Deux catholicismes se font face

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

À une semaine d’intervalle deux signaux, en apparence contradictoires, ont été émis par les catholiques de France.

D’une part le score électoral très modeste de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, même dans les isolats catholiques votant traditionnellement à droite de l’ouest parisien, atteste qu’une part notable de la bourgeoisie catholique accorde plus d’importance à la défense de ses intérêts matériels qu’aux principes moraux défendus par l’Église.

D’autre part, la nouvelle progression très sensible du nombre de participants au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres (14 000 participants, moyenne d’âge : 21 ans), atteste qu’une part significative, et la plus jeune, du catholicisme contemporain est capable de sacrifier trois journées de vacances pour prier, souffrir, être enseignée, vivre en autarcie une micro-chrétienté itinérante, participer à une liturgie sublime et immémoriale et écouter les paroles de feu et de combat d’un évêque, Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines- Bruxelles qu’il n’aurait été possible d’entendre, il y a quelques décennies, que dans la bouche de… Mgr Lefebvre. Les fidèles de ce dernier rassemblant de leur côté 4 000 marcheurs dont 1 600 pour la colonne enfants-adolescents, aux mêmes dates, mais en sens inverse.

Deux catholicismes se font face

Deux catholicismes se font face. Un catholicisme vieillissant, sociologiquement installé, bourgeois, résiduel qui a d’autant plus pris son parti du monde tel qu’il est qu’il y a, confortablement, trouvé sa place. C’est le catholicisme institutionnel, dominant, de la conférence des évêques de France, de l’enseignement catholique, de la direction de l’ICES.

Là-contre, émerge, chaque jour plus puissant, un catholicisme que dans un passionnant essai intitulé Une contre-révolution catholique. Aux origines de la Manif Pour Tous le sociologue Yann Raison du Cleuziou a qualifié de « catholicisme observant ». Ce catholicisme observant, autrefois on aurait dit « intransigeant », se fixe comme objectif prioritaire la transmission intégrale de la foi catholique et n’a pas renoncé à féconder la société civile des valeurs de l’Évangile. Il est un fait que depuis une cinquantaine d’années les deux structures privilégiées de transmission de la foi qu’étaient l’Église et l’école catholique ont largement renoncé à leur mission. Le catéchisme n’est plus enseigné, une liturgie désacralisée fait l’impasse sur la transcendance de Dieu et ses mystères, etc. N’ont réussi à transmettre le dépôt sacré de la foi, sauf exceptions, que les familles qui ont trouvé en elles-mêmes les ressorts moraux, intellectuels et spirituels de la transmission. A l’aune de ce constat, le catholicisme s’est réduit à une partie de la bourgeoisie catholique, accompagnée par quelques prêtres, qui avait les moyens intellectuels de résister à l’apostasie immanente des « nouveaux prêtres » selon l’expression de Michel de Saint-Pierre. Yann Raison du Cleuziou, comme avant lui Guillaume Cuchet dans Comment notre monde a cessé d’être chrétien confirme que seules ces familles observantes ont transmis et transmettent encore la foi. Le catholicisme de gauche est mort, même si son cadavre bouge encore dans les officines épiscopales.

