Le livre du Conseil permanent de la conférence des évêques de France a une grande qualité : il est court. C’est sa seule qualité.

Ce texte incarne ad nauseam un catholicisme couleur muraille qui semble avoir définitivement renoncé à sa dimension prophétique pour accompagner les lieux communs du temps, énoncés avec une platitude que n’oserait pas le moindre éditorialiste. Ce n’est plus une Eglise qui proclame le Christ, c’est le Mouvement d’accompagnement spirituel de la démocratie universelle (Masdu) dont parlait autrefois l’abbé de Nantes et Jean Madiran. Les quelques évêques qui ont signé ce texte s’en prennent sans le nommer à l’idée de Benoît XVI selon laquelle le christianisme est nécessairement une contre-culture. Dans leur petit confort (peut-on parler d’évêques bobos, déconnectés de leurs ouailles ?), ils ont renoncé à être la pierre angulaire ou le sel de la terre. C’est triste, sans saveur, sans intelligence, sans esprit, banalement humain.

Autre chose frappante : c’est le ton moralisateur employé vis-à-vis de la classe politique : certes, c’est très banal et assez juste de rappeler que nos politiciens professionnels ont failli à leur mission, mais, dans leur domaine, les évêques ont-ils fait beaucoup mieux ? Ont-ils transmis le dépôt de la foi ? Ont-ils évangélisé ? Ont-ils combattu l’apostasie dont parlait Jean-Paul II ? Ont-ils dénoncé l’hérésie et défendu la vérité ? Non, rien de cela, comme le montrent chaque semaine leurs communiqués insipides. Il n’y en avait aucun (soit à peu près zéro sur une centaine) hier à La Manif Pour Tous. Pire, hormis 2 évêques (deux, pas trois, deux seulement !), aucun n’a appelé publiquement à manifester pour la famille. La CEF n’a publié aucun communiqué. Mgr Ribadeau-Dumas, secrétaire général de la CEF, twittait hier 16 octobre, sur l’anniversaire de l’élection de Jean Paul II : « Ses mots résonnent encore : n’ayez pas peur. Ouvrez grandes les portes au Christ. » N’ayez pas peur, c’est ce que l’on demande à nos évêques…

PM. PDT

Au retour des JMJ, le pape a été interrogé dans l’avion par des journalistes au sujet des attentats perpétrés au nom de l’islam, comme la situation internationale l’exige. Le Figaro nous livre ce matin « le texte intégral de sa réponse ». Consternante.

Quand le souverain pontife affirme que « les musulmans ne sont pas tous violents », il est dans son rôle. Mais tout le reste de son discours est inaudible pour des chrétiens dont la foi a encore quelque vigueur, et même pour tous ceux, croyants ou non, qui osent regarder la réalité.

François, précisément, prétend se fonder sur la réalité des faits pour refuser de « parler de violence islamique, parce qu’en feuilletant les journaux [il ne voit] tous les jours que des violences, même en Italie : celui-là qui tue sa fiancée, tel autre qui tue sa belle-mère, et un autre… et ce sont des catholiques baptisés, hein ! » Soit. Mais je ne sache pas que ces « catholiques violents » tuent leur fiancée ou leur belle-mère au nom de leur religion, en criant « Jésus est grand ».

Le cardinal Sarah, Préfet au Vatican de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements lance depuis Londres où il se trouve dans le cadre de Sacra Liturgia 2016, un appel à tous les prêtres pour qu'ils célèbrent désormais ad orientem à partir du 1er Dimanche de l'Avent 2016.  Source: MessainLatino.it

Mgr Rey lui répond qu'il en sera ainsi dans le diocèse de Toulon, après envoi d'une lettre à tous ses prêtres.

