minnerath dénonce la laïcité, devenue religion de la République

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Mgr Minnerath dénonce la laïcité, devenue religion de la République

Dans sa Lettre Pastorale intitulée « Avec pleine assurance et sans entrave » (pdf 12 pages), publiée à l'occasion de l'Avent 2013, Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, écrit notamment :

M"Des interprétations outrancières de la notion de laïcité visent à restreindre progressivement l’espace couvert par la liberté de religion. On tend à étendre la laïcité à la société entière, en faisant croire que la laïcité consiste à effacer tout signe religieux et toute conviction religieuse de l’espace public et à confiner la religion dans l’espace privé. En fait, on s’achemine vers un retour à la situation antérieure à l’invention de la liberté de religion où le pouvoir politique régentait tout l’humain, y compris la sphère que le christianisme lui a arrachée au profit de la liberté humaine. En France, depuis la Révolution il existe un courant visant à éradiquer le christianisme en lui substituant une religion séculière : culte de la Raison, de la République, etc. Ces tendances se manifestent encore de nos jours où des ministres déclarent ouvertement vouloir introduire la laïcité comme « une religion pour la République » avec l’esprit républicain pour credo, les enseignants comme clergé. La religion redeviendrait ce qu’elle était avant le christianisme : une religion civile et un moyen pour le pouvoir de dominer entièrement les hommes. Il ne suffit pas de déclarer la liberté de conscience et la liberté individuelle d’avoir des opinions religieuses, si l’Etat tout-puissant ne reconnaît pas d’interlocuteurs qui prennent en charge la liberté de conscience et de religion. En ne reconnaissant pas d’interlocuteur chargé de cette dimension spirituelle, l’Etat a naturellement tendance à réinvestir le champ de la liberté intérieure pour formater des citoyens manipulables à l’envie.

Les courants laïcistes entretenus par des sociétés secrètes et des réseaux bien connus semblent d’ailleurs en décalage avec la postmodernité relativiste et antiautoritaire. Il est absurde aujourd’hui de considérer les chrétiens comme des menaces à la République, à la liberté et aux droits de l’homme. Ils sont ceux qui s’engagent le plus dans les associations en défense des plus défavorisés et qui paient de leur personne pour plus de justice. De même il n’y a aucune contradiction entre la foi chrétienne et la recherche scientifique. La connaissance par la foi ne s’oppose nullement à la connaissance scientifique. C’est sur le terreau du christianisme que la méthode scientifique est née, tout comme la distinction entre la sphère religieuse et la sphère politique.

Ces courants n’ont pas compris que le lien social ne s’impose pas par l’idéologie, mais qu’il nait de la liberté. On admet généralement que les sociétés démocratiques vivent sur des principes qu’elles sont incapables de fournir et qui ont leurs racines dans des visions du monde et de l’homme irriguées par les religions. Le laïcisme antireligieux n’a rien appris des dérives totalitaires du XXe siècle. C’est déplorable. Nous affirmons que la doctrine sociale de l’Eglise offre un espace de liberté et de respect mutuel autrement consistant que les rêves d’enfermement des hommes dans des idéologies sans ouverture vers le haut. La laïcité ne doit pas devenir une religion séculière. La liberté de religion, comprise comme possibilité de chercher Dieu et la vérité, est garante du lien social."

Censuré puis retiré

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Dans le précédent article, nous faisions état des remous romains provoqués par l'entretien que le pape François a accordé, le 1er octobre, au quotidien italien La Repubblica. Cet entretien qui était disponible sur le site Internet du Vatican, a été retiré le 15 novembre, à la demande de la Secrétairerie d'Etat. Une réponse avait déjà été censurée par L'Osservatore Romano, celle où le pape affirmait que chacun avait sa conception du bien et du mal et qu'il devait suivre sa conscience.

Au lendemain de la publication de l'entretien et devant les réactions consternées de nombreux catholiques, le P. Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, avait expliqué qu'il ne s'agissait pas d'un acte du magistère, ni d'une encyclique, mais plutôt d'une occasion pour le souverain pontife de s'exprimer « avec une grande sincérité et simplicité » (sic). Pour justifier la décision de son retrait du site du Vatican, le P. Lombardi a déclaré : « Le texte est fiable dans son sens général, mais pas dans les formulations isolées entre guillemets, n'ayant pas été révisé mot à mot ».

Il est certain que le trouble causé par cet entretien, exprimé par plusieurs vaticanistes, n'a pas été sans influence sur la décision de le retirer du site du Vatican. Mais ce retrait laisse entière la question de fond qui est de savoir si affirmer que chacun doit suivre sa conscience selon la conception qu'il se fait du bien et du mal est une affirmation relativiste, oui ou non. Faute d'une mise au point nette sur ce sujet, on risque d'entendre encore parler de « papauté informelle » (Andrea Gagliarducci, mondayvatican.com, 6 octobre) et de « message 'liquide' » (Pietro De Marco, Espresso, 7 octobre). « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » (Mt 16,18), telle est la fermeté qu'attendent tous les fidèles catholiques.

Abbé Alain Lorans

L'interview du pape François au quotidien "Repubblica" alimente des interrogations au Vatican sur son attachement aux dogmes

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Le pape François risque d'apparaître "relativiste" - enclin à ne pas donner une valeur absolue aux dogmes -, dans son interview(1) au quotidien Repubblica, estimaient mercredi des experts du Vatican, décelant un malaise à propos de sa liberté d'expression.