Des lieux de rencontre

La Manif pour Tous, comme le Pèlerinage de Chrétienté à la Pentecôte, a été le lieu de rencontre de ces différentes familles « observantes » soit : la mouvance charismatique (Emmanuel, Béatitudes), les néo-classiques (communautés Saint-Jean, Saint-Martin), les traditionalistes (Communautés Ecclesia Dei et Fraternité Saint Pie X). Les uns et les autres acceptent de vivre en opposition avec les valeurs dominantes de la société post moderne, par fidélité à la loi de Dieu. Le point de clivage le plus apparent entre ces différentes mouvances est, bien sûr, la question liturgique. Les jeunes générations sont, d’un côté comme de l’autre, moins sensibles à cette ligne de fracture sans doute amenée à s’estomper au fil du temps au bénéfice d’une liturgie réformée resacralisée voire de la liturgie traditionnelle. Aujourd’hui 25% des ordinations sacerdotales en France sont effectuées selon la forme extraordinaire du rite romain alors que les traditionalistes ne représentent que 3 ou 4 % des catholiques. De nombreux évêques, que leur histoire ne prédisposait guère à célébrer cette forme du rite romain, s’y mettent peu à peu. Citons Mgr Cattenoz à Avignon, Mgr Rey, de la communauté de l’Emmanuel, à Toulon, Mgr Aillet, de la communauté saint Martin à Bayonne. La fécondité « vocationnelle » de la messe traditionnelle est un fait qui n’est plus à démontrer, uniquement contredit par l’essor de la communauté Saint-Martin. Ce tableau des catholiques observants serait incomplet si n’était notée leur relation « décomplexée » avec l’épiscopat français, fruit d’une histoire tumultueuse. La communauté Saint Martin trouve son origine à Gênes, car son fondateur, l’abbé Guérin était persona non grata en France malgré son acceptation de la réforme liturgique. Pendant plusieurs années, de 1983 à 1989, les pèlerins de la Pentecôte à Chartres n’ont pas eu le droit de faire célébrer la messe dans la cathédrale. Tout est « oublié, pardonné », mais… Inexorablement, pour des raisons simplement biologiques, le poids des catholiques observants est amené à croître dans l’Église de France. Qui sauvera le diocèse de Montauban dont l’évêque, Mgr Ginoux, vient de confier à l’Homme nouveau que la moyenne d’âge de son clergé est de 78 ans et que sur les 30 prêtres actifs de son diocèse la moitié sont étrangers, essentiellement africains ?

Quelle manifestation politique ?

L’émergence politique des catholiques observants s’est faite à l’occasion des manifestations pour la défense du mariage naturel. Traditionnellement ces catholiques étaient la chasse gardée du Front national. Les catholiques traditionalistes étaient nombreux au bureau politique du FN, la fête annuelle des BBR commençait par la célébration de la messe traditionnelle, le programme était très inspiré de la doctrine sociale de l’Église rappelant le caractère sacré de la vie humaine innocente, refusant la banalisation de l’avortement, promouvant le chèque scolaire, favorisant la liberté d’enseignement, etc. Sous la conduite de Marine Le Pen ce programme a été sensiblement édulcoré, le Rassemblement national ayant, désormais, sur l’avortement, l’euthanasie, la loi Léonetti des positions très politiquement correctes. Comme l’ont montré ses entretiens avec Samuel Pruvost dans son livre 2017 Les candidats à confesse la présidente du Rassemblement national semble entretenir un lourd contentieux non avec la foi, dit-elle, mais avec les chrétiens, ce qui ne simplifie pas les choses.

François-Xavier Bellamy, figure nouvelle de la vie politique, vrai ou faux ingénu, l’avenir le dira, intellectuellement très supérieur à l’ensemble de ses rivaux a accepté une mission impossible : assumer des valeurs conservatrices et, disons sommairement, de droite à la tête d’une organisation politique qui depuis des décennies trompe ses électeurs. Signe patent de la confusion des esprits : le successeur, provisoire, de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains est Jean Léonetti, promoteur de la loi portant son nom rendant possible l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert contre laquelle s’est élevé… François-Xavier Bellamy. Le fait est que le résultat des élections européennes n’a en aucune façon constitué un frein aux « avancées sociétales » puisque l’extension de la PMA est au menu de la rentrée parlementaire et que la GPA suivra inéluctablement.

Politiquement, ou plutôt électoralement, les catholiques observants se sentent un peu orphelins. Les sujets de société qui leur tiennent à cœur, car ce sont eux qui assurent la pérennité et la stabilité d’une société et d’une civilisation, ne leur semblent réellement portés par personne.

Vers un catholicisme religieux ?

Ces catholiques ont également conscience d’être une toute petite minorité (2% de pratique religieuse). Cependant l’émoi suscité par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a révélé qu’il existait encore, enfoui au fond de l’âme de bien des Français, un catholicisme latent, historique, identitaire et patrimonial. Est-ce que le défi de la contre-Révolution catholique pour les années à venir ne serait pas de faire évoluer cette religiosité d’inspiration catholique, somme toute essentiellement sociologique et affective, vers un catholicisme personnel et religieux. Voilà, peut-être, un bon sujet pour la prochaine réunion des évêques de France ?

Marion Maréchal-Le Pen, Député FN et porte-parole de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle, était l’invitée politique de la semaine dans l’émission Face aux chrétiens le 09/02/2017. Elle a interpellé l’Eglise qui est en France sur le sujet de l’avortement. Attention, elle ne prend pas de gants… il y a des oreilles mitrées qui vont siffler :


Marion Maréchal-Le Pen - L'Eglise de France et... par KTOTV

Pascal Avot est conseiller en communication. Sur Atlantico, il adresse cette lettre ouverte au Primat des Gaules :

Monseigneur,

Si vous n'avez plus d'autre choix que de vous rendre au Golgotha, suivez le mode d'emploi laissé par le Seigneur toute sa vie : dites le Bien. Le scandale en cours est LA fenêtre de tir médiatique de votre vie. Prêchez. C'est le moment. C'est le pic de votre vocation. Ne faites plus de déclarations, mais des homélies. Renversez la table et l'échiquier en parlant notre langage, et non celui de vos avocats. Dites que l'Église est pécheresse, oui, dites-le, et dites qu'aucune autre ONG dans le monde ne sauve, soigne, éduque, nourrit, héberge, fait grandir autant d'enfants, très malades ou bien portants, très pauvres ou bourgeois, avec une dignité universellement reconnue.

Sur les cinq continents, des parents non-chrétiens préfèrent placer leurs enfants dans une école catholique. Rappelez que ces parents-là ne pensent pas "pédophilie" quand on leur dit "éducation catholique". Ils pensent "morale", "vie saine", "respect de l'autre". Brandissez nos vertus, et non votre prudence ! Exposez calmement notre beauté et la laideur de l'adversaire, et précisez que sa laideur est la nôtre, l'humaine laideur, contre laquelle il convient de combattre ensemble. Affirmez qu'elle est votre ennemie depuis toujours et que vous la combattrez autant chez vos contradicteurs qu'en vous-même. Noyez-les dans la vérité et la fermeté. Et, s'il doit se dresser devant vous, va pour le Golgotha que voulez-vous.

Debout, Monseigneur. Soyez un pécheur et soyez un saint. Nous n'avons que faire de l'enquête. Tout à fait innocent ou un peu coupable, évangélisez. Vous pouvez vous permettre de perdre le procès terrestre, vous n'en mourrez pas, contrairement au Christ. En revanche, vous ne pouvez pas vous permettre de perdre le procès spirituel. Ne vous défendez pas : défendez l'école catholique, ses innombrables serviteurs si doux, ses innombrables élèves si chanceux, son rôle inouï dans l'Histoire et aujourd'hui encore. Dites que si l'on fermait demain matin toutes les écoles catholiques dans le monde, le niveau d'éducation de l'humanité - et de la France en particulier - chuterait d'un coup, comme un avion dans un trou d'air mortel. De cette manière, vous pouvez, au pire, être vaincu en tant que citoyen et vaincre en tant qu'apôtre. Nous ne vous demandons pas plus que cette victoire-là, et nous l'espérons avec force. 

Si vous avez besoin d'éléments chiffrés, en voici quelques-uns (source : site officiel de l'Église catholique de France) : 

9 956 orphelinats.
12 387 jardins d'enfants.
68 119 écoles maternelles.
92 971 écoles primaires.
42 495 instituts d'enseignement secondaire.
36 933 centres d'éducation ou de rééducation sociale (sachant que d'autres institutions catholiques s'occupent également d'enfants).
5 558 hôpitaux.
17 763 dispensaires. 
561 léproseries.
16 073 maisons pour malades chroniques, handicapés et personnes âgées.

Caution morale pour les catholiques depuis sa création, le PCD se couche systématiquement lors des grosses élections et invite son électorat à voter pour l’UMP, trahissant de fait la deuxième lettre de son sigle.

La dépêche AFP de M. Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, s’offusquant de la composition des listes de l’ex-UMP en vue des élections régionales, pourrait être cocasse si elle n’était pas tragique.

Cocasse parce que la dépêche est criante de naïveté. M. Poisson s’étonne de voir son parti écarté de différentes listes régionales (Pays de la Loire et Rhône-Alpes-Auvergne principalement), il feint de ne pas comprendre que l’UMP n’agit jamais selon une idéologie, mais seulement par un calcul rationnel des voix. Le PCD plus clivant et représentant moins d’électeurs potentiels que l’UDI et le MoDem, il est logiquement abandonné.

Tragique parce que ce n’est pas un bête jeu d’alliance, M. Poisson, c’est de la politique, c’est la vie de la cité qui se joue, pas la place de M. X en deuxième position sur une liste. Ce pitoyable cirque invite à poser la question qui fâche:

Quel rôle le PCD a-t-il dans la société ?

Caution morale pour les catholiques depuis sa création, le PCD se couche systématiquement lors des grosses élections et invite son électorat à voter pour l’UMP, trahissant de fait la deuxième lettre de son sigle. En effet, que reste-t-il de chrétien à un parti qui favorise l’accession au pouvoir de ceux qui détruisent la famille depuis plus de 40 ans, par leurs actions coupables, leur silence complice ou leurs omissions volontaires ?

A l'heure où certains se posent de la question de savoir s'il faut ou non donner la communion aux divorcés-remariés, alors que cette question a été réglée dès 1981 par Jean-Paul II dans son exhortation Familiaris Consortio, une cinquantaine de responsables pro-vie du monde entier (la France était représentée notamment par le Collectif en Marche pour la Vie) ont signé en présence du cardinal Burke, Préfet de la Signature apostolique, le samedi 3 mai un appel aux évêques afin qu’ils refusent la communion aux responsables politiques qui soutiennent l’avortement :

"Nous, leaders pro-vie, appelons les évêques du monde entier à faire preuve de miséricorde à l’égard des hommes politiques catholiques favorables à l’avortement.

Considérant que saint Paul a écrit au chapitre 11 de la Première Lettre aux Corinthiens : « Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement (…) mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps. » (1Co 11:29) ;

Considérant que le canon 915 du Code de droit canon de l’Eglise dispose que « ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion » ;

Point n'est besoin, comme dans les tentatives révolutionnaires antérieures, d'une dictature sanguinaire pour assurer le triomphe de l'idéologie du genre. Le Nouvel Ordre Mondial de la Sexualité¹ s'instaure insidieusement au sein du monde occidental grâce au soutien des médias, des organismes politiques nationaux et internationaux et des structures publiques d'enseignement (...)

Voilà où se situe exactement le combat que nous devons mener. Plus qu'une erreur, c'est une faute de le limiter à un affrontement d'idées laïcisées sur la nature de la loi naturelle. Nos adversaires ne se cachent pas de nier l'existence d'un Dieu que nous reconnaissons comme le créateur de l'ordre naturel du monde, et leur intention d'éradiquer ainsi notre foi en lui. C'est faire leur jeu que de chercher à se battre sur le seul terrain d'une « écologie humaine » déconnectée du fondement divin des lois de la Création : ils ne se privent pas, du coup, de faire valoir que les pulsions auxquelles obéissent les orientations sexuelles que nous qualifions de « désordonnées », sont elles-mêmes l'effet d'une loi naturelle qui commande l'instinct sexuel de chaque individu : loi naturelle contre loi naturelle en quelque sorte.

Il ne peut rien sortir de bon de cette réduction systématique à l'état laïc de notre défense d'un ordre naturel de la Création, mais au contraire, à terme, un relativisme doctrinal source de désarmement moral. Entre les deux cités qui se livrent un combat mortel, il ne saurait y avoir de tierce position. Dès à présent, les familles vont devoir faire un choix décisif pour l'avenir spirituel, moral et culturel de leurs enfants en âge scolaire, voire pour leur équilibre psychologique. Mais ce combat nous concerne tous, même quand nos propres enfants sont à l'abri de cette idéologie révolutionnaire (en sommes-nous, d'ailleurs, absolument certains ?). On ne se sauve pas seul mais par les autres et pour les autres, et nous avons donc le devoir de protéger les enfants spirituellement abandonnés aux mains des corrupteurs des âmes. C'est un devoir majeur dont nous aurons à répondre devant Dieu.

Source: Alain Toulza dans un article paru en janvier 2014 dans le n° 50 de la revue Civitas

 

Comme l’a signalé Médias Presse Info, le président de Civitas, Alain Escada, était opposé au journaliste Robert Namias vendredi dernier lors du “grand face à face” diffusé en direct sur les antennes d’Europe 1 et consacré notamment à l’antichristianisme en France, réalité niée par Robert Namias.  http://dai.ly/x1ran6b

A cette occasion, Alain Escada avait rappelé que la très grande majorité des profanations commises en France le sont contre des lieux de culte et des cimetières chrétiens. Malgré toute l’insistance du président de Civitas à ce sujet, Robert Namias a martelé que cette affirmation était fausse et que ce sont les cimetières et les lieux de culte juifs qui seraient les plus profanés en France.

Alors qu’en est-il ? Qui avait raison ?

Voici un communiqué de Béatrice Bourges, ancienne porte-parole de la manif Pour Tous, porte-parole du Printemps Français et du Jour de Colère, une de ces fortes femmes dont notre monde a besoin quand nos évêques ont un courage de fillette. Voilà une femme que nos évêques feraient mieux d’inviter à leurs sessions de formation, plutôt que d’aller chercher des personnalités comme Mme Brugère, hostile à toute la doctrine de l’Eglise :

« Pour que les Chrétiens soient acteurs, à visage découvert, du combat de civilisation qui se joue.

« Il faut sortir de nous-mêmes, de nos manières routinières de vivre la foi qui ferment l’horizon de l’action créative de Dieu ; de sortir de nous-mêmes sans se lasser (…); de sortir vers la périphérie (….) » Pape François, 27 mars 2013

« Celui qui fait entrer le Christ ne perd rien, rien, absolument rien, de ce qui rend la vie libre, belle et grande. » Benoit XVI, 24 avril 2005

« N’ayez pas peur, n’ayez pas peur d’aller à contre-courant (…), malgré les incompréhensions, l’impopularité, la mise à l’écart. » Jean Paul II, 28 mai 1996

Désireux de répondre aux appels des papes Jean-Paul II, Benoit XVI et François, les Précurseurs veulent être des chrétiens heureux d’affirmer leur foi pour annoncer avec fierté un monde nouveau.

Les Précurseurs vont adresser une supplique à leurs évêques pour leur demander d’être pour les chrétiens les pasteurs dont ils ont besoin pour défendre la dignité de l’homme si menacée en ce XXIe siècle. Ils seront devant les évêchés ou devant les cathédrales, sièges des évêques.

Ils seront des Sentinelles de Dieu, debout, visibles, ancrés dans l’Espérance. Ils se tiendront ainsi pour solliciter l’attention de leur pasteur et montrer leur désir d’être le sel de la terre dont ce monde a tant besoin.

Les Précurseurs iront aussi veiller au cœur des cités, pour être témoins de la Lumière auprès de ceux qui ne connaissent pas encore le Christ.

La première veillée aura lieu dans une cité de la banlieue parisienne le 21 mars prochain. »

Estimant qu'il est de la responsabilité des laïcs catholiques de s'impliquer en tant que catholiques dans le choix de ses dirigeants, l'Association de catholiques du Val d'Oise s'implique dans la campagne des élections municipales et surtout des très importantes élections européennes en rappelant quelques éléments prudentiels ou de doctrine :

- On se rappellera les "points non négociables" dans la vie politique définis par SS Benoît XVI

    • - la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;
      - la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;
      - la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

- On ne peut pas être catholique et socialiste (cliquer ICI)

- On ne peut pas être catholique et franc-maçon (cliquer ICI)

- On privilégiera les candidats qui pratiquent les vertus, telles que définies dans les catéchismes de l'Eglise catholique: la foi, l'espérance, la charité, la prudence, la justice, la force, la tempérance. (cf.ci-dessous). 

*************************************

Les points non négociables

On les trouve clairement résumés par Benoît XVI dans un discours du 30 mars 2006 :

"En ce qui concerne l'Église catholique, l'objet principal de ses interventions dans le débat public porte sur la protection et la promotion de la dignité de la personne et elle accorde donc volontairement une attention particulière à certains principes qui ne sont pas négociables. Parmi ceux-ci, les principes suivants apparaissent aujourd'hui de manière claire:

  • - la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle;
  • - la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;
  • - la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi, même si ils reçoivent un éclairage et une confirmation supplémentaire de la foi; ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même et ils sont donc communs à toute l'humanité". 

Le Pape les rappelle dans l'exhortation apostolique Sacramentum Caritatis (22 février 2007) au paragraphe 83 :

"cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié."

Citons encore la "Note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique" publiée sous l'autorité du Cardinal Ratzinger (24 novembre 2002)

"La vie démocratique a besoin de fondements vrais et solides, c’est-à-dire de principes éthiques que leur nature et leur rôle de fondement de la vie sociale rendent non négociables." 

 

Les vertus

"Tout ce qui est vrai, tout ce qui est digne, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui a bon renom, s’il est quelque vertu et s’il est quelque chose de louable, que ce soit pour vous ce qui compte " (Ph 4, 8).

La vertu est une disposition habituelle et ferme à faire le bien. Elle permet à la personne, non seulement d’accomplir des actes bons, mais de donner le meilleur d’elle-même. De toutes ses forces sensibles et spirituelles, la personne vertueuse tend vers le bien ; elle le poursuit et le choisit en des actions concrètes.

 

Le 26 janvier, Jour de Colère, l'Association de Catholiques du Val d'Oise y sera avec l'Association Catholique des Infirmières et Médecins, avec CIVITAS

  

Lu sur Médias-Presse.Info 

Entretien exclusif avec le Docteur Jean-Pierre Dickès, président de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins (Acim), directeur d’émission à Radio Courtoisie et… fidèle rédacteur chez Médias-Presse.Info.

La question se pose d'autant plus que le gouvernement a beaucoup plus d'égards pour les autres cultes : cette année, Manuel Valls a rompu deux fois le jeûne du ramadan. « Une manière pour la République d'adresser des regards d'affection aux musulmans de notre pays », a-t-il dit. Par ailleurs, on n'entend guère les autorités lors des profanations d'église ou de cimetière chrétien, bien qu'elles constituent plus de 80 % des atteintes aux sites religieux."
Source: Valeurs actuelles

Le socialisme

Il a été condamné notamment par le pape Pie XI dans l’encyclique Quadragesimo anno (1931) : "Personne ne peut être en même temps bon catholique et vrai socialiste". Ce que Pie XI condamnait déjà et que Jean-Paul II condamne à son tour dans Centesimus Annus (1991), c’est "l’erreur fondamentale du socialisme qui est de nature anthropologique, c’est-à-dire que le socialisme considère que l’individu est un simple élément, une molécule de l’organisme social, de sorte que le bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social". Le socialisme dont il est ici question, et qui ne va pas forcément de pair avec l’étiquette "socialiste" affichée par tel ou tel, c’est donc bien le système dans lequel l’homme est fait pour la société et non pas la société faite pour l’homme.

Le sénateur Seillier appelle à manifester avec Civitas

Alors que la Presse et la Toile commentent les erreurs politiques et les mots d’ordre inacceptables imposés à la Manif pour tous, l’ancien sénateur MPF Bernard Seillier a donné un éclairage semblable, fondé sur des arguments plus religieux et philosophiques, dans un appel à manifester avec Civitas, le 26 mai prochain. C’est une pièce importante qui restera au dossier de cette affaire qui est tout sauf festive.

Les évêques de France tiennent leur assemblée plénière la semaine prochaine à Paris. Ils seront donc tous présents à Paris mercredi, lors du passage en seconde lecture du projet de loi Taubira à l’assemblée nationale. Il y aura bien évidemment, comme tous les jours désormais, un rassemblement devant l’assemblée. Nos évêques sont tous invités à rejoindre, au grand complet, les milliers de manifestants excédés par le mépris du gouvernement. Nous verrons alors si la police du sinistre Manuel Valls osera user de ses gaz lacrymogènes.

C’est une histoire aussi rocambolesque que scandaleuse qui commence par un événement devenu, hélas, habituel dans notre pays de plus en plus déchristianisé : la vente d’une église, en l’occurrence, Saint-Éloi, située sur les hauteurs de Vierzon, dans le Cher.

Quelques semaines après sa mise en vente par le diocèse de Bourges, une association musulmane, à la recherche d’un local, s’était mise sur les rangs pour créer un lieu de prière. Le curé a trouvé cette proposition très bien ! Selon le Père Alain Krauth, cela permettrait « à des musulmans modérés de pouvoir célébrer dignement leur foi, dans le respect de la laïcité française et dans des relations courtoises avec la communauté catholique ». Il est cocasse de voir un prêtre catholique se faire le défenseur de « la laïcité à la française » thème sans cesse repris par les socialistes pour bâillonner les catholiques dans le débat public...

Ce mardi soir 29 janvier, un millier de catholiques ont répondu à l'appel de Civitas et sont venus participer à une veillée de prière devant l'Assemblée nationale en ce premier jour de débat en séance plénière concernant le projet de loi visant à dénaturer le mariage et la parenté, tandis qu'au même moment, à travers tout le pays, des milliers d'autres catholiques, dans leur foyer ou dans une chapelle, s'unissaient avec la même ferveur à ces prières, implorant Dieu de préserver la France de cette loi inique.

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