A l’issue de la réunion des supérieurs majeurs de la Fraternité Saint-Pie X qui s’est tenue en Suisse, du 25 au 28 juin 2016, le Supérieur général adresse le communiqué suivant :

Le but de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est principalement la formation des prêtres, condition essentielle du renouveau de l’Eglise et de la restauration de la société.
1. Dans la grande et douloureuse confusion qui règne actuellement dans l’Eglise, la proclamation de la doctrine catholique exige la dénonciation des erreurs qui ont pénétré en son sein, malheureusement encouragées par un grand nombre de pasteurs, jusqu’au Pape lui-même.
2. La Fraternité Saint-Pie X, dans l’état présent de grave nécessité qui lui donne le droit et le devoir de distribuer les secours spirituels aux âmes qui recourent à elle, ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique, à laquelle elle a droit en tant qu’œuvre catholique. Elle n’a qu’un désir : porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire qui montre la seule route à suivre en cette époque de ténèbres où le culte de l’homme se substitue au culte de Dieu, dans la société comme dans l’Eglise.
3. La « restauration de toutes choses dans le Christ », voulue par saint Pie X à la suite de saint Paul (Eph 1,10), ne pourra se réaliser sans le soutien d’un Pape qui favorise concrètement le retour à la Sainte Tradition. En attendant ce jour béni, la Fraternité Saint-Pie X entend redoubler d’efforts pour établir et diffuser, avec les moyens que lui donne la divine Providence, le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
4. La Fraternité Saint-Pie X prie et fait pénitence pour que le Pape ait la force de proclamer intégralement la foi et la morale. Ainsi il hâtera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie que nous appelons de nos vœux, à l’approche du centenaire des apparitions de Fatima.

Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X
Ecône, le 29 juin 2016

Une certaine confusion existe sur l'attitude à avoir pendant les messes chantées selon le rit tridentin, notamment pendant les prières au bas de l'autel. C'est une confusion avec l'attitude à avoir pendant les messes basses. Il n'y a pas précisément de rubrique officielle concernant l'attitude des fidèles pendant le début de la messe chantée. Mais c'est le recours à la Tradition qui donne une indication : l'Introït est le début de la Messe. Introït veut dire "Il entre" (le prêtre). C'est donc un chant d'entrée, historiquement de procession. Il est logique que les fidèles soient debout, comme le prêtre, et en lien spirituel avec la chorale. Pendant l'Introït, les fidèles, debout, s'inclinent au Gloria Patri.

C’est une bombe que vient de lancer Famille chrétienne en interrogeant le cardinal Robert Sarah,  préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Celui-ci plaide en effet pour une réorientation de la sainte messe, tournée, prêtre comme fidèles, vers l’Orient. Il explique notamment :

Se convertir, c’est se tourner vers Dieu. Je suis profondément convaincu que nos corps doivent participer à cette conversion. Le meilleur moyen est certainement de célébrer – prêtres et fidèles – tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient. Il ne s’agit pas, comme on l’entend parfois, de célébrer le dos tourné aux fidèles ou face à eux. Le problème n’est pas là. Il s’agit de se tourner ensemble vers l’abside qui symbolise l’Orient où trône la croix du Seigneur ressuscité.

Par cette manière de célébrer, nous expérimenterons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et de l’adoration. Nous comprendrons que la liturgie est d’abord notre participation au sacrifice parfait de la croix. J’en ai fait personnellement l’expérience ; en célébrant ainsi, l’assemblée, avec le prêtre à sa tête, est comme aspirée par le mystère de la croix au moment de l’élévation.

Tout l’entretien est à lire. Dans la suite du cardinal Ratzinger, le cardinal Sarah explique que la liturgie, le mystère, le sens du saint sacrifice, la prière, …, tout doit orienter le prêtre à célébrer vers Dieu, qui est le principal acteur de l’action liturgique, entraînant derrière lui les fidèles.

De nombreux prêtres, jeunes et décomplexés, ont salué ces propos. Les suivront-ils ? C’est une bonne question. Mais Perepiscopus s’interroge : quel évêque français reprendra à son compte les propos du cardinal de la Sainte Eglise ? Le cardinal préfet de la liturgie sera-t-il écouté par les évêques de France ? Et si oui, par combien ? …

Lors de la cérémonie de consécration de l’église Saint-Joseph de Montréal de l’Aude (11) le dimanche 1er mai, Mgr Fellay a donné quelques précisions dans son homélie sur l’états des relations entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège.

Extrait rapporté par La Porte Latine (04/05/2016)

Mgr FellayEn même temps, on voit que, surtout chez les plus jeunes, il y a un début de réaction, et même en haut de la hiérarchie. Il y a des cardinaux, il y a des évêques qui commencent à dire « c’est trop ». Ils commencent à parler. Je dirais que tout d’un coup on voit que nous ne sommes plus les seuls à protester, à réagir ; il y en a d’autres. C’est nouveau.

