Dans une semaine, le 4 mai, sortira en France « La Résurrection du Christ », diffusé par Sony et par Saje distribution (qui avait déjà distribué notamment « Cristeros »). Ce film, qui met en scène une enquête policière ordonnée par Pilate pour retrouver le corps disparu de Jésus, est à la fois une remarquable réussite hollywoodienne et une présentation efficace de la foi chrétienne, si attaquée en France. Il connaît un grand succès aux Etats-Unis. Pour qu’il en soit de même en France, nous ne pouvons guère compter sur les « grands médias » – et bien davantage sur la blogosphère. C’est pourquoi nous relayons bien volontiers l’initiative du Salon beige qui invite à s’inscrire pour connaître les horaires de diffusion les plus proches de chez vous et, surtout, à s’organiser, à la fois, pour les faire connaître localement et ainsi remplir les salles, et pour réclamer des diffusions là où il n’y en a pas encore de prévu.

Michel Onfray, philosophe athée, constate, et d’une certaine manière déplore, la pastorale de l’enfouissement et le renoncement à la transcendance qui carctérisent l'évolution de l'Eglise catholique.

"La Sagrada Familia (de Barcelone) ne parvient pas à être terminée ? Ce n’est pas étonnant quand on lit les actes du Concile Vatican II qui démontrent qu’aujourd’hui il n’y a plus de place pour la transcendance ; ce qui se dégage de Vatican II est purement formel. 

J’étais gamin quand j’ai vu les effets de Vatican II sur la messe. Il y avait les garçons et les filles séparés d’un côté et de l’autre de la nef et le prêtre qui tournait le dos à l’assemblée et officiait face au tabernacle, c’est à dire vers le soleil levant, vers le lieu de la lumière. On attendait la lumière parce que le Christ était lumière et plus on était vers le fond de l’église, près de la porte, plus on était dans le domaine du profane. Tout cela faisait sens ; le prêtre s’adressait à Dieu ; il était l’intercesseur pour ses ouailles disposées derrière lui, tous tendus, orientés, vers la transcendance. 

Et soudain, on change tout cela ; on installe l’autel au milieu du choeur, on délaisse le tabernacle et on célèbre la messe en tournant matériellement le dos à Dieu ; et on s’adresse désormais aux gens ; les hommes et les femmes se mêlent dans la nef, et on dit que la musique n’a plus besoin d’être sacrée, d’où la guitare de "La vie est un long fleuve tranquille" ; le curé s’habille en Jean ; moi, on me dit un jour : "Notre Père qui êtes aux cieux” ?… non, non, maintenant on tutoie Dieu, on ne parle plus en latin, etc. C’est à dire que c’est l’Eglise qui d’un seul coup nous dit : on n’a plus besoin de sacré, le sacré est dans l’immanence ; on n’a plus besoin de transcendance, la transcendance est dans l’immanence ; signe que l’on avalise l’évidence de ce que la civilisation nous dit : nous avons perdu le sens du sacré judéo-chrétien."

PSAUME 91 - La protection de Dieu

Nous savons bien que la foi n'a jamais été la garantie qu'aucun malheur ne nous arrive, par exemple une épidémie de coronavirus.

Ce psaume nous dit qu'en tout cas, Dieu nous gardera dans son amour pour cette vie présente et pour toujours, et qu'il nous fera voir le salut.

"Celui qui demeure sous l'abri du Très Haut
Repose à l'ombre du Puissant.
Je dis à l'Éternel: Mon refuge et ma forteresse,
Mon Dieu en qui je me confie !

Car c'est lui qui te délivre du filet de l'oiseleur,
De la peste et de ses ravages.
Il te couvrira de ses plumes,
Et tu trouveras un refuge sous ses ailes;
Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
Ni la flèche qui vole de jour,
Ni la peste qui marche dans les ténèbres,
Ni la contagion qui frappe en plein midi.
Que mille tombent à ton côté,
Et dix mille à ta droite,
Tu ne seras pas atteint;
De tes yeux seulement tu regarderas,
Et tu verras ce que produit la méchanceté.
Car tu es mon refuge, ô Éternel !

Tu fais du Très Haut ta retraite.
Aucun malheur ne t'arrivera,
Aucun fléau n'approchera de ta tente.
Car il ordonnera à ses anges
De te garder dans toutes tes voies;
Ils te porteront sur les mains,
De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
Tu marcheras sur le lion et sur l'aspic,
Tu fouleras le lionceau et le dragon.

Puisqu'il m'aime, je le délivrerai;
Je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom.
Il m'invoquera, et je lui répondrai;
Je serai avec lui dans la détresse,
Je le délivrerai et je le glorifierai.
Je le rassasierai de longs jours,
Et je lui ferai voir mon salut."

https://youtu.be/6pDkQDA8xw0

 D’après les directives du pape Pie XII

 

photos de fidèles à la messe

Les attitudes liturgiques au cours de la messe lue sont les suivantes :

– à genoux durant les prières au bas de l’autel jusqu’au moment où le prêtre gravit les degrés de l’autel ;
– debout de ce moment jusqu’à la lecture de l’épître ;
– assis à partir de cette lecture jusqu’au Dominus vobiscum de l’Evangile ;
– debout pendant l’Evangile, et s’il y a lieu pendant le Credo ;
– assis après l’Oremus annonçant la lecture de l’Offertoire ;
– debout après le Per omnia sæcula sæculorum annonçant la Préface ;
– à genoux après la récitation du Sanctus, jusqu’à l’Amen terminant le Canon ;
– debout pendant le Pater et la suite des prières jusqu’à l’Agnus Dei inclus ;
– à genoux après l’Agnus Dei jusqu’à la Communion ;
– debout pendant la prière de la Postcommunion et l’Ite missa est ;
– à genoux pendant la bénédiction finale ;
– debout pendant la lecture du dernier Evangile, génuflexion à « et homo factus est » ;
– à genoux pendant la récitation des prières finales et l’Angelus sauf le samedi soir et le dimanche (dans ce cas on dit l’Angelus debout).

