Si la France est malade, ce n'est pas d'abord du chômage, c'est que son âme est blessée.

Imaginons deux hommes de même constitution ayant subi le même grave accident qui les a menés aux portes de la mort. Si nous revenons quinze jours plus tard à l’hôpital, nous serons sans doute étonnés d’apprendre que l’un est mort, tandis que l’autre semble ressuscité. Que s’est-il passé ? Le premier, anéanti par la souffrance, s’est laissé emporter sur la pente douce de l’endormissement fatal. Le second, lui, a refusé de mourir, tout son être s’est mobilisé pour faire " repartir la machine ", une véritable rage de vivre l’a envahi et a donné à son corps l’énergie nécessaire pour que les médicaments produisent un effet inespéré, pour que la mort recule craintivement.

Ce qui a fait la différence entre les deux, c’est la vitalité de leur âme. Chez l’un, elle était comme fatiguée de lutter, de souffrir. L’autre, au contraire, a mis en pratique la devise du maréchal de Lattre de Tassigny : " Ne pas subir ".

Notre France est malade : c’est une trivialité de le constater. Contre cette langueur mortelle, " on a tout essayé ", diraient les politiques : plus de droits de l’homme, plus de socialisme, de libéralisme, plus de laïcité, de " vivre ensemble ", de " valeurs républicaines ", de démocratie... Mais rien n’y fait. La maladie continue de progresser.

Le problème, c’est que tous les remèdes proposés concernent le corps de la France. Il est vrai que notre pays souffre de difficultés économiques, de tensions sociales, d’une immigration incontrôlée, d’insécurité et de terrorisme, d’un chômage massif. Mais ceci n’est que la conséquence d’un mal plus profond et, faute de soigner celui-ci, on administre d’inutiles emplâtres.

Si la France est malade, ce n’est pas d’abord du chômage ou de la crise économique : c’est que son âme est blessée, altérée. Guérissez son âme, et la France revivra. Rendez-lui son âme, et les problèmes que connaît notre pays (et ils existent, bien sûr) trouveront une solution.

L’âme de la France est chrétienne. On peut tourner le problème de tous les côtés, on peut discuter pendant cent sept ans, on ne sortira pas de cette évidence solaire : l’âme de la France est chrétienne. Or, ce qui a constitué le geste fondateur de la modernité en France, c’est précisément la rupture entre le Christ et la France, lors de la Révolution. À partir de ce jour, parce que la racine de sa vitalité était coupée par le laïcisme, notre pays est comme entré en agonie.

Les effets les plus graves de cette rupture mortelle ne sont néanmoins pas apparus tout de suite : car la France vivait sur l’élan de la chrétienté. Les institutions issues du christianisme étaient encore largement en place, les moeurs étaient imprégnées de christianisme.

Toutefois, de génération en génération, cette empreinte chrétienne s’est progressivement effacée.

Les moeurs se sont paganisées. La France a commencé à subir cette perte de mémoire historique et spirituelle, cette décomposition morale qui la caractérise aujourd’hui. Plus graves encore ont été les lois scélérates qui institutionnalisent le mal, l’installent dans la société comme une chose normale, depuis la loi Naquet sur le divorce, en 1884, jusqu’à la loi sur les unions infâmes, en passant par la loi Veil sur l’assassinat des enfants, sans oublier ces lois d’euthanasie qu’on nous promet.

Il restait toutefois une institution qui conservait intactes les traditions françaises : c’était l’Église. Hélas ! à partir des années cinquante, les hommes d’Église ont commencé à tourner le dos à leur devoir et à vouloir à tout prix rejoindre la modernité dans ce qu’elle a de plus contestable. Cette trahison des clercs s’est accélérée avec le concile Vatican II et la période qui l’a suivi, dont le symbole est mai 1968.

Cependant, ce processus de décadence, s’il est très grave, n’est pas irrémédiable. Si l’âme de la France est atteinte, elle n’est pas encore définitivement morte, car elle survit dans tous les Français qui veulent conserver la foi catholique et les traditions nationales.

