Devant les 120 évêques de France réunis en assemblée plénière à Paris, le cardinal André Vingt-Trois a tenu mardi un dernier discours général de « synthèse » sur la situation de notre Eglise en France. Le cardinal-archevêque de Paris achève en effet son deuxième mandat en tant que président de la Conférence des évêques lors de cette session de printemps qui doit s’achever jeudi, avec le renouvellement de plusieurs instances.

Si l’on compare le discours du cardinal Vingt-Trois avec celui de son homologue le cardinal Rouco Varela lors de l’ouverture de l’assemblée plénière de la Conférence épiscopale espagnole, l’on est frappé par la différence de ton. Là où le prélat espagnol défend clairement une identité catholique (universelle !) au centre de la tradition espagnole contre l’idéologie dominante, on a l’impression que le souci principal du cardinal français est plutôt de défendre un pluralisme démocratique invoquant certes la loi (morale) naturelle mais où la loi surnaturelle (la proclamation confessionnelle) doit s’effacer comme « revendication catégorielle, sous-ensemble identitaire » (parmi les autres). Captif, semble-t-il, d’un système de pensée et victime du vocabulaire et de la sémantique de l’ennemi, sa « phobie » pour le coup est de se prétendre en tant que catholique au centre et au cœur de la mobilisation française : « réduire ces manifestations à une manie confessionnelle, rétrograde et homophobe » !

Source: Rémi Fontaine

Du Cardinal Vingt-Trois, on a toujours espéré des discours d'évêque et on a toujours eu des discours de sociologue. Dommage !

2013-03-14 L’Osservatore Romano

Le premier pape américain est le jésuite argentin Jorge Mario Bergoglio, 77 ans, archevêque de Buenos Aires. C’est une haute figure de tout le continent et un pasteur simple et très aimé dans son diocèse, qu’il a visité en long et en large, aussi en métro et en autobus, au cours des quinze ans de son ministère épiscopal. « Mes gens sont pauvres et je suis un des leurs », a t-il dit à plusieurs reprises pour expliquer son choix d’habiter dans un appartement et de se préparer le repas du soir tout seul.

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e2017c37a54e3a970b-pi

Sandro Magister:

"En élisant pape, au cinquième tour de scrutin, Jorge Mario Bergoglio, l'archevêque de Buenos Aires, le conclave a accompli un acte aussi surprenant que génial. Surprenant pour ceux – presque tout le monde – qui n’avaient pas remarqué, ces jours derniers, que son nom revenait vraiment dans les conversations entre cardinaux. Son âge relativement avancé, 76 ans et trois mois, incitait à le classer plutôt parmi les grands électeurs que parmi les élus possibles.

Au conclave de 2005 c’est le contraire qui lui était arrivé. Bergoglio était l’un de ceux qui souhaitaient le plus que Joseph Ratzinger soit élu pape. Et il avait recueilli, contre son gré, précisément les voix de ceux qui voulaient empêcher l’élection de Benoît XVI. Il est de fait que l’un et l’autre sont devenus papes. Bergoglio sous le nom inédit de François. Un nom qui est le reflet de sa vie humble. Devenu archevêque de Buenos Aires en 1998, il ne s’est pas installé dans le riche archevêché adjacent à la cathédrale. Il est allé habiter dans un petit appartement tout proche, avec un autre évêque âgé. Le soir c’est lui qui faisait la cuisine. Il se déplaçait peu en voiture et prenait l’autobus en soutane de simple prêtre.

Mais c’est aussi un homme qui sait gouverner. Avec fermeté et à contre-courant. C’est un jésuite – le premier à être devenu pape – et, dans les terribles années Soixante-Dix, alors que la dictature faisait rage et que certains de ses confrères étaient prêts à prendre les armes et à appliquer les leçons de Marx, il s’opposa énergiquement à cette dérive, en tant que provincial de la Compagnie de Jésus en Argentine. Il s’est toujours soigneusement tenu à distance de la curie romaine. Il est certain qu’il voudra qu’elle soit allégée, propre et loyale.

C’est un pasteur à la doctrine solide et au réalisme concret. Aux Argentins qui souffraient de la faim il a donné beaucoup plus que du pain. Il les a invités à reprendre aussi en main le catéchisme. Celui des dix commandements et des béatitudes. "Le chemin de Jésus, c’est cela", disait-il. Et ceux qui suivent Jésus comprennent que "fouler aux pieds la dignité d’une femme, d’un homme, d’un enfant, d’une personne âgée, est un péché grave qui crie vengeance au ciel", et ils décident de ne plus le faire. La simplicité de sa vision, on peut la percevoir dans la sainteté de sa vie. En quelques mots simples, les premiers qu’il ait prononcés en tant que pape, il a tout de suite conquis la foule qui remplissait la place Saint-Pierre. Il l’a fait prier en silence. Et il l’a également fait prier pour son prédécesseur Benoît XVI, qu’il n’a pas appelé "pape", mais "évêque". On n’en est qu’au début des surprises."

Communiqué de la FSSPX:

"A l’annonce de l’élection du pape François, la Fraternité Saint-Pie X prie Dieu d’accorder abondamment au nouveau Souverain Pontife les grâces nécessaires à l’exercice de sa lourde charge.

Que soutenu par la divine Providence, le nouveau pape puisse « confirmer ses frères dans la foi », avec l’autorité que saint Pie X proclamait au début de son pontificat : « Nous ne voulons être et, avec le secours divin, Nous ne serons rien d’autre, au milieu des sociétés humaines, que le ministre du Dieu qui Nous a revêtu de son autorité. Ses intérêts sont nos intérêts ; leur consacrer nos forces et notre vie, telle est notre résolution inébranlable. »

Saint François d’Assise dont le nouveau pontife porte le nom, entendit le divin Crucifié lui dire: « Va, François et répare mon Eglise ». C’est dans cet esprit que les évêques, prêtres, religieux et religieuses de la Fraternité Saint-Pie X assurent le Saint-Père de leur désir filial de « tout restaurer dans le Christ, afin que le Christ soit tout et en tous », selon leurs moyens, pour l’amour de la sainte Eglise catholique romaine."

A l’heure où l’évêque de Bâle, Mgr Felix Gmür,  vient de contester un principe de droit divin en estimant,  contrairement à l’affirmation infaillible contenue dans la lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis de Jean Paul II, qu’il n’était pas impensable  d’ordonner des femmes, voici deux textes qui révèlent on ne peut plus clairement que le désordre actuel dans l’Eglise est à son comble. Elle a pour aboutissement logique d’ostraciser ceux qui ont conservé l’intégralité de la foi et qui veulent la transmettre.

A ma gauche Philippe Charmillot, ordonné diacre permanent, établi au Noirmont, au bénéficie d’une mission canonique, à ma droite  l’abbé François Brunet de Courssou,  prêtre validement ordonné desservant l’Eglise du Saint Esprit de Delémont, issu du séminaire d’Ecône et par conséquent  frappé d’une suspens a divinis, selon les autorités romaines. Le premier a écrit en novembre 2012, dans les colonnes du Quotidien jurassien, un article intitulé « A propos de l’au-delà » auquel le second a répondu dans un courrier de lecteur que la rédaction du Qj a refusé de publier au motif qu’elle ne souhaitait pas rentrer dans des querelles théologiques. Je vous laisse juge.

L'association de catholiques du Val d'Oise a appris l’annonce soudaine du renoncement du pape Benoît XVI à sa charge. Sa Sainteté Benoît XVI aura été un pape lucide. Il avait vu en effet dès avant son élection dans quel triste état était "la barque de Pierre". L'association lui exprime sa gratitude pour la force et la constance dont il a fait preuve à son égard en des circonstances aussi difficiles, et l’assure de ses prières pour le temps qu’il souhaite désormais consacrer au recueillement.

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