Aux messes fériales de pénitence (Carême, Avent, Vigiles et Quatre-Temps) et aux messes de Requiem, on se met à genoux pendant les oraisons.

Au cours de la messe chantée ou de la messe solennelle, les attitudes des fidèles sont les suivantes :

– d’une manière générale, les fidèles suivent la chorale, chantant ou au moins se tenant debout lorsque celle-ci chante, sauf exception ;
– les fidèles ne doivent pas répondre aux prières au bas de l’autel, mais se tenir debout depuis l’entrée du prêtre jusqu’au Gloria ;
– ils peuvent s’asseoir lorsque le prêtre s’assoit (pendant le Gloria et le Credo en particulier), ainsi qu’aux lectures, et chants (graduel, alleluia, trait, offertoire), comme à la messe lue ;
– ils se tiennent debout pendant le chant du Sanctus, et donc debout pendant le début du Canon. Si le Benedictus est reporté après la consécration, ils se relèvent pour le chanter avec la chorale, sinon ils restent à genoux jusqu’à l’Amen qui conclut le Canon (le Benedictus n’est reporté après la consécration que s’il n’est pas en grégorien) ;
– la fin est comme à la messe lue. Les fidèles ne répondent pas au prêtre mais font la génuflexion à « et homo factus est ». Ils restent debout pendant le départ du prêtre.

Dans la messe chantée comme dans la messe lue, les fidèles doivent participer aux réponses liturgiques, s’efforcer de répondre tous ensemble, et chanter ou réciter l’ensemble du Kyriale, c’est-à-dire le Kyrie, le Gloria, le Credo, le Sanctus et l’Agnus.

Monsieur le Député-Maire,

Faisant suite aux excellents échanges que nous avons eus toutes ces années, j'ai maintenant le plaisir et l'honneur, au nom de notre conseil d'administration qui vient de se réunir, de vous adresser nos plus vives félicitations pour votre brillante réélection.

Nous vous souhaitons un excellent mandat et de belles réussites dans l'exercice de vos responsabilités.

Au forum des associations de Pontoise, nous continuons à aider chaque année la communauté des familles catholiques de la chapelle Saint-Mathias à présenter ses activités. Le chapelain, nouvellement nommé à Pontoise, est Monsieur l'abbé Berthe.

Au niveau du département, nous restons en contact avec les élus de votre famille politique pour leur faire connaître notre vision catholique du bien commun. Ceci a été particulièrement nécessaire avec la Loi Taubira dont le président de l'UMP, plus sensible aux pressions du lobby LGBT qu'à celles de son électorat traditionnel, refuse encore pour le moment de promettre l'abrogation.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Député-Maire, l'assurance de notre respectueuse considération.

Philippe Fabre
Président de l'Association

Dans le journal l’Action Française 2000, Carl Emoy-Ruissey parle justement de nos évêques :

« Les évêques exaspèrent beaucoup de fidèles. Ils ont, dit-on, des « courages de filles », pour reprendre le mot de la religieuse Jacqueline de Sainte- Euphémie, soeur de Blaise Pascal. Pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi. Proches de nous, les archevêques de Paris Denys Affre (tué en 1848) et Georges Darboy (exécuté en 1871), ne manquèrent pas de courage sur les barricades ou dans la sinistre prison de la Roquette.

Et pourtant, les Français qui ont refusé les pièces blasphématoires, ceux qui ont marché pour refuser la loi Taubira, ceux qui défilent chaque année pour réclamer des lois pour la vie, sont bien en peine de trouver le secours et le soutien solide de leurs évêques. Pourquoi, lorsqu’on nous impose des lois contraires à la morale, nos évêques ont-ils si peur de lancer, comme Pie VII au général Radet qui lui demandait de renoncer aux États pontificaux : « non possiamo, non dobbiamo, non vogliamo » (« nous ne le pouvons pas, nous ne le devons pas, nous ne le voulons pas ») ?

La défense du Mariage :

L’enjeu de la société et des enfants

Face à un projet de loi destiné à permettre à deux personnes de même sexe de se marier et d'adopter des enfants, l’Association de Catholiques du Val d’Oise affirme avec force que :

  • Le mariage, union stable d'un homme et d'une femme en vue de transmettre la vie, est une institution sacrée, inhérente à la nature humaine et donc voulue par Dieu, et qu'il n'est au pouvoir d'aucune autorité de bouleverser.
  • La famille, cellule fondamentale de la société, lieu naturel du renouvellement des générations, est une réalité que la loi ne crée pas, mais doit reconnaître et protéger.
  • Le bien supérieur de l'enfant est d'être élevé par son père et sa mère vivant dans l’unité et l'harmonie de leur complémentarité, de respecter le besoin naturel de références masculine et féminine ; et le besoin essentiel de connaitre sa filiation, de savoir d'où il vient.

Ce projet de loi, sous couvert d'une prétendue égalité, commettra une double injustice :

  • Spolier les couples mariés du terme qui qualifie l'union d'un homme et d'une femme,
  • Priver délibérément des enfants sans défense, soit d'un père, soit d'une mère.

C'est pourquoi, considérant que cette question touche au cœur la structure sociale et compromet gravement l'avenir de notre pays, l’Association de Catholiques du Val d’Oise :

  • Demande au Gouvernement de renoncer à un tel projet de loi,
  • En appelle à tous les élus, de droite ou de gauche, du centre ou sans étiquette ; aux maires : qu'ils refusent de contribuer à une telle parodie ; aux députés et sénateurs : qu'ils s'élèvent et votent contre ce projet.
  • Apporte son soutien et témoigne de sa gratitude aux Evêques qui prennent cou­rageusement position contre ce qui serait violation de l'ordre naturel.
  • Apporte son soutien aux nombreuses associations et collectifs, visant à faire échec à ce projet de loi, regroupées sous le vocable « Catholiques pour la Famille ».
  • Appelle ses adhérents et sympathisants à œuvrer selon leurs moyens, à s’organiser localement, pour convaincre leurs élus de s'opposer à la destruction légale de la famille.

Rendez-vous des « Catholiques pour la Famille » à Paris, le 13 janvier à 13h, place Pinel ; Métro Nationale.