Pour inverser ce processus, il faut impérativement que chaque Français conscient du drame que connaissent notre pays et notre civilisation travaille au salut de la France. Nous avons besoin d’évêques vraiment catholiques et " gardiens de la cité ". Nous avons besoin de prêtres zélés, humbles, fervents, missionnaires. Nous avons besoin d’hommes politiques clairvoyants, habiles, courageux et habités d’une foi profonde. Nous avons besoin de soldats catholiques, de chefs d’entreprise catholiques, d’ouvriers et de paysans catholiques, d’enseignants catholiques, de policiers catholiques, de juges catholiques, de médecins catholiques...

Bref, il faut que les catholiques se réapproprient les postes majeurs de notre pays, non pas pour se servir eux-mêmes, mais pour servir la France. Il faut que les chrétiens reconquièrent méthodiquement leur patrimoine national, pour le rendre au Christ-Roi. Il faut que les disciples de Jésus cessent de subir avec résignation et tremblement une dictature mentalement étrangère aux traditions françaises, pour refaire une France vraiment catholique, et par là pleinement française.

Abbé Christian Bouchacourt, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Editorial du FIDELITER n° 232.

Catholiques : l’extrême tentation FN 

Avant même les fêtes, c’est déjà la gueule de bois. Pour le catholicisme français, l’automne a été celui des discrets déchirements, puis des calamités. Vieille constante de la science électorale, la digue catholique dressée contre le vote en faveur du FN, a cédé, ce dimanche 6 décembre. Ce jour-là, au premier tour des régionales, les catholiques se sont mis à l’unisson d’une France malade et qui se droitisait : ils ont représenté un tiers de ceux qui ont voté le parti de Marine Le Pen. Pour la cathosphère (déjà bien à droite), ce choix révèle une nouvelle géographie, un paysage qui s’est fortement modifié depuis les bruyantes batailles contre le mariage gay...

Je suis catholique français, papiste, respectueux de l’Église apostolique, pratiquant, mais je ne paierai pas le denier traditionnel qui lui est dû. Je réserverai mes sous à ceux en qui j’ai confiance.

En appelant à voter contre le Front national, Mgr Laurent Ulrich, évêque de Lille, a, une fois de plus, arboré des signes ostentatoires de nudité, comme le fameux roi d’Andersen, en faisant croire, par le maniement quelque peu plombé de la rhétorique de l’Autre, qu’il était revêtu des oripeaux évangéliques.

Ignorant pour la plupart la doctrine chrétienne, les adversaires de Marine Le Pen cherchent à opposer la fermeté de celle-ci à l’égard de l’immigration au devoir de charité prôné par le Pape François.

Afin de discréditer le Front national aux yeux des électeurs chrétiens, et plus particulièrement catholiques, les médias de l’oligarchie se sont récemment scandalisés de l’invitation de Marion Maréchal-Le Pen à l’Université d’été du diocèse de Fréjus-Toulon organisée par Monseigneur Rey en prétextant, sans apporter aucun argument de fond, que les « thèses » du parti fondé par Jean-Marie Le Pen seraient incompatibles avec l’enseignement de l’Église.

Observation liminaire : ces grandes consciences s’interrogent-elles sur l’idéologie professée par les représentants des mouvements politiques « respectables » lorsque ceux-ci sont accueillis par les autorités des différents cultes reconnus par la République, y compris musulman et juif ? Qui dénonce le laïcisme intransigeant du Parti socialiste, alors que la religion du Prophète ne distingue pas le pouvoir spirituel du pouvoir temporel ? Examine-t-on les préceptes de la Torah au regard des idées professées par les invités au dîner annuel du CRIF ?

En revanche, une brève étude du projet du Front national aurait conduit nos censeurs autoproclamés à reconnaître que les valeurs qu’il défend apparaissent plus respectueuses du message évangélique que celles de ses principaux concurrents. Pour s’en convaincre, rappelons quelques points fondamentaux de la doctrine sociale de l’Église...

Sidération : profond bouleversement psychique ou émotionnel qui paralyse la réflexion et la capacité d’action.
 