L’adhésion au Concile ne serait plus le critère de l’appartenance à l’Eglise

Et dans les relations que nous avons avec Rome, il y a des choses encore plus étonnantes et que nous relions à cette situation chaotique. Là récemment, pour la première fois, nous avons pu entendre à Rome que nous n’étions plus obligés d’accepter le Concile. Vous vous rendez compte : c’est énorme ! On nous a dit : « Vous avez le droit de maintenir cette opinion ». Ce n’est pas encore : « Nous avons eu tort », ce n’est pas encore : « le Concile était mauvais », mais c’est : « le Concile ne peut pas obliger ». On ne peut pas obliger quelqu’un à accepter le Concile pour être catholique.

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Le Carême peut se résumer en trois actions : la prière, l'aumône et le jeûne. Le but essentiel est de se préparer à la fête de Pâquesrésurrection du Christ. C'est une manière concrète pour le chrétien de s'unir à Jésus Christ, qui lui-même a jeûné quarante jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection.

C'est aussi l'occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu, c'est pourquoi le jeûne ne prend pas toujours la forme de « privation de nourriture », mais peut être plus large. Mais se priver de nourriture permet de mieux prendre conscience de ce que tant d'êtres humains sur Terre vivent au quotidien. Dans les premières communautés chrétiennes, ce qui était mis de côté par ceux qui jeûnaient était redistribué aux pauvres.

Les fidèles se rendent à l'église où le prêtre leur trace une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de la Genèse (Gn 3,19): « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (en latin, Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris)1.

Cette cérémonie fut instituée par Grégoire Ier aux alentours de l'an 591. L'imposition de cendres au front du pénitent est une évocation symbolique de la mort. Ces cendres sont obtenues en brûlant les rameaux bénis l'année précédente le Dimanche des Rameaux. Les cendres sont elles-mêmes bénites solennellement pendant la messe.

Communiqué de M. l'abbé Bouchacourt

Dans quelques jours s’ouvrira le Synode sur la famille. Les orientations de la 1ère session, les déclarations de certains participants et le document préparatoire de cette 2e session nous font craindre un grand péril pour l’Eglise. Après la ruine de la foi consécutive au concile Vatican II et aux réformes qui l’ont suivi, voici que se profile une remise en cause de la morale que l’Eglise a toujours enseignée. Un certain nombre d’évêques et de cardinaux ont eux-mêmes tiré la sonnette d’alarme ces derniers mois.

Devant un tel péril pour nos âmes et pour la société, nous ne pouvons rester passifs. Il nous faut supplier Dieu qu’il ait pitié de la sainte Eglise. Aussi, durant la semaine du 26 septembre au 3 octobre, j’invite les fidèles et les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X du district de France :

- à réciter le chapelet en famille ou dans nos églises et chapelles afin de supplier la Vierge Marie de protéger l’Eglise d’un tel désastre.
- de plus, que dans chaque lieu où cela sera possible, un jour de cette semaine, soit organisée une Heure sainte ou une veillée de prière devant le Très Saint- Sacrement exposé.
- que durant cette semaine (1), soient ajoutées aux oraisons de la messe du jour celles « pro quacumque tribulatione ».
- à ces prières, joignons la pénitence afin que Notre-Seigneur veille sur son Vicaire pour qu’il ne tombe pas au pouvoir des ennemis de l’Eglise.


En bons fils de l’Eglise, soyons généreux à répondre à cet appel afin que le Saint-Esprit éclaire les membres du synode et fortifie le Pape dans la foi. « Ut Domnum Apostólicum et omnes ecclesiásticos órdines in sancta religióne conserváre dignéris, te rogámus, audi nos (2).»

Abbé Christian BOUCHACOURT, Supérieur du District de France de la FSSPX,
le 17 septembre2015 en la fête de l'impression des Stigmates de saint François

Nous avons rencontré Mgr Schneider, évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan. Il vient de publier aux éditions ContretempsCorpus Christi. La communion dans la main au cœur de la crise de l'Église et s'exprime régulièrement sur la situation de l'Église.