Alain Escada s'adresse aux catholiques de France : des milliers de communes sont à leur portée, pour autant qu'ils s'engagent dans cette bataille pour la reconquête locale. Ce n'est pas une vue de l'esprit. Toutes les explications pour comprendre comment c'est possible en 2020 et ne le sera peut-être plus ensuite.

La résistance n’est pas que réaction ! Le 11 mai, tous à Paris !

Dénoncer, combattre puis renverser un système tyrannique qui impose des lois iniques ; ce sont bien autant d'étapes nécessaires. Mais il faut aussi être en mesure de présenter une société alternative et offrir des modèles positifs de chefs, des références historiques à commémorer, des héros à vénérer, des saints à prier.

Saint Louis et Sainte Jeanne d'Arc sont tout cela à la fois. Ils incarnent la force juste et vertueuse mise au service de Dieu et de la patrie française.

Voilà pourquoi Civitas appelle toutes les forces de la résistance nationale à participer le 11 mai prochain au défilé en hommage à Sainte Jeanne d'Arc et Saint Louis.

Venez nombreux honorer avec panache ces grandes figures de la vraie France aux antipodes de la république maçonnique et décadente, vassale d'un mondialisme destructeur.

Alain Escada, président de Civitas

11 mai - Paris, Place St Augustin, 14h30 : Défilé en l'honneur de Ste Jeanne d'Arc avec dédicace à St Louis 16h-16h30 : arrivée place des Pyramides. Drapeaux nationaux, drapeaux locaux et drapeaux frappés du blason de Sainte Jeanne d'Arc seront à l'honneur.

En avant première je vous fais un petit compte rendu...
Vers 15 heures nous arrivons place saint Augustin ou nous rejoignons la mer de drapeaux bleus, grands et petits aux armes de Jeanne.
L'hymne à sainte Jeanne d'Arc résonne déjà depuis les camions sono, le public a en main aussi les partitions de tous les plus grands chants à sainte Jeanne : "De la France qui se lève" Jeanne la lorraine", l'hymne à sainte Jeanne" et bien d'autres.

Puis se mets en place une sainte Jeanne, brune cette année, sur son cheval, en armure, avec son étendard entourée de quatre autres gens d'armes en armure complète suivis de deux écuyers en tenue (promu à ramasser aussi les besoins de chevaux pour épargner la marée chaussée!!!).

Puis plusieurs jeunes hommes formant l'armée, en tabards (sorte de tuniques médiévales militaires)puis quatre craquantes petites filles en robes médiévales et portant de jolies bouquets

Enfin de jeunes gens portent la banderole spéciale 2012 de plus de 6 mètres de longs, avec écriture gothique et blason "Sainte Jeanne sauvez la France" ainsi que celle de "La France est catholique et doit le rester"

Institut Civitas 
17, rue des Chasseurs - 95100 Argenteuil  
01.34.11.16.94 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 
www.civitas-institut.com - www.francejeunessecivitas.com

 

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Notre attitude vis-à-vis de l'élection présidentielle sera bien différente selon que l'on se trouve dans des circonstances habituelles d'un scrutin ou dans des circonstances exceptionnelles. Mon propos sera d'emblée de montrer que l'on se trouve, à quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle de 2012, dans un contexte de circonstances exceptionnelles.

En cas de situation habituelle, nous aurions à nous demander s'il existe un candidat dont le programme politique respecte la doctrine traditionnelle de l'Eglise catholique. Et, au vu du paysage politique actuel, nous aurions vite fait de tirer comme conclusion qu'aucun candidat parmi ceux les plus probablement assurés de disposer des 500 signatures nécessaires pour participer à cette élection ne rencontre nos attentes. Sans être tout à fait pareille, la politique des uns ne nous enthousiasmerait guère plus que celle des autres. Mais...

Pitoyable annulation du Motu proprio “Summorum Pontificum” !

Patrick Banken sur le site web Una Voce

La Lettre apostolique en forme de Motu proprio, publiée vendredi 16 juillet en la fête de Notre Dame du Mont Carmel, sous le nom Traditionis custodes, est une véritable déclaration de guerre aux fidèles attachés à la messe selon les Livres liturgiques de 1962. Le pape a décidé de modifier les règles régissant l’utilisation de l’ancien missel que son prédécesseur Benoît XVI avait remis en valeur et précisé qu’il n’avait jamais été abrogé.

 Niant le droit légitime des fidèles et des prêtres, le pape remet toutes les décisions dans les mains des seuls évêques, sous la vigilance du Siège apostolique. Il rappelle que l’unique expression du rituel de messe latine est celle du Concile Vatican II. Il donne aux seuls évêques dans leur diocèse, par compétence exclusive, la décision d’accorder ou non l’autorisation de célébrer selon l’ancien rit avec des conditions très strictes.

Le pape François demande notamment aux prêtres ordonnés après la publication de ce Motu proprio et qui veulent célébrer selon l’ancien rit, de faire une demande formelle à l’évêque qui, avant de donner l’autorisation, consultera le Siège Apostolique, donc Rome. Quant aux prêtres qui célèbrent déjà dans cette forme, ils devront demander à l’évêque l’autorisation pour continuer. En d’autres termes, la messe traditionnelle est interdite dans toutes les églises paroissiales, la création de paroisses personnelles consacrées à la liturgie tridentine est interdite, et l’évêque aura soin de ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes. (Sic !)

Comble d’ironie, on peut traduire ce Traditionis custodes par « Gardiens de la Tradition », et il s’agit des…évêques ! Le Pape François évoque l’unité de l’Église. Souhaitons qu’il recadre plutôt une partie de cet Épiscopat qui dérive depuis plusieurs années et s’éloigne de l’enseignement de l’Église.

