Le Pape Francois et les immigres

 Insensible aux critiques de nombreux cardinaux auxquels il ne prend même pas la peine de répondre, le pape François rappelle souvent les priorités de sa mission pastorale : « non » aux frontières, une Église pauvre, la lutte contre « l’intolérance idéologique ».

Il expose là une mission temporelle et naturaliste plus que spirituelle et destinée à tourner les âmes vers Dieu.

Sous sa conduite, l’Église conciliaire se mue chaque jour davantage en une ONG humanitariste, et le pape François en un Georges Soros. Si leur langue maternelle est différente, leur langage est identique, un même combat mondialiste et destructeur des identités, qu’ils cachent sous les dehors d’un altruisme humanitariste, les anime tous deux.

 

ROME – Le Cardinal nigérian Francis Arinze exhorte les Européens à cesser d’encourager les Africains à immigrer en Europe, insistant sur le fait que les gens sont mieux lotis dans leur pays d’origine.

Dans une interview accordée au Catholic Herald la semaine dernière, le cardinal Arinze, 86 ans, autrefois considéré comme l’un des principaux candidats à la papauté, a déclaré que lorsque des pays africains perdent leurs jeunes à cause des migrations, ils perdent les personnes qui peuvent le mieux construire l’avenir de leur pays.

« Ainsi, les pays d’Europe et d’Amérique peuvent parfois aider au mieux, non pas en encourageant les jeunes à venir en Europe comme s’ils considéraient l’Europe comme un paradis – un endroit où l’argent pousse sur les arbres – mais en épaulant les pays d’où ils viennent » a-t-il dit.

« Il est préférable pour une personne de rester dans son propre pays et d’y travailler », dit-il, tout en reconnaissant que cela n’est pas toujours possible. Il a également déclaré que les chefs de gouvernement des pays africains où le taux d’émigration est élevé devraient examiner leur conscience pour déterminer pourquoi tant de personnes quittent ces pays.

« Chaque gouvernement doit déterminer le nombre de personnes qu’il est capable d’accueillir », a dit le cardinal. « Ce n’est pas de la théorie. C’est du factuel », a dit M. Arinze. « Où est leur avenir : travail, vie familiale, culture, religion ? Pensez à tout ça. »

« Ce sont donc toutes ces considérations que nous devons prendre en compte lorsque nous mentionnons le mot « migrant », a-t-il dit.

Robert Ménard : “Une partie de l’Église est une association humanitaire pro-migrants”

Dans une interview accordée à Breizh-info, Robert Ménard analyse le scrutin européen et ne mâche pas ses mots :

Que pensez-vous du verdict des européennes, et de la victoire du RN ? 

Je n’étais pas partie prenante. J’avais appelé à voter RN car c’est le vote le plus utile. Qu’ils soient en tête c’est une bonne nouvelle, puis le RN a aussi changé beaucoup sur l’Europe, il ne demande plus d’en sortir, de quitter l’euro. Je m’étais élevé contre ces sorties qui n’ont pas de sens. Par ailleurs sur leur liste il y a des gens qui ne sont pas RN, si bien qu’ils réalisent au moins en partie cette union des droites que je demande depuis longtemps (…)

Que pensez-vous du score de la droite, en pleine déroute ?

Je ne me réjouis pas de leur mauvais score, pas plus que de celui de Nicolas Dupont-Aignan. Il faut des partis de droite forts pour réaliser l’union des droites, et je connais tant Bellamy que Dupont-Aignan, c’est d’une grande tristesse (…) La stratégie de la droite de s’allier avec le centre, ce n’est pas bon. L’alliance naturelle de la droite, c’est le RN (…)

Et l’Église ?

Une partie de l’Église est une association humanitaire pro-migrants, normalement ça devrait être tout autre chose.

Cet engagement politique pro-migrants d’une partie de l’Eglise, de certains évêques ou de certains médias comme la Croix explique aussi peut-être en partie le vote des catholiques pratiquants pour LReM.

104 églises profanées en 4 mois : et nos gouvernants parlent d’islamophobie ?
Du 1 janvier au 15 février, 45 églises ont été visitées par des infidèles indélicats. Une par jour.

Floris de Bonneville Journaliste Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

Le site lagauchematuer.fr a relevé que, du 1er janvier au 15 février, 45 églises ont été visitées par des infidèles indélicats.
Une par jour. Cela va du tabernacle vandalisé à l’église incendiée, en passant par des tags démoniaques défigurant chœur et autel.
Le site propose « un panorama de cette christianophobie ordinaire »

Mais il y a pire statistique encore. Sur un autre site spécialisé dans l’observation des actes de christianophobie, dirigé par Daniel Hamiche (www.christianophobie.fr), sont répertoriés l’ensemble des actes commis contre des églises, des lieux de culte, de dévotion, des écoles et des sites Internet chrétiens en France.