La conférence de presse convoquée par le père Federico Lombardi pour évoquer le "G8" des cardinaux sur la réforme de l'Église s'est rapidement transformée mercredi en un tir nourri de questions sur les modalités dans lesquelles cette interview a été réalisée par le fondateur athée du journal Eugenio Scalfari, le niveau de fiabilité des propos du pape, la fidélité des phrases rapportées.

L'Église doit renforcer son dialogue avec les non croyants, affirmait en substance le pape François dans ce dialogue. Mais il accusait aussi les chefs de l'Église d'avoir "été souvent narcissiques", confiait se sentir parfois "anticlérical". Deux passages surtout ont ému dans les milieux catholiques : quand il a dit que "le prosélytisme est une bêtise", ou quand il a donné l'impression de relativiser la vérité chrétienne : "Chacun de nous, a argumenté le pape, a sa vision du bien et aussi du mal (...). Chacun doit choisir de suivre le bien et combattre le mal comme lui le conçoit. Cela suffirait pour améliorer le monde."

 

Comprenez-vous le pape ?

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...Plus passent les semaines, plus le rapport entretenu par le pape avec la presse est indéchiffrable. Un peu comme si le Saint-Père avait deux discours : le premier qui enfile les bons sentiments et les banalités, faisant se pâmer journalistes et vedettes ; le second qui rappelle et illustre les vérités de la foi sans sourciller. Le meilleur, ou pire, exemple de cette dualité ayant été donné par la phrase du pape sur l'avortement dans son entretien aux revues jésuites : « Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l'avortement, (...) il n'est pas nécessaire d'en parler en permanence. » Cette phrase a donné lieu, dans le monde entier, le 19 septembre dernier, à des gros titres sur « L'Eglise obsédée par l'avortement ». Le lendemain, devant la Fédération internationale des médecins catholiques, le pape déclarait : « Chaque enfant non né, mais condamné injustement à être l'objet d'un avortement, a le visage de Jésus-Christ, a le visage du Seigneur. »

Le problème de ce double discours pontifical, déformation jésuitique diront certains, c'est que bon nombre de catholiques ne perçoivent la parole du Saint-Père qu'à travers les médias : ils n'ont donc accès qu'au pape version dalaï-lama ou candidat au Nobel de la paix et pas à l'enseignement du Pasteur suprême de l'Eglise, conforme à celui de ses prédécesseurs...."

Guillaume Luyt

Loi Taubira: Un prêtre écrit à Manuel Valls

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« Le 17 avril 2013

Monsieur le Ministre,

Il y a presque un mois, le 25 mars, je vous ai adressé une Lettre ouverte suite à la Manifestation du 24 mars et aux violences policières dont elle avait été émaillée. Vous n’avez pas daigné y répondre et je vous comprends sans peine, car je ne suis qu’un pauvre citoyen français, de surcroit prêtre catholique, et manifestement ces citoyens ne vous intéressent pas.

En Espagne, leurs évêques sont catholiques

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Le président de la conférence épiscopale espagnole, Antonio Maria Rouco Varela a exigé lundi « une réforme urgente » de la loi sur l’avortement. Selon lui, « contrairement à ce qui est dit, depuis l’application de la loi fondée sur le principe éthique et juridique absurde d’un droit pour quelqu’un d’ôter la vie aux êtres humains à naître, le nombre d’avortements a augmenté pour atteindre des niveaux terrifiants. »

Ce mercredi 17 avril, à la manifestation contre la loi Taubira devant l'Assemblée nationale française, seulement trois évêques ont été vus: Mgr Aillet, Mgr Rey et Mgr Centène. Les autres, que pouvaient-ils donc avoir de mieux à faire que d'être là ?

La présidence du cardinal Vingt Trois prend fin

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Devant les 120 évêques de France réunis en assemblée plénière à Paris, le cardinal André Vingt-Trois a tenu mardi un dernier discours général de « synthèse » sur la situation de notre Eglise en France. Le cardinal-archevêque de Paris achève en effet son deuxième mandat en tant que président de la Conférence des évêques lors de cette session de printemps qui doit s’achever jeudi, avec le renouvellement de plusieurs instances.

Si l’on compare le discours du cardinal Vingt-Trois avec celui de son homologue le cardinal Rouco Varela lors de l’ouverture de l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale espagnole, l’on est frappé par la différence de ton. Là où le prélat espagnol défend clairement une identité catholique (universelle !) au centre de la tradition espagnole contre l’idéologie dominante, on a l’impression que le souci principal du cardinal français est plutôt de défendre un pluralisme démocratique invoquant certes la loi (morale) naturelle mais où la loi surnaturelle (la proclamation confessionnelle) doit s’effacer comme « revendication catégorielle, sous-ensemble identitaire » (parmi les autres). Captif, semble-t-il, d’un système de pensée et victime du vocabulaire et de la sémantique de l’ennemi, sa « phobie » pour le coup est de se prétendre en tant que catholique au centre et au cœur de la mobilisation française : « réduire ces manifestations à une manie confessionnelle, rétrograde et homophobe » !

Source: Rémi Fontaine

Du Cardinal Vingt-Trois, on a toujours espéré des discours d'évêque et on a toujours eu des discours de sociologue. Dommage !