Source: Patrick Banken  sur le site web Una Voce 16 juillet 2021

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Fraternité Saint Pierre  - Abbé Benoît Paul-Joseph

« C’est un texte très offensant et très violent », estime l’abbé Paul-Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pierre (FSSP) qui rejette en bloc les accusations portées à l’encontre des communautés tradis, accusations sur lesquelles le pape semble s’être appuyé pour remettre en cause le motu proprio « summorum pontificum » de son prédécesseur libéralisant la messe traditionnelle. « Les motifs invoqués sont difficilement recevables, explique-t-il. On y parle d’une part de rejet du concile, or la Fraternité Saint Pierre n’a jamais rejeté le concile Vatican II. Pour nous, il ne présente pas de difficultés fondamentales mais uniquement des demandes de précisions sur certains points que nous interprétons à la lumière de la tradition de l’Eglise comme le préconise Benoit XVI. Le deuxième motif qui me semble démenti par les faits est celui de la division ce alors même que, comme plusieurs publications récentes l’ont démontré, les relations entre les diocèses et les communautés ecclesia dei se sont considérablement apaisées depuis une quinzaine d’années ».

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Le pape François réduit fortement l'usage de la messe en latin

Par Jean-Marie Guénois

François rappelle que le seul rituel de la messe en usage dans l'Église latine est celui du Concile Vatican II et pose des conditions très restrictives pour l'usage du rite tridentin.

Dans son Motu Proprio, François rappelle que «l'unique expression» du rituel de messe latine est celle du Concile Vatican II. ANDREAS SOLARO / AFP

Par Motu Proprio «Traditionis Custodes» publié le 16 juillet, le pape François annule les effets du Motu Proprio «Summorum Pontificum» de Benoît XVI qui avait donné en 2007 un statut de rite «extraordinaire» à la messe selon le rite de Saint Pie V, pour en faciliter l'usage.

Il permettait aux fidèles qui désiraient la messe selon le rite tridentin, en usage avant le Concile Vatican II et communément appelé «messe en latin», de pouvoir en bénéficier à condition de représenter un groupe stable. Il suffisait de le demander au curé de la paroisse qui devait accepter ou trouver une solution pour satisfaire cette demande. En cas de conflit, l'évêque devait donner raison aux fidèles.

Des conditions très strictes

Dans son Motu Proprio, François rappelle que «l'unique expression» du rituel de messe latine est celle du Concile Vatican II. Il donne aux seuls «évêques» locaux, par «compétence exclusive», l'autorisation de célébrer selon l'ancien rite avec des conditions très strictes.

Mais il fixe pour cela des conditions :

– que le «groupe» en question «n'exclut pas la validité et la légitimité» de la réforme liturgique du Concile Vatican II, du concile Vatican II et du magistère des Papes.

-qu'un lieu ou plusieurs soient définis dans le diocèse pour cette messe selon l'ancien rite mais «pas dans les églises paroissiales et sans ériger de nouvelles paroisses personnelles».

– que les lectures de ces messes soient lues en langue vernaculaire, celle du pays et non en latin, selon les traductions établies par la conférence épiscopale.

-qu'un prêtre, soit nommé par l'évêque, comme «délégué de l'évêque» pour ces célébrations et pour le «soin des fidèles».

-qu'un contrôle soit réalisé par l'évêque dans toutes les paroisses personnelles (paroisses spéciales déjà constituées avec autorisation de célébrer le rite préconciliaire) pour «évaluer si elle seront maintenues ou pas».

– que l'évêque «aura soin de ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes».

Le pape François demande aussi aux prêtres ordonnés «après la publication » de ce motu proprio et qui veulent célébrer selon l'ancien rite, «de faire une demande formelle à l'évêque» qui «avant de donner l'autorisation consultera le Siège Apostolique» donc Rome.

Quant aux prêtres qui célèbrent déjà dans cette forme, ils devront «demander à l'évêque l'autorisation pour continuer ».

Par ailleurs le pape supprime le bureau spécialisé au Vatican en charge de cette question «traditionaliste» dans l'Église qui s'appelait «Ecclesia Dei» et confie aux différents ministères concernés du Vatican le soin de régler les éventuels problèmes.

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Communiqué de la Conférence des Evêques de France à propos du Motu Proprio

Un appel exigeant pour toute l’Eglise à un authentique renouveau eucharistique

Les évêques de France reçoivent, avec l’ensemble des fidèles de leur diocèse, le motu proprio « Traditionis Custodes » du Pape François rendu public hier.

Ils souhaitent manifester aux fidèles célébrant habituellement selon le missel de Saint Jean XXIII et à leurs pasteurs, leur attention, l’estime qu’ils ont pour le zèle spirituel de ces fidèles, et leur détermination à poursuivre ensemble la mission, dans la communion de l’Église et selon les normes en vigueur.

Chaque évêque aura à cœur d’être à la hauteur des enjeux décrits par le Saint Père afin d’exercer la responsabilité qui lui est rappelée dans la justice, la charité, le soin de tous et de chacun, le service de la liturgie et de l’unité de l’Eglise. Cela se fera par le dialogue et demandera du temps.

Le motu proprio « Traditionis Custodes » et la lettre du Saint Père aux évêques qui l’introduit sont un appel exigeant pour toute l’Église à un authentique renouveau eucharistique. Aucun ne peut s’en dispenser.

Les évêques invoquent l’Esprit-Saint pour que l’Eucharistie, « source et sommet de la vie chrétienne », sacrifice du Seigneur et mémorial de sa Passion et de sa Résurrection, soit chaque jour le lieu où l’Église puise sa force pour devenir ce qu’elle est : « dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain. » (Lumen Gentium 1).

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Le pape François abroge Summorum Pontificum

par Michel Janva le 16 juillet 2021Les commentaires sont fermés

Dans une lettre apostolique en forme de Motu Proprio, publiée aujourd’hui sous le nom Traditionis custodes, le pape abroge le texte d’apaisement de Benoît XVI. Niant le droit légitime des fidèles et des prêtres, le pape remet toutes les décisions dans les mains des seuls évêques, sous la vigilance du Siège apostolique.

Il appartient à l’évêque diocésain, en tant que modérateur, promoteur et gardien de toute la vie liturgique de l’Église particulière qui lui est confiée, de régler les célébrations liturgiques de son diocèse. Par conséquent, il est de sa compétence exclusive d’autoriser l’utilisation du Missel romain de 1962 dans son diocèse, selon les directives du Siège Apostolique.