Cette définition s’applique à l’attitude d’une immense majorité de nos contemporains qui se trouvent incapables de comprendre les enjeux de la pensée unique et de la morale « républicaine » dont on nous rebat les oreilles à longueur de temps, surtout depuis l’instauration du fameux « esprit Charlie ». Elle s’applique également, hélas ! à l’école dite catholique qui vient, une fois encore, de montrer sa totale soumission au système politico-médiatique.
 
Dans un communiqué publié il y a quelques jours, l’Enseignement catholique s’associe à sa manière à la Charte de la laïcité rendue obligatoire dans les établissements publics. Il écrit :...

Des foules importantes ont manifesté le 13 janvier dernier contre le projet de loi visant à dénaturer le mariage et la parenté. Il faut s'en réjouir. Mais ne nous y trompons pas : Dieu nous a enseigné que si le secours de la Grâce céleste venait à nous manquer, nous ne pourrions absolument rien par nous-mêmes. Or, c'est avant tout la prière qui nous permettra de mériter la grâce.

 

Le 29 janvier prochain s'ouvriront les débats en séance plénière à l'Assemblée Nationale à propos de ce projet de loi contre-nature. La prière est l'arme la plus puissante contre les forces du mal.

 

Le 29 janvier, venons prier avec Foi et Espérance, avec attention et ferveur Celui qui est Tout-Puissant. Implorons Dieu de nous préserver de cette loi inique, de susciter les défenseurs de la Famille, de nous guider dans nos actions.

 

Le 29 janvier, durant cette veillée de prières devant l'Assemblée Nationale, nous supporterons le froid comme une pénitence.

 

CIVITAS vous fixe rendez-vous le mardi 29 janvier, de 20h à 22h, place Edouard Herriot (7ème) devant l'Assemblée Nationale.

=========================================

Alain ESCADA était l'invité d'Audrey Crespo Mara sur LCI : http://fr.gloria.tv/?media=391625

 

1.054 prêtres et 13 évêques et responsables de communautés religieuses de l'Eglise en Angleterre ont co-signe une lettre ouverte dans The Daily Telegraph pour mettre en garde contre les conséquences pour les catholiques de la légalisation du « mariage » des personnes de même sexe. La liberté d’expression eet la liberté de pratiquer la foi catholique sont menacées. 

Vous pouvez désormais soutenir l'action de l'ACVO à partir du site web, sans avoir à aller poster un courrier.
En cliquant sur le bouton "Paypal", en haut et à droite de n'importe quelle page, vous payez directement et simplement, de manière totalement sécurisée, soit à l'aide de votre carte Bleue ou carte Visa, soit en utilisant votre compte Paypal.

Vous pourrez ainsi soutenir l'action de l'ACVO, témoin et acteur de son temps pour la renaissance des valeurs chrétiennes dans la vie sociale.

Rien de plus simple, rien de plus fiable, rien de plus rapide.

Très régulièrement, et particulièrement avant et après les échéances electorales, l'ACVO écrit aux candidats et élus pour leur faire connaitre ou leur rappeler les valeurs auxquelles les Catholiques sont attachés. De manière courtoise et assidue, nous gardons ainsi le contact avec eux.

Deux catholicismes se font face

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

À une semaine d’intervalle deux signaux, en apparence contradictoires, ont été émis par les catholiques de France.

D’une part le score électoral très modeste de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, même dans les isolats catholiques votant traditionnellement à droite de l’ouest parisien, atteste qu’une part notable de la bourgeoisie catholique accorde plus d’importance à la défense de ses intérêts matériels qu’aux principes moraux défendus par l’Église.

D’autre part, la nouvelle progression très sensible du nombre de participants au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres (14 000 participants, moyenne d’âge : 21 ans), atteste qu’une part significative, et la plus jeune, du catholicisme contemporain est capable de sacrifier trois journées de vacances pour prier, souffrir, être enseignée, vivre en autarcie une micro-chrétienté itinérante, participer à une liturgie sublime et immémoriale et écouter les paroles de feu et de combat d’un évêque, Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines- Bruxelles qu’il n’aurait été possible d’entendre, il y a quelques décennies, que dans la bouche de… Mgr Lefebvre. Les fidèles de ce dernier rassemblant de leur côté 4 000 marcheurs dont 1 600 pour la colonne enfants-adolescents, aux mêmes dates, mais en sens inverse.