Et totalement ignorée du gouvernement et des médias. Pendant les quatre premiers mois de l’année, ce sont 170 actes qui ont été relevés par cet observatoire, dont 104 concernent des églises !

Nous avons relevé récemment les propos d’un évêque auxiliaire de Paris, Mgr Renauld de Dinechin, invitant à l’accueil des « migrants » dans la paroisse de Saint-Bernard de la Chapelle. Cette semaine, c’est l’épiscopat français qui se solidarise avec tous les « migrants », c’est-à-dire, légalement parlant, des délinquants ayant pénétré clandestinement sur notre sol en violant notre droit et nos lois.

Dans un « message » pour le dimanche 21 juin, adressé spécifiquement aux catholiques en France par le président de la Commission épiscopale pour la Mission, Mgr Laurent Dognin et l’évêque d’Orléans, président du Conseil pour la solidarité, Mgr Jacques Blaquart, les fidèles sont conviés « à ne pas se taire après l’émotion légitime » et à interpeller les responsables politiques. « A nous de trouver les moyens d’associer ces migrants pour qu’ils puissent devenir un élément de la solution de nos maux sociaux », insistent-ils, affirmant que la France est un pays de « migrations réussies ».

Incroyables propos !

Depuis le Concile, on croyait les évêques proches « des hommes de ce temps » et du « peuple de Dieu », ainsi qu’on appelle désormais l’ensemble des laïcs. En lisant un tel communiqué, on se demande dans quel monde ces Excellences vivent ! Car, enfin, la présence de ces clandestins sur notre sol – et sur celui des Etats européens du Sud en première ligne – est un problème politique et un problème social extrêmement préoccupants pour les Français – y compris leurs diocésains – qui se sentent envahis par ces « squatters ». Les présenter comme un élément de « la solution à nos problèmes sociaux » est une provocation dont, apparemment, ces prélats ne se rendent même pas compte. Ils ne nous disent d’ailleurs pas comment cette armée de pauvres hères va nous aider à résoudre nos problèmes sociaux. Lesquels ? Comment ?

Beaucoup d'évêques, prêtres et fidèles semblent ignorants de l'approche de l'immigration transmise par la doctrine de l'Eglise catholique .

Deux droits naturels sont en "collision": le droit naturel à l'immigration et le droit de défendre son identité, de préserver, compléter, transmettre l'héritage qu'elle représente.

Le droit naturel à l'immigration est lié au principe de destination universelle des biens de la terre (Léon XIII, Pie XI, Pie XII). Pie XII définit un droit naturel à l'immigration dans Exsul familia. Dans ce texte, le Pape affirme l'existence d'un droit à l'immigration dont l'exercice ne peut être interdit lorsqu'il s'agit d'étrangers nécessiteux et honnêtes et qu'il n'y a pas de motifs suffisants d'utilité publique pour justifier cette interdiction.

Le droit pour une nation de protéger son identité est le résultat d'un devoir de piété vis-à-vis de sa patrie. Jean-Paul II (UNESCO, 1980) fait un devoir de "veiller sur la souveraineté que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-là comme la prunelle de vos yeux". En 1985, année internationale de la jeunesse, Jean-Paul II écrit: "Nous devons faire tout ce dont nous sommes capables pour assumer cet héritage spirituel, pour le confirmer, le maintenir et le développer. C'est là une tâche importante dans toutes les sociétés, peut-être plus particulièrement pour celles qui doivent défendre l'existence même et l'identité essentielle de leur nation des risques d'une destruction provoquée de l'extérieur ou d'une décomposition de l'intérieur".

Il y a collision de ces deux droits naturels. Pour les arbitrer, un concept bien connu par l'Eglise: le bien commun. Pie XI avait défini le bien commun: "Le bien commun d'ordre temporel consiste dans la paix et la sécurité dont les familles et les citoyens jouissent dans l'exercice de leurs droits (Divini illius magistri)". Jean-Paul II rappelle: "les immigrés en tant que personnes doivent être traités avec respect" et ajoute: "le problème est complexe et doit être subordonné au bien commun de la collectivité".

Parce que nos responsables (évêques et élus) se focalisent sur le premier droit en oubliant le second, on doit donc s'interroger activement sur ce qu'a dit l'Eglise, sur ce que font les hommes politiques face à cette question si importante pour l'avenir de notre société.

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