Le pape écrit que les fidèles adhérents de ces groupes ne peuvent pas se réunir pour la messe dans les églises paroissiales ! Faudra-t-il retourner dans les rues ? 

Le pape demande aussi aux évêques de se garder d’autoriser la constitution de nouveaux groupements. Le pape demande aussi explicitement de cesser l’érection de nouvelles paroisses personnelles.

C’est un retour au régime d’autorisation au compte-goutte en place avant 1988, la mise à l’écart des personnes attachées au missel de 1962, avec le risque de ranimer la guerre liturgique.

Quant aux prêtres diocésains qui souhaitent utiliser le missel de 1962 (et qui sont de plus en plus nombreux à le faire)… :

Les prêtres ordonnés après la publication du présent Motu Proprio, qui souhaitent célébrer à l’aide du Missale Romanum de 1962, doivent en faire la demande formelle à l’Évêque diocésain qui consultera le Siège Apostolique avant d’accorder cette autorisation.

Les prêtres qui célèbrent déjà selon le Missale Romanum de 1962 doivent demander à l’Évêque diocésain l’autorisation de continuer à jouir de cette faculté.

Le pape invoque, dans une lettre adressée aux évêques, la nécessité de l’unité de l’Eglise

Pour défendre l’unité du Corps du Christ, je suis contraint de révoquer la faculté accordée par mes prédécesseurs. L’usage déformé qui a été fait de cette faculté est contraire aux intentions qui ont conduit à accorder la liberté de célébrer la Messe avec le Missale Romanum de 1962.

Répondant à vos demandes, je prends la ferme décision d’abroger toutes les normes, instructions, permissions et coutumes qui précèdent le présent Motu proprio, et déclare que les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément à la décrets du Concile Vatican II, constituent l’unique expression de la lex orandi du Rite romain.

La publication de ce texte, au nom de l’unité, est pour le moins troublante, à l’heure même où l’épiscopat allemand s’enfonce dans le schisme et l’hérésie. Pour les Allemands, pas de motu proprio pour réparer une unité qui se délite. Troublante également à l’heure où l’on parle de synodalité et de la place des laïcs au sein de l’Eglise. Les laïcs attachés au missel de 1962 sont les grands oubliés de ce texte.

Après le pass sanitaire, voici le pass liturgique… Quelle semaine ! Et quelle humiliation pour Benoît XVI :

Article 1 de Summorum Pontificum

Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi  de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l’Église n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain.

Article 1 de Traditionis custodes

Les livres liturgiques promulgués par saint Paul VI et saint Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont l’unique expression de la lex orandi du Rite Romain.

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Fraternité Saint Pie X   sur La Porte latine

Ne parlez plus de « messe selon la forme extraordinaire du rite romain».

Par son Motu proprio intitulé Traditionis Custodes[1] du 16 juillet 2021 auquel est joint une lettre d’accompagnement aux évêques, le pape François vient de décider que cette distinction inventée par Benoît XVI était caduque : seule la nouvelle messe de Paul VI a droit de cité dans l’Église conciliaire, la messe traditionnelle n’est plus que tolérée. 

Unité derrière la nouvelle messe

Quel est désormais le statut de la messe tridentine ? La réponse n’est pas donnée dans ces documents mais qu’importe puisque l’objectif clairement affiché est sa disparition. Elle est dorénavant permise selon des conditions drastiques à l’intention de « ceux qui ont besoin de temps pour revenir au rite Romain promulgué par les saints [sic] Paul VI et Jean-Paul II[2] », c’est-à-dire la nouvelle messe.

Les moyens employés pour arriver à étouffer la messe de toujours sont indiqués clairement dans le Motu proprio : sévère limitation des temps et des lieux de la célébration de la messe traditionnelle ; contrôle ferme, par les évêques, des prêtres diocésains souhaitant célébrer selon l’ancien rite ; suppression de toute tutelle protectrice pour les Instituts relevant de l’ancienne Commission Ecclesia Dei. 

Unité derrière le Concile Vatican II

Le pape entend ainsi éradiquer toute poche de résistance aux réformes du Concile Vatican II. C’était, il l’avoue sans ambages, le but des motu proprio de 1988 et 2007 ; leur mise en  pratique ayant au contraire conforté les positions conduisant à « douter du Concile[3] », le pape François met fin à l’expérience. Les groupes qui seront encore autorisés à célébrer selon l’ancien rite devront d’ailleurs certifier qu’ils « n’excluent pas la validité et la légitimité de la réforme liturgique, des préceptes du Concile Vatican II et du Magistère des Souverains Pontifes[4] », donc adhérer au Concile et au magistère post-conciliaire. 

La mise au point est brutale pour ceux qui ont cru pouvoir mettre leur confiance dans des autorités toujours imbues des valeurs libérales, quand la Fraternité Saint-Pie X peut s’appuyer fidèlement sur la sagesse de son fondateur avertissant au sujet de l’indult de 1984 accordant à la messe traditionnelle une liberté sous condition : « Nous ne pouvons nous placer sous une autorité dont les idées sont libérales et qui nous condamnerait petit à petit, par la force des choses, à accepter ces idées et leurs conséquences, d’abord la nouvelle messe[5] ».

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Les premières réactions, très diverses, au Motu proprio Traditionis Custodes du Pape François paru le 16 juillet 2021 ne se sont pas fait attendre. En voici quelques-unes de cardinaux, d’évêques, de supérieurs de communautés Ecclesia Dei et de prêtres diocésains.