Deux catholicismes se font face

Deux catholicismes se font face. Un catholicisme vieillissant, sociologiquement installé, bourgeois, résiduel qui a d’autant plus pris son parti du monde tel qu’il est qu’il y a, confortablement, trouvé sa place. C’est le catholicisme institutionnel, dominant, de la conférence des évêques de France, de l’enseignement catholique, de la direction de l’ICES.

Là-contre, émerge, chaque jour plus puissant, un catholicisme que dans un passionnant essai intitulé Une contre-révolution catholique. Aux origines de la Manif Pour Tous le sociologue Yann Raison du Cleuziou a qualifié de « catholicisme observant ». Ce catholicisme observant, autrefois on aurait dit « intransigeant », se fixe comme objectif prioritaire la transmission intégrale de la foi catholique et n’a pas renoncé à féconder la société civile des valeurs de l’Évangile. Il est un fait que depuis une cinquantaine d’années les deux structures privilégiées de transmission de la foi qu’étaient l’Église et l’école catholique ont largement renoncé à leur mission. Le catéchisme n’est plus enseigné, une liturgie désacralisée fait l’impasse sur la transcendance de Dieu et ses mystères, etc. N’ont réussi à transmettre le dépôt sacré de la foi, sauf exceptions, que les familles qui ont trouvé en elles-mêmes les ressorts moraux, intellectuels et spirituels de la transmission. A l’aune de ce constat, le catholicisme s’est réduit à une partie de la bourgeoisie catholique, accompagnée par quelques prêtres, qui avait les moyens intellectuels de résister à l’apostasie immanente des « nouveaux prêtres » selon l’expression de Michel de Saint-Pierre. Yann Raison du Cleuziou, comme avant lui Guillaume Cuchet dans Comment notre monde a cessé d’être chrétien confirme que seules ces familles observantes ont transmis et transmettent encore la foi. Le catholicisme de gauche est mort, même si son cadavre bouge encore dans les officines épiscopales.

Des lieux de rencontre

La Manif pour Tous, comme le Pèlerinage de Chrétienté à la Pentecôte, a été le lieu de rencontre de ces différentes familles « observantes » soit : la mouvance charismatique (Emmanuel, Béatitudes), les néo-classiques (communautés Saint-Jean, Saint-Martin), les traditionalistes (Communautés Ecclesia Dei et Fraternité Saint Pie X). Les uns et les autres acceptent de vivre en opposition avec les valeurs dominantes de la société post moderne, par fidélité à la loi de Dieu. Le point de clivage le plus apparent entre ces différentes mouvances est, bien sûr, la question liturgique. Les jeunes générations sont, d’un côté comme de l’autre, moins sensibles à cette ligne de fracture sans doute amenée à s’estomper au fil du temps au bénéfice d’une liturgie réformée resacralisée voire de la liturgie traditionnelle. Aujourd’hui 25% des ordinations sacerdotales en France sont effectuées selon la forme extraordinaire du rite romain alors que les traditionalistes ne représentent que 3 ou 4 % des catholiques. De nombreux évêques, que leur histoire ne prédisposait guère à célébrer cette forme du rite romain, s’y mettent peu à peu. Citons Mgr Cattenoz à Avignon, Mgr Rey, de la communauté de l’Emmanuel, à Toulon, Mgr Aillet, de la communauté saint Martin à Bayonne. La fécondité « vocationnelle » de la messe traditionnelle est un fait qui n’est plus à démontrer, uniquement contredit par l’essor de la communauté Saint-Martin. Ce tableau des catholiques observants serait incomplet si n’était notée leur relation « décomplexée » avec l’épiscopat français, fruit d’une histoire tumultueuse. La communauté Saint Martin trouve son origine à Gênes, car son fondateur, l’abbé Guérin était persona non grata en France malgré son acceptation de la réforme liturgique. Pendant plusieurs années, de 1983 à 1989, les pèlerins de la Pentecôte à Chartres n’ont pas eu le droit de faire célébrer la messe dans la cathédrale. Tout est « oublié, pardonné », mais… Inexorablement, pour des raisons simplement biologiques, le poids des catholiques observants est amené à croître dans l’Église de France. Qui sauvera le diocèse de Montauban dont l’évêque, Mgr Ginoux, vient de confier à l’Homme nouveau que la moyenne d’âge de son clergé est de 78 ans et que sur les 30 prêtres actifs de son diocèse la moitié sont étrangers, essentiellement africains ?

Quelle manifestation politique ?

L’émergence politique des catholiques observants s’est faite à l’occasion des manifestations pour la défense du mariage naturel. Traditionnellement ces catholiques étaient la chasse gardée du Front national. Les catholiques traditionalistes étaient nombreux au bureau politique du FN, la fête annuelle des BBR commençait par la célébration de la messe traditionnelle, le programme était très inspiré de la doctrine sociale de l’Église rappelant le caractère sacré de la vie humaine innocente, refusant la banalisation de l’avortement, promouvant le chèque scolaire, favorisant la liberté d’enseignement, etc. Sous la conduite de Marine Le Pen ce programme a été sensiblement édulcoré, le Rassemblement national ayant, désormais, sur l’avortement, l’euthanasie, la loi Léonetti des positions très politiquement correctes. Comme l’ont montré ses entretiens avec Samuel Pruvost dans son livre 2017 Les candidats à confesse la présidente du Rassemblement national semble entretenir un lourd contentieux non avec la foi, dit-elle, mais avec les chrétiens, ce qui ne simplifie pas les choses.

François-Xavier Bellamy, figure nouvelle de la vie politique, vrai ou faux ingénu, l’avenir le dira, intellectuellement très supérieur à l’ensemble de ses rivaux a accepté une mission impossible : assumer des valeurs conservatrices et, disons sommairement, de droite à la tête d’une organisation politique qui depuis des décennies trompe ses électeurs. Signe patent de la confusion des esprits : le successeur, provisoire, de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains est Jean Léonetti, promoteur de la loi portant son nom rendant possible l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert contre laquelle s’est élevé… François-Xavier Bellamy. Le fait est que le résultat des élections européennes n’a en aucune façon constitué un frein aux « avancées sociétales » puisque l’extension de la PMA est au menu de la rentrée parlementaire et que la GPA suivra inéluctablement.

Politiquement, ou plutôt électoralement, les catholiques observants se sentent un peu orphelins. Les sujets de société qui leur tiennent à cœur, car ce sont eux qui assurent la pérennité et la stabilité d’une société et d’une civilisation, ne leur semblent réellement portés par personne.

Vers un catholicisme religieux ?

Ces catholiques ont également conscience d’être une toute petite minorité (2% de pratique religieuse). Cependant l’émoi suscité par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a révélé qu’il existait encore, enfoui au fond de l’âme de bien des Français, un catholicisme latent, historique, identitaire et patrimonial. Est-ce que le défi de la contre-Révolution catholique pour les années à venir ne serait pas de faire évoluer cette religiosité d’inspiration catholique, somme toute essentiellement sociologique et affective, vers un catholicisme personnel et religieux. Voilà, peut-être, un bon sujet pour la prochaine réunion des évêques de France ?

Marion Maréchal-Le Pen, Député FN et porte-parole de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle, était l’invitée politique de la semaine dans l’émission Face aux chrétiens le 09/02/2017. Elle a interpellé l’Eglise qui est en France sur le sujet de l’avortement. Attention, elle ne prend pas de gants… il y a des oreilles mitrées qui vont siffler :


Marion Maréchal-Le Pen - L'Eglise de France et... par KTOTV

Pascal Avot est conseiller en communication. Sur Atlantico, il adresse cette lettre ouverte au Primat des Gaules :

Monseigneur,

Si vous n'avez plus d'autre choix que de vous rendre au Golgotha, suivez le mode d'emploi laissé par le Seigneur toute sa vie : dites le Bien. Le scandale en cours est LA fenêtre de tir médiatique de votre vie. Prêchez. C'est le moment. C'est le pic de votre vocation. Ne faites plus de déclarations, mais des homélies. Renversez la table et l'échiquier en parlant notre langage, et non celui de vos avocats. Dites que l'Église est pécheresse, oui, dites-le, et dites qu'aucune autre ONG dans le monde ne sauve, soigne, éduque, nourrit, héberge, fait grandir autant d'enfants, très malades ou bien portants, très pauvres ou bourgeois, avec une dignité universellement reconnue.

Sur les cinq continents, des parents non-chrétiens préfèrent placer leurs enfants dans une école catholique. Rappelez que ces parents-là ne pensent pas "pédophilie" quand on leur dit "éducation catholique". Ils pensent "morale", "vie saine", "respect de l'autre". Brandissez nos vertus, et non votre prudence ! Exposez calmement notre beauté et la laideur de l'adversaire, et précisez que sa laideur est la nôtre, l'humaine laideur, contre laquelle il convient de combattre ensemble. Affirmez qu'elle est votre ennemie depuis toujours et que vous la combattrez autant chez vos contradicteurs qu'en vous-même. Noyez-les dans la vérité et la fermeté. Et, s'il doit se dresser devant vous, va pour le Golgotha que voulez-vous.

Debout, Monseigneur. Soyez un pécheur et soyez un saint. Nous n'avons que faire de l'enquête. Tout à fait innocent ou un peu coupable, évangélisez. Vous pouvez vous permettre de perdre le procès terrestre, vous n'en mourrez pas, contrairement au Christ. En revanche, vous ne pouvez pas vous permettre de perdre le procès spirituel. Ne vous défendez pas : défendez l'école catholique, ses innombrables serviteurs si doux, ses innombrables élèves si chanceux, son rôle inouï dans l'Histoire et aujourd'hui encore. Dites que si l'on fermait demain matin toutes les écoles catholiques dans le monde, le niveau d'éducation de l'humanité - et de la France en particulier - chuterait d'un coup, comme un avion dans un trou d'air mortel. De cette manière, vous pouvez, au pire, être vaincu en tant que citoyen et vaincre en tant qu'apôtre. Nous ne vous demandons pas plus que cette victoire-là, et nous l'espérons avec force. 

Si vous avez besoin d'éléments chiffrés, en voici quelques-uns (source : site officiel de l'Église catholique de France) : 

9 956 orphelinats.
12 387 jardins d'enfants.
68 119 écoles maternelles.
92 971 écoles primaires.
42 495 instituts d'enseignement secondaire.
36 933 centres d'éducation ou de rééducation sociale (sachant que d'autres institutions catholiques s'occupent également d'enfants).
5 558 hôpitaux.
17 763 dispensaires. 
561 léproseries.
16 073 maisons pour malades chroniques, handicapés et personnes âgées.

Caution morale pour les catholiques depuis sa création, le PCD se couche systématiquement lors des grosses élections et invite son électorat à voter pour l’UMP, trahissant de fait la deuxième lettre de son sigle.

La dépêche AFP de M. Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, s’offusquant de la composition des listes de l’ex-UMP en vue des élections régionales, pourrait être cocasse si elle n’était pas tragique.

Cocasse parce que la dépêche est criante de naïveté. M. Poisson s’étonne de voir son parti écarté de différentes listes régionales (Pays de la Loire et Rhône-Alpes-Auvergne principalement), il feint de ne pas comprendre que l’UMP n’agit jamais selon une idéologie, mais seulement par un calcul rationnel des voix. Le PCD plus clivant et représentant moins d’électeurs potentiels que l’UDI et le MoDem, il est logiquement abandonné.

Tragique parce que ce n’est pas un bête jeu d’alliance, M. Poisson, c’est de la politique, c’est la vie de la cité qui se joue, pas la place de M. X en deuxième position sur une liste. Ce pitoyable cirque invite à poser la question qui fâche:

Quel rôle le PCD a-t-il dans la société ?

Caution morale pour les catholiques depuis sa création, le PCD se couche systématiquement lors des grosses élections et invite son électorat à voter pour l’UMP, trahissant de fait la deuxième lettre de son sigle. En effet, que reste-t-il de chrétien à un parti qui favorise l’accession au pouvoir de ceux qui détruisent la famille depuis plus de 40 ans, par leurs actions coupables, leur silence complice ou leurs omissions volontaires ?

A l'heure où certains se posent de la question de savoir s'il faut ou non donner la communion aux divorcés-remariés, alors que cette question a été réglée dès 1981 par Jean-Paul II dans son exhortation Familiaris Consortio, une cinquantaine de responsables pro-vie du monde entier (la France était représentée notamment par le Collectif en Marche pour la Vie) ont signé en présence du cardinal Burke, Préfet de la Signature apostolique, le samedi 3 mai un appel aux évêques afin qu’ils refusent la communion aux responsables politiques qui soutiennent l’avortement :

"Nous, leaders pro-vie, appelons les évêques du monde entier à faire preuve de miséricorde à l’égard des hommes politiques catholiques favorables à l’avortement.

Considérant que saint Paul a écrit au chapitre 11 de la Première Lettre aux Corinthiens : « Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement (…) mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps. » (1Co 11:29) ;

Considérant que le canon 915 du Code de droit canon de l’Eglise dispose que « ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion » ;

Point n'est besoin, comme dans les tentatives révolutionnaires antérieures, d'une dictature sanguinaire pour assurer le triomphe de l'idéologie du genre. Le Nouvel Ordre Mondial de la Sexualité¹ s'instaure insidieusement au sein du monde occidental grâce au soutien des médias, des organismes politiques nationaux et internationaux et des structures publiques d'enseignement (...)

Voilà où se situe exactement le combat que nous devons mener. Plus qu'une erreur, c'est une faute de le limiter à un affrontement d'idées laïcisées sur la nature de la loi naturelle. Nos adversaires ne se cachent pas de nier l'existence d'un Dieu que nous reconnaissons comme le créateur de l'ordre naturel du monde, et leur intention d'éradiquer ainsi notre foi en lui. C'est faire leur jeu que de chercher à se battre sur le seul terrain d'une « écologie humaine » déconnectée du fondement divin des lois de la Création : ils ne se privent pas, du coup, de faire valoir que les pulsions auxquelles obéissent les orientations sexuelles que nous qualifions de « désordonnées », sont elles-mêmes l'effet d'une loi naturelle qui commande l'instinct sexuel de chaque individu : loi naturelle contre loi naturelle en quelque sorte.

Il ne peut rien sortir de bon de cette réduction systématique à l'état laïc de notre défense d'un ordre naturel de la Création, mais au contraire, à terme, un relativisme doctrinal source de désarmement moral. Entre les deux cités qui se livrent un combat mortel, il ne saurait y avoir de tierce position. Dès à présent, les familles vont devoir faire un choix décisif pour l'avenir spirituel, moral et culturel de leurs enfants en âge scolaire, voire pour leur équilibre psychologique. Mais ce combat nous concerne tous, même quand nos propres enfants sont à l'abri de cette idéologie révolutionnaire (en sommes-nous, d'ailleurs, absolument certains ?). On ne se sauve pas seul mais par les autres et pour les autres, et nous avons donc le devoir de protéger les enfants spirituellement abandonnés aux mains des corrupteurs des âmes. C'est un devoir majeur dont nous aurons à répondre devant Dieu.

Source: Alain Toulza dans un article paru en janvier 2014 dans le n° 50 de la revue Civitas

 

Comme l’a signalé Médias Presse Info, le président de Civitas, Alain Escada, était opposé au journaliste Robert Namias vendredi dernier lors du “grand face à face” diffusé en direct sur les antennes d’Europe 1 et consacré notamment à l’antichristianisme en France, réalité niée par Robert Namias.  http://dai.ly/x1ran6b

A cette occasion, Alain Escada avait rappelé que la très grande majorité des profanations commises en France le sont contre des lieux de culte et des cimetières chrétiens. Malgré toute l’insistance du président de Civitas à ce sujet, Robert Namias a martelé que cette affirmation était fausse et que ce sont les cimetières et les lieux de culte juifs qui seraient les plus profanés en France.

Alors qu’en est-il ? Qui avait raison ?

Plan du site

Aidez l'ACVO


don déductible à 66% !

Newsletter

captcha 

Protection des données personnelles - RGPD