Il va donner deux conférences :

  • À Versailles, en partenariat avec l'AVANDA, samedi 6 décembre à 20 h 30, Université Inter-Âges 6, impasse des gendarmes. Participation libre aux frais.
  • À Paris, mardi 9 décembre à 20 h 30, amphithéâtre de l'ASIEM 6, rue Albert de Lapparent, Paris 7 M° Ségur, Sèvres-Lecourbe, St François-Xavier. Participation aux frais : 7 € - tarif réduit (adhérent RC ; étudiants) : 4 € 

Excellence, même si beaucoup de lecteurs vous connaissent déjà, pourriez-vous vous présenter ?

Athanasius Schneider : Je suis né en 1961 au Kirghizistan, état de l'ancienne Union Soviétique, dans une famille catholique allemande. Mes parents sont des Allemands de la mer Noire mais originaires d'Alsace près d'Haguenau. Après la Seconde Guerre mondiale mes parents furent déportés, dans des conditions inhumaines, par Staline dans l'Oural pour des travaux forcés. C'est grâce à la foi catholique que mes parents ont survécu ! J'ai eu le privilège de recevoir cette foi pour ainsi dire avec le lait maternel en même temps que les sacrements et de vivre ma vie chrétienne dans une Église clandestine. Puis, par une grâce spéciale de Dieu, nous pûmes émigrer en Allemagne. En 1982 je suis entré dans l'Ordre des Chanoines Réguliers de la Sainte-Croix, en Autriche, avant d'être envoyé en mission au Brésil, où j'ai reçu l'ordination sacerdotale en 1990. En 1997, j'ai obtenu un doctorat en patrologie à Rome. À partir de 1999 j'ai e nseigné la théologie au séminaire inter-diocésain de Karaganda, au Kazakhstan. En 2006, j'ai été nommé évêque auxiliaire de Karaganda et, en 2011, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie à Astana, capitale du Kazakhstan. Actuellement je suis secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Kazakhstan et président de la commission liturgique.

Le sujet de votre livre est la Communion dans la main. N'existe-t-il pas des questions plus urgentes à traiter aujourd'hui dans l'Église que celle de la communion dans la main ?

A. S. : Effectivement il semblerait qu'existent dans l'Église des questions plus urgentes à traiter que la communion dans la main, cependant il ne s'agit que d'une apparence. En effet l'Église vit aujourd'hui une véritable tragédie car a été éclipsée, mise au second plan et donc banalisée la réalité centrale dans l'Église et sur la terre : le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie.

Saad Sirop Hanna, évêque auxiliaire de Bagdad demande à toutes les personnes de bonne volonté de prier pour les Irakiens une demi-heure DEMAIN devant le Saint Sacrement, l'idéal serait de le faire en même temps qu'eux à 18 heures, heure Irakienne.

Mgr Dagens a publié dans La Croix une tribune dans laquelle il s’en prend à la « pastorale des vocations », critiquant à mots couverts les évêques qui cherchent activement à remplir leurs séminaires et y parviennent. Tombant pour ce faire dans le fidéisme le plus complet, qui consiste à considérer qu’il ne faut rien faire parce que l’Esprit Saint pourvoira, l’évêque académicien ne parvient pas à cacher une chose : les séminaires qui attirent les futurs prêtres sont ceux qui utilisent à nouveau les méthodes traditionnelles tant honnies par Mgr Dagens.
 
Au lieu de se mettre à la remorque d’une machine qui semble enfin fonctionner dans l’Église de France, l’évêque d’Angoulême préfère regarder ses vieux prêtres soixante-huitards mourir sans remplacement suffisant. Mieux, même : en se félicitant de ce qu’il ne fait rien pour permettre aux appelés de répondre à cette vocation, considérant que ceux qui le font agissent en managers zélés. L’humilité à Angoulême, ce n’est pas pour maintenant.
 
L’intégralité de cet argumentaire de haute volée est disponible ici.

Des séminaristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X jouent au football le 25 mai 2014 à Ecône, en Suisse (AFP / Fabrice Coffrini)

Des séminaristes de la fraternité traditionaliste Saint-Pie-X jouent au football le dimanche 25 mai 2014 sur un terrain à Riddes, près d'Ecône, en Suisse (AFP / Fabrice Coffrini)
 
RIDDES (Suisse), 3 juin 2014 – La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X est une société catholique traditionaliste fondée par Mgr Marcel Lefebvre. Elle est surtout connue pour ses prises de position ultraconservatrices et ses frictions avec le Vatican. Elle l’est moins pour ses talents footballistiques.

Tous les dimanches, les prêtres et futurs prêtres du séminaire de la fraternité à Écône, en Suisse, se détendent au terme d’une intense semaine d’étude et de prière. Certains font de la course à pied, d’autres jouent au basket, d’autres encore au football. Ils pratiquent toujours ces activités sportives en soutane puisque pour les traditionalistes, un prêtre doit garder son habit distinctif dans toutes les circonstances de la vie en société afin de montrer qu’il « vit dans le monde sans être du monde »… Mais les chaussures à crampons sont tolérées.

  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l'encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Dans L'Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l'encyclique en 1913:

« Nous n'avons rien d'aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu'elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s'agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s'agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l'exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C'est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d'égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d'eux n'a le droit de commander à un de ses semblables, et c'est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d'eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n'en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l'État, même malgré eux... En outre, l'État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 « Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l'Espagne et l'Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l'armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l'Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s'exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu'ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d'État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s'enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l'on tient tant à se cacher, c'est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d'excommunication, aux fidèles de s'agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

Source: le Salon beige.

 Etrange questionnaire sur la famille auquel chacun peut répondre librement ce qu'il veut, ce qu'il sent, éventuellement ce qu'il croit... sur l'indissolubilité du mariage, la contraception, l'homosexualité... Les réponses à ce questionnaire sont censées aider les cardinaux à mieux comprendre « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation », lors du Synode qui doit se tenir en octobre prochain.

Depuis quelques semaines, ces réponses sont diffusées dans la presse et sur Internet par certaines conférences épiscopales qui veulent montrer à tout le monde, mais surtout à Rome, le décalage qui existe entre la doctrine catholique et la pratique des catholiques. Déjà on suggère que pour réduire ce décalage, il suffirait de réduire les exigences morales...

Si l'on continue ainsi, les réponses à ce sondage mondial seront bientôt présentées comme les cahiers de doléances des laïcs remis à leurs représentants, les cardinaux, en vue du Synode conçu comme les Etats généraux de « la famille dans le contexte de l'évangélisation ». Alors on pourra redire, comme le cardinal Suenens à propos de Vatican II : « C'est 1789 dans l'Eglise ! »

Abbé A.L.

Voici une nouvelle qui devrait nous réjouir : le pape François ne veut plus d’une Eglise à la mode, il veut aller au fond des choses. Enfin le successeur de Pierre prend le taureau par les cornes !

L’évènement est relaté par Mgr Jan Graubner, en visite ad limina à Rome le 14 janvier 2014 avec les évêques tchèques :

«Lorsqu’il a été question de ceux qui sont contents de l’ancienne liturgie et qui reviennent vers elle, il était clair que le pape parle avec grand amour, avec attention et affection envers chacun, pour ne blesser personne. Malgré cela, il s’est exprimé de manière assez forte, quand il a dit qu’il comprend chez l’ancienne génération qu’elle retourne vers ce qu’elle a vécu, mais qu’il ne peut pas comprendre la jeune génération qui se tourne vers elle. «Quand je me pose la question plus concrètement – a ajouté le pape – je conclus que c’est une sorte de mode. Et puisque c’est une mode, c’est une chose qui passera, à laquelle il ne faut pas tellement faire attention. Mais il faut garder de la patience et de la bienveillance envers ceux qui sont tombés dans cette mode. Cependant je pense qu’il faut aller au fond des choses, parce que tant que nous n’irons pas au fond, aucune forme liturgique ne nous sauvera, ni l’une, ni l’autre

Il est plaisant de constater que ce que les progressistes ont voulu détruire pour être « à la mode » en s’ouvrant sur le monde, est perçu comme étant à la mode ! La logique progressiste va se détruire elle-même : si le Novus Ordo ne plait pas, c’est qu’il n’est plus à la mode – l’a-t-il seulement été un jour ? -, alors remplaçons le vite par ce qui plait : le Vetus Ordo ! Mais là le conciliaire « à la mode » redevient tout à coup un homme de principe : « Ne cédons pas à la mode ! ».

Le pape jésuite semble se prendre les pieds dans le tapis de la réalité ecclésiale : lui qui est le premier pape fruit intégral de la réforme conciliaire, il ne peut de sa place que constater les ruines accumulées par 50 ans de réformes conciliaires dont la garde est assurée par les cheveux blanchis des soixante-huitards dépassés, et observer que les jeunes générations veulent retrouver toute une Tradition dont ils ont été spoliés et que l’on a calomniée.

Il reste un petit effort au pape François pour proposer le vrai remède dont a besoin l’Eglise : jeter par-dessus bord tout ce qu’on a voulu faire par mode sous couvert d’une fausse adaptation : le concile Vatican II et toutes les réformes mortifères qui en sont issues.

Revenons au fond des choses comme le préconise le pape François : la Tradition n’est pas une mode, c’est un trésor qui perdure et dont la pérennité échappe à toutes les logiques humaines ; c’est l’arche de la nouvelle alliance.

Très Saint Père, la Tradition n’est pas une mode, c’est le roc de l’Eglise.

Austremoine

Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes:

« Face à la crise profonde que nous traversons, face à la remise en cause de la famille et face aux atteintes à la vie humaine ; devant les projets de loi qui visent à bouleverser notre société et notre civilisation, il y a beaucoup à faire. Sur le plan de la réflexion et du dialogue d'abord. Sur le plan de l'éducation. A travers des œuvres sociales et par l'engagement politique.

Le pape François a apporté son soutien à la "marche pour la vie" organisée ce week-end par des organisations de catholiques français contre la politique de leur gouvernement en matière d'avortement et de fin de vie, a rapporté Radio Vatican.

Dans un message aux organisateurs, publié par la radio du Saint-Siège, le nonce apostolique en France, Mgr Luigi Ventura, écrit que "le pape François est informé de cette initiative en faveur du respect de la vie humaine". "Il salue les participants à cette marche et les invite à maintenir vive leur attention pour ce sujet si important".

Une pétition circule pour "alerter" le pape sur la politique française hostile aux positions fondamentales des chrétiens sur les questions de la vie et de la famille. Lors de son message lundi au corps diplomatique, le pape François avait exprimé "l'horreur" que suscite en lui l'avortement et appelé les gouvernements à défendre la famille.

Lettre ouverte au Pape: http://www.citizengo.org/fr/2663-visite-f-hollande-au-vatican-lettre-ouverte-au-pape?tc=gm&tcid=992732

Le jour de l'Immaculée Conception, le commissaire Volpi a décrété l'interdit sur les Franciscains de l'Immaculée

Après le Décret nommant un Commissaire, pris en date du 11 juillet dernier, le Père Volpi, avec l’aide d’un petit nombre de sous-commissaires déchaînés, dont le Père Alfonso Bruno et le Pr. Mario Castellano, a commencé son travail de sape de l’Institut. Il a interdit la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures selon la forme extraordinaire du Rite romain, pourtant prévue par le Motu proprio Summorum pontificum ; il a déposé l’ensemble du gouvernement général de l’ordre, à commencer par le fondateur, le Père Stefano Maria Manelli, qui se trouve assigné à résidence sans en connaître les raisons ; il a destitué et transféré l’un après l’autre les plus fidèles collaborateurs du Père Manelli, toutes personnalités de haut niveau intellectuel et moral, attribuant leurs charges à des religieux dissidents, souvent incultes et dépourvus d’expérience de gouvernement ; il a menacé et puni les religieux qui avaient adressé une pétition au Saint-Siège et refusaient de la retirer ; enfin, par un diktat daté du 8 décembre 2013, il a fermé le Séminaire, suspendu les ordinations sacerdotales et diaconales et frappé d’interdit les publications de la maison d’édition Casa Mariana, interdisant de les diffuser dans les églises et sanctuaires confiés aux religieux ; il a étendu sa guerre personnelle aux tertiaires et aux laïcs qui soutiennent l’Institut, suspendant toutes les activités de la MIM (Mission Immaculée Médiatrice) et du TOFI (Tiers Ordre franciscain de l’Immaculée) ; il a également menacé de faire nommer un Commissaire pour l’Institut des religieuses franciscaines de l’Immaculée et leur a retiré, ainsi qu’aux Clarisses de l’Immaculée, l’assistance spirituelle des religieux. Il prétend enfin imposer à tous les religieux un “serment moderniste” de fidélité au Novus Ordo Missae et au Concile Vatican II.

Yves Daoudal

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