Le site de l’hebdomadaire Famille chrétienne publie ce 17 juillet 2021 quelques réactions prises sur le vif :

« C’est un texte très offensant et très violent », estime l’abbé Paul-Joseph, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre (FSSP), « On y parle d’une part de rejet du concile, or la Fraternité Saint-Pierre n’a jamais rejeté le concile Vatican II. Pour nous, il ne présente pas de difficultés fondamentales mais uniquement des demandes de précisions sur certains points que nous interprétons à la lumière de la tradition de l’Eglise comme le préconise Benoit XVI. » ajoutant : « Nous sommes peu payés pour notre obéissance à Rome, obéissance qui est la pierre angulaire de notre fondation ». Il souligne : « La Fraternité Saint-Pie X est finalement mieux traitée que nous ». C’est un constat d’échec, « Depuis notre création, nous avons essayé d’être dans cet esprit filial, avec le droit qui nous a été accordé de pouvoir émettre des critiques constructives mais il demeure chez certains une suspicion sur notre communion ecclésiale, notre état d’esprit, notre obéissance, notre reconnaissance de la validité et la fécondité du missel de Paul VI que nous n’avons jamais remise en cause. »

Supérieur de la plus importante communauté Ecclesia Dei en France, l’abbé Benoît Paul-Joseph s’inquiète pour l’avenir : « Il n’y aura plus de stabilité. Nous passons de la bienveillance à un régime de tolérance, illustré notamment par le fait que les messes traditionnelles ne sont plus censées être célébrées dans des églises paroissiales, qu’il n’y aura plus d’érection de paroisses personnelles et qu’on demande aux évêques de ne plus accepter de demande venant de nouveaux groupes. C’est l’acheminement vers l’unique missel de Paul VI. » Conclusion sans illusion : « Il s’agit donc d’un encadrement des dernières personnes attachées au missel de Saint Pie V que l’on accompagne de façon thérapeutique comme en soins palliatifs. »

Pour l’Abbé Mateusz Markiewicz, supérieur du district d’Europe de l’Institut du Bon Pasteur (IBP), ce texte est un « acte contre la charité parce que nous ne savons pas sur quoi s’appuient les accusations portées à notre encontre dans ces documents car rien de ce qui est écrit n’est conforme à la réalité » il remarque qu’« on punit des prêtres et des fidèles attachés à une messe multiséculaire tandis que des évêques en Allemagne produisent quasiment un schisme ».

L’abbé Guy-Emmanuel Cariot, recteur de la basilique d’Argenteuil, qui ne célébre que le nouveau rite, affirme ressentir « beaucoup de tristesse parce que ce texte semble balayer les efforts faits par Benoit XVI pour maintenir l’unité de l’Eglise et mépriser les efforts faits depuis quinze ans par les communautés traditionalistes. »

L’abbé Timothée Pattyn, curé de la paroisse de la Trinité en Beaujolais et ancien de la Fraternité Saint-Pierre, estime que « cela va braquer les fidèles et les prêtres qui ne se sentent pas compris. Certains vont se diriger vers la Fraternité Saint-Pie X, d’autres vont se remettre en porte à faux avec les évêques, des évêques vont rallumer des guerres là où il n’y en avait plus… Ce texte déchire les artisans d’unité qui célèbrent volontiers la forme extraordinaire, en adhérant au concile, à la forme ordinaire et au magistère des papes [post-conciliaires]. » Il ajoute : « avec ce texte, certains ont désormais le sentiment d’être les vilains petits canards, et d’être surveillés de près. »

Le cardinal Burke, qui affirme ne pas pouvoir comprendre comment le nouveau Missel romain est « l’expression unique de la lex orandi du rite romain », a également remis en question dans le National Catholic Register le ton du motu proprio, observant qu’il est « marqué par une dureté envers les fidèles qui adorent dans la forme extraordinaire. » Concernant l’enquête à laquelle François se réfère dans le motu proprio, le cardinal a déclaré que « compte tenu de la nature drastique de la législation, il semblerait juste de donner un rapport détaillé du résultat de l’enquête, qui vérifie également la nature scientifique de l’enquête. »

De son côté, le cardinal Sarah, a émis un tweet laconique : « Prions un moment auprès de la grande fresque de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine. Il y a représenté le Jugement dernier. Mettons nous à genoux devant la majesté divine. Les saints sont là, ils portent les instruments de leur martyr. Le soir approche et déjà le jour baisse. »

Sur le site du journal La Croix, quelques évêques réagissent aussi.

Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Arras (Pas-de-Calais), relève que le climat était globalement apaisé : « Dans la très grande majorité des cas, les relations se passent bien même s’il peut y avoir çà et là quelques risques de division. Mais il y a des pays où la situation peut être plus clivée. »

Mgr Battut, évêque de Blois, dénonce de son côté le dévoiement de l’usage du Motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI : « Il consiste à se comporter comme si le Concile Vatican II lui-même – dont est issue la messe de Paul VI – était disqualifié. Certains milieux ont compris à tort que la forme ordinaire constituait une forme liturgique de seconde catégorie, une sous messe… Des gens sans scrupules se sont servis du Motu proprio de Benoit XVI. Ces personnes (qui souvent n’ont même pas lu le Concile) ont dit en substance : ‘Rome a déjà cédé sur la messe donc Rome va bientôt aussi revenir sur le Concile Vatican II… Nous ne faisons qu’anticiper le reniement par Rome du Concile et nous le jetons aux orties.‘ »

Le communiqué de la Conférence des Evêques de France (CEF), pour sa part, fait tout simplement écho à la décision du Pape François : « Chaque évêque aura à cœur d’être à la hauteur des enjeux décrits par le Saint Père », précisant que « cela se fera par le dialogue et demandera du temps. »

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Communiqué de Notre-Dame de Chrétienté

Notre-Dame de Chrétienté exprime sa grande tristesse devant le motu proprio Traditionis Custodes du Pape François qui ne montre que mépris pour les catholiques dits traditionalistes. Nous prierons tout particulièrement pour le pape émérite Benoît XVI qui, de son vivant, voit balayer son œuvre de réconciliation.

Le pèlerinage traditionnel de chrétienté créé en 1983 avait cru aux promesses de Saint Jean-Paul II et du cardinal Ratzinger en 1988 « Vous avez toute votre place dans l’Eglise, comme vous êtes ». Manifestement, la situation a changé et l’urgence est maintenant de rallumer la guerre liturgique. L’argument invoqué laisse pantois : mettre sous contrôle les jeunes prêtres diocésains attirés par la messe traditionnelle ! L’intention du pape est d’ériger un mur pour empêcher de découvrir la richesse de la spiritualité de la messe tridentine !

Au-delà de la colère que nous arriverons bien à contrôler, dans cette situation pénible nous restons confiants. Le cléricalisme-caporalisme ne fonctionne jamais très bien, le motu proprio sera difficilement applicable dans une Église qui se trouve dans une situation catastrophique et qui a bien d’autres difficultés : ce que le Vatican feint de ne pas voir.

Notre-Dame de Chrétienté continuera de réunir des milliers de pèlerins, peu importe finalement que le temps soit à la persécution … nous l’avons déjà connue, ai-je envie d’ajouter. Nous nous adapterons aux intempéries, covid, motu proprio, … comme toujours, en marchant et priant pour la Sainte Eglise, nos patries et l’espérance de notre salut.

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous.

Très Sainte-Vierge, aidez le Pape François dans son pontificat.

Saint Joseph, protégez l’Eglise.

Jean de Tauriers

Président NDC

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La Lettre de Paix liturgique   lettre 807bis du 17 Juillet 2021

Paix liturgique : Que pensez-vous du document publié vendredi ?

Christian Marquant : Nous ne pensons pas que la publication du 16 juillet 2021 du motu proprio Traditionis Custodes, qui constitue une véritable déclaration de guerre et de haine à l’endroit du monde traditionnel en supprimant les effets pacifiant de Summorum Pontificum, modifiera la situation des fidèles et des communautés, mais il faut le prendre surtout comme un acte pathétique d’un pontificat finissant qui ignore les réalités du terrain.

Mais malgré cette espérance et cette conviction, si la tentative de mise à mort de la tradition in ecclesia passait aux actes, nous nous retrouverions dans une situation de chaos terrible  qui ne pourrait en aucun cas aboutir à la disparition des catholiques qui désirent vivre leur Foi au rythme de la liturgie et du catéchisme traditionnel.


Paix liturgique : Qu’allez-vous faire ?

Christian Marquant :  Sur le terrain français nous attendons désormais de voir ce que seront les réactions de nos évêques et réagirons en conséquence.


Paix liturgique : Donc rien en attendant ?


Christian Marquant :  Pas du tout ! Nous avons organisé aujourd’hui 17 juillet 2021 à 14h30 une première manifestation pacifique , spontanée et symbolique  de 8 personnes devant la nonciature apostolique à Paris au 10 avenue du Président Wilson. Cette réaction devrait-être la première d’une présence hebdomadaire régulière devant l’ambassade du Saint-Siège en France aussi longtemps que ne s’instaurera pas une authentique Paix au sein de l’Eglise.


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Un motu proprio revanchard, clérical et belliqueux

De Cyril Farret d’Astiès suite aux restrictions concernant le missel de 1962 :

Très Saint Père,

Non possumus non loqui.

Par un motu proprio revanchard, clérical et belliqueux, vous avez choisi d’effacer ce que vos prédécesseurs avaient autorisé. Pas plus que nos grands anciens en 1969 nous n’adopterons pour autant la nouvelle messe dont nous ne contestons pourtant ni la validité ni la légitimité.

Les fruits reçus à l’ombre du vieux et cher missel sont trop nombreux, trop éclatants, trop évidents pour nous faire hésiter une seule seconde.

Bien sûr, c’est une immense tristesse de souffrir par l’Église mais nous offrons bien volontiers cette nouvelle épreuve. L’époque est profuse en épines de tous genres. Nous voulons offrir cette croix pour notre propre conversion et pour que prenne fin l’effroyable crise que traverse l’Église sainte mais qui n’est pas sans pécheurs. Nous voulons l’offrir pour ces prêtres diocésains et ces fidèles sur qui vous jetez spécialement l’interdit avec un sens de la miséricorde bien déroutant.

Et comme nous n’avons pas d’autres armes que celles que nous ont léguées Notre Seigneur lui-même, Notre Dame et tous les saints, et que ces armes sont incomparablement plus puissantes que votre motu proprio, nous irons à genoux au pied de l’autel répondre à nos prêtres :

—  Introïbo ad altare Dei

—  Ad Deum qui laetificat juventutem meam

Votre pontificat passera Très Saint Père, sic transit gloria mundi ! La Tradition ne passera pas plus que la Révélation.

Et puisque vous réclamez nos prières Très Saint Père, nous vous les promettons en fils blessés mais inconditionnels.

Cyril Farret d’Astiès

Le Conseil d’État a rejeté lundi 29 mars les recours des associations Civitas et VIA la voix du peuple qui contestaient devant la haute juridiction l’interdiction faite aux fidèles catholiques de se rendre aux offices de la Semaine sainte après le couvre-feu de 19h.  Il a indiqué que l’impossibilité de se rendre dans un lieu de culte pendant le couvre-feu, y compris pendant la semaine de Pâques, ne porte pas une atteinte manifestement disproportionnée à la liberté de culte au regard de l’objectif de préservation de la santé publique ».

Certains d'entre vous seront donc privés de messe. Ils pourront toutefois bénéficier des excellentes retransmissions en direct comme indiquées ci-dessous.

Toutes les messes du dimanche et la messe des jours de la semaine, selon le rit tridentin, dit de saint Pie V, le chapelet, les vêpres, sont retransmises en direct sur la chaîne YouTube de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Les diffusions en direct prévues sont indiquées avec la possibilité de recevoir un rappel avant l’heure de la messe. Les diffusions en direct terminées peuvent être vues en différé.



https://www.youtube.com/channel/UCGNiUjfJu2KOf71MKz86z7A
Saint-Nicolas du Chardonneret : messes

... Autrefois l’Eglise se souciait essentiellement de sauver les âmes, mais il faut évoluer, discerner les « signes des temps » qui ont désormais les nattes de Greta Thunberg et les rotondités de la Pachamama.

Quel est le résultat de cette mise à jour ou, plus précisément, de cette mise au goût du jour ? L’influence médiatique de l’Eglise est aujourd’hui inversement proportionnelle à son influence doctrinale et morale.

Elle s’étale dans les journaux et sur les ondes, mais elle se meurt dans des séminaires vides et des églises désertes, avec une catéchèse indigente et une liturgie désacralisée....

Extrait d'un article de l'abbé Alain Lorans sur La Porte latine

https://fsspx.news/fr/news-events/news/le-complexe-inavoue-du-concile-65149

Communiqué d'Alexandre Simonnot, Secrétaire de l'Association de catholiques du Val d'Oise

Il y a aujourd’hui 44 années, le dimanche 27 février 1977, trois prêtres français ont eu une idée de génie : occuper une église parisienne devenue célèbre: Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

L’idée des abbés Louis Coache, Vincent Serralda et Mgr François Ducaud-Bourget était simple : mettre une annonce dans L’Aurore annonçant la célébration d’une Grand' Messe Traditionnelle à la Mutualité dans le Ve arrondissement. Ce que les fidèles ne savaient pas en y venant, c’était qu’ils seraient dirigés directement vers l’église voisine, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, se trouvant à seulement 10m de là ...

C’est ainsi que s’est accompli un miracle. Non-seulement les fidèles ont occupé cette église mais ils l’ont gardée jusqu’à ce jour !

Cela fait donc 44 ans que la Paroisse Saint-Nicolas-du-Chardonnet a été rendue au Culte Catholique Traditionnel.
Rappelé à Dieu en 1984, Mgr François Ducaud-Bourget s'était donné comme successeur le célèbre Abbé Philippe Laguérie. C'est lui qui, durant 14 années comme Curé de Saint-Nicolas, fera de cette petite église une immense Paroisse et n'hésitera pas, avec son sourire désarmant, à aller défendre l'honneur de la Tradition et de Saint-Nicolas sur les plateaux de radio et de télévision.

Malgré toutes les décisions d’injustice qui les ont frappés, jamais les Traditionnalistes n’ont été expulsés et Saint-Nicolas-du-Chardonnet demeure, selon les propres mots de Mgr Lefebvre « Le phare de la Tradition dans le monde ».

Saint-Nicolas est un emblème de résistance et de courage. Dans cette grande Cité parisienne, cette Paroisse est semblable au petit village gaulois d’Astérix qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur romain »

Très bon et joyeux anniversaire à Saint-Nicolas-du-Chardonnet donc, et à tous ses paroissiens. Que Saint Nicolas poursuive son bon combat pour l’unique Gloire du Bon Dieu et le salut des âmes.

► Fraternité Saint-Pie X
Messe en direct

Toutes les messes du dimanche et la messe des jours de la semaine, selon le rit tridentin, dit de saint Pie V, le chapelet, les Vêpres, sont retransmises en direct sur la chaîne YouTube de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.  Sur cette chaîne, vous trouverez aussi les diffusions en direct terminées ainsi que les indications des diffusions en direct à venir .

https://www.youtube.com/channel/UCGNiUjfJu2KOf71MKz86z7A

Menzingen, le 28 octobre 2019

En la fête des saints Simon et Jude, apôtres

Chers Membres de la Fraternité,

Le récent synode sur l’Amazonie a été le théâtre de spectacles exécrables où l’abomination de rites idolâtres est entrée dans le sanctuaire de Dieu d’une façon inédite et impensable. De son côté, le document final de cette assemblée tumultueuse s’en prend à la sainteté du sacerdoce catholique, en poussant à l’abolition du célibat ecclésiastique et au diaconat féminin. Vraiment les germes de l’apostasie, que notre vénéré Fondateur, Monseigneur Marcel Lefebvre, avait très tôt identifiés comme étant à l’œuvre dans le Concile, continuent à porter tous leurs fruits avec une efficacité renouvelée.

Au nom de l’inculturation, des éléments païens s’intègrent de plus en plus dans le culte divin et l’on constate, encore une fois, comment la liturgie de Vatican II s’y prête parfaitement.

Devant une telle situation, nous appelons tous les membres de la Fraternité et les tertiaires à une journée de prière et de pénitence réparatrice, car nous ne pouvons rester indifférents devant de telles attaques envers la sainteté de l’Eglise notre mère. Nous demandons qu’un jeûne soit observé dans toutes nos maisons le samedi 9 novembre prochain. Nous invitons tous les fidèles à faire de même et nous encourageons aussi les enfants à offrir prières et sacrifices.

Le dimanche 10 novembre 2019, chaque prêtre de la Fraternité célèbrera une messe réparatrice, et dans chaque chapelle seront chantées ou récitées les Litanies des Saints, tirées de la liturgie des Rogations, pour demander à Dieu de protéger son Eglise et de lui épargner les châtiments que de tels actes ne peuvent manquer d’attirer. Nous invitons instamment tous les prêtres amis, ainsi que tous les catholiques qui aiment l’Eglise, à faire de même.

Il en va de l’honneur de l’Eglise romaine fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui n’est pas une foire idolâtre et panthéiste.

Abbé Davide Pagliarani

Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

Quand Donald Trump défend la Vie et dénonce les projets pro-avortement de l'ONU :

"Les Américains ne cesseront jamais de défendre la vie innocente. Plusieurs projets de l'ONU cherchent à favoriser des droits à l'avortement jusqu'au moment de la naissance, ces bureaucrates n'ont pas à toucher à la souveraineté des nations qui cherchent à protéger la vie."

"L'avenir n'appartient pas aux mondialistes. L'avenir appartient aux patriotes. L'avenir appartient aux nations souveraines et indépendantes, qui protègent leurs citoyens, respectent leurs voisins et honorent les différences qui font chaque pays spécial et unique."

Le pape François se montre favorable à l'obéissance à l'ONU :

"Les organisations internationales, quand nous les reconnaissons et que nous leur donnons la capacité de juger au niveau international — pensons au Tribunal International de La Haye ou aux Nations Unies — quand elles se prononcent, si nous sommes une unique humanité, nous devons obéir. Il est vrai que les choses qui semblent justes pour toute l’humanité ne le sont pas toujours pour nos poches, mais il faut obéir aux institutions